Australia Eases Policy on Detaining Asylum Seekers
Publisher: the New York Times, USA
Author: By MATT SIEGEL
Story date: 28/11/2011
Language: English

SYDNEY, Australia — The government announced a significant shift on Friday in its policy toward asylum seekers who try to reach the country by sea, moving away from its use of open-ended detention in favor of a plan that allows applicants to live and work in the country while their claims are processed.

The immigration minister, Chris Bowen, said 27 asylum seekers who had arrived by boat would be released on so-called bridging visas, with more to follow in the coming months. The announcement was a reversal for Prime Minister Julia Gillard's government, which had maintained a policy of mandatory detention in hopes of deterring asylum seekers.

A plan to ship such asylum seekers to Malaysia for processing was rejected by the High Court this summer. The government abandoned an attempt to bypass that ruling through legislation after it became evident that it lacked the votes to succeed.

Mr. Bowen, referring to the opposition leader, Tony Abbott, said on Monday: "It became clear a month or so ago that legislation to allow for offshore processing of asylum seekers would not pass the Parliament due to the reckless approach of Mr. Abbott and the Liberal Party. As a result, the only lawful alternative is to process asylum seekers who arrive in Australia by boat onshore."

Australia has struggled for years to construct a framework for dealing with such applicants. Under Prime Minister John Howard of the Liberal Party, they were sent to nearby island nations for lengthy processing, but that so-called Pacific solution was abandoned when Kevin Rudd of Labor became prime minister in 2007. Ms. Gillard, also of Labor, succeeded Mr. Rudd.

The number of boat arrivals jumped significantly after that shift, however, as did public outrage over the issue in reaction to a series of fatal accidents at sea.

Under the new system, those who seek asylum in Australia will be eligible to live and work in the community — if they pass health, identity and initial security checks — while they await judgment on their applications. Mr. Bowen said they would have access to some government services, but not to the welfare system.

Mr. Bowen said he expected at least 100 bridging visas to be issued each month as the government moved to clear out the backlog of about 3,800 detainees. Priority would be given to those who had spent the longest time in detention, Mr. Bowen said.

The office of the United Nations High Commissioner for Refugees in Australia praised the move. "U.N.H.C.R. has been very concerned, for many years, about the human impact of mandatory detention on asylum seekers and refugees arriving by boat to Australia," the agency's regional representative, Richard Towle, said in a statement on Friday. "Today's announcements, that people who pose no security and health threats can be released more swiftly into the community through the use of bridging visas, is very welcome."

Amnesty International, which lobbied hard against the Malaysia proposal and has been consistently critical of Ms. Gillard's policy, also welcomed the shift.

"It's good to see that it's finally been announced and, in terms of our initial impressions, it's a very welcome announcement," Graham Thom, the group's spokesman on refugee issues, said in an interview. Mr. Thom referred to the 1951 United Nations Refugee Convention, to which Australia is a signatory, saying, "This brings us closer into line with our convention obligations, which is really significant."

But Scott Morrison, the opposition coalition's shadow minister on immigration matters, accused the government of being soft on immigration and said the policy could lead to more deaths at sea.

"Julia Gillard has removed every brick in John Howard's wall on border protection and has flung the door open to illegal boat arrivals on the eve of the monsoon season, the most dangerous time of year to travel," he said in a statement.
 

La vie au travail. « Entreprise européenne recrute stagiaire nord-coréen »
Publisher: La Croix
Author: OJARDIAS Frédéric
Story date: 28/11/2011
Language: Français

20 000 Nord-Coréens, réfugiés au Sud, entendent jouer un rôle actif le jour de la réunification. Séoul (Corée du sud), de notre correspondant

Quand la Corée sera réunifiée, je retournerai au Nord. Là-bas, je veux créer mon entreprise, je veux être patron. C'est pour ça que j'étudie le business. » Lee Young-soo, 22 ans, né en Corée du Nord, s'exprime d'une voix forte et déterminée. Enfant, pour survivre, il vendait des tables au marché noir. À 16 ans, il s'enfuit au Sud avec sa famille. Aujourd'hui étudiant à l'université catholique Sogang à Séoul, il a fait partie des 12 étudiants qui ont été acceptés en stage l'été dernier au sein d'entreprises européennes installées en Corée du Sud.

Cette initiative originale est l'œuvre de la Chambre de commerce de l'union européenne en Corée (EUCCK). L'objectif de son programme de stages est de lutter contre les discriminations dont souffrent les Nord-Coréens réfugiés dans la très capitaliste société sud-coréenne. Reconnaissables à leur fort accent, considérés comme des citoyens de seconde zone par des Sud-Coréens qui se méfient d'eux, ces quelque 20 000 transfuges éprouvent d'immenses difficultés à s'intégrer dans un pays qu'ils considèrent pourtant comme le leur. Résultat, beaucoup d'entre eux affirment vouloir repartir faire leur vie ailleurs.

« C'est déjà très difficile pour un Sud-Coréen de décrocher un emploi ! Les Nord-Coréens partent avec un handicap », explique Judy Yoon, coordinatrice du programme au sein de la Chambre. Avant le début des stages, un séminaire a formé une quarantaine d'étudiants à la rédaction de CV et à la préparation d'un entretien d'embauche.

Judy Yoon n'avait auparavant jamais rencontré de transfuge. Elle a découvert des jeunes Nord-Coréens remplis d'une détermination insoupçonnée : « La Corée du Sud est riche et nous ne pensons plus vraiment à la réunification. Nous pensons surtout à nous-mêmes. Mais ces étudiants veulent utiliser leurs compétences pour développer la moitié Nord le jour où notre pays sera réunifié. Pour cela, ils étudient dur, ils travaillent dur. Leur détermination m'a beaucoup impressionnée. »

Neuf entreprises européennes basées à Séoul ont ainsi recruté leur premier stagiaire nord-coréen. Parmi elles, l'agence de courtage CLSA : « L'expérience a été très positive », se félicite Michael Chambers, son directeur. Il se dit surpris de constater à quel point son stagiaire s'est montré ouvert et indépendant. « Il a noué de bonnes relations avec mon équipe, et cela lui servira pour plus tard », estime Michael Chambers, qui considère que les entreprises ont un rôle important à jouer dans le processus d'intégration des réfugiés.

Elles y ont même un intérêt direct : le jour où un rapprochement significatif entre les deux Corées aura lieu, les entreprises auront besoin de cadres originaires du Nord, capables de jouer un rôle crucial d'intermédiaire entre les sociétés des deux côtés de la frontière. « Je comprends tout à fait que les grands groupes pensent déjà à recruter des Nord-Coréens. Ceux-ci seront très utiles à long terme », souligne Michael Chambers. À l'issue du programme, deux entreprises – qui tiennent à rester anonyme – ont d'ailleurs offert à leur stagiaire un contrat d'embauche.

« Ce stage était vraiment important pour moi, pour nous tous », renchérit Lee Young-soo, qui a pu travailler cet été au sein de plusieurs départements de la banque HSBC. « Je veux comprendre comment fonctionne une multinationale. Je veux accumuler beaucoup d'expériences de ce type. » Son anglais est encore hésitant, mais il persévère : « Tous les jours, j'écris en anglais dans mon journal et j'apprends de nouveaux mots. C'est nécessaire, à l'heure de la mondialisation. »
 

Refugees Daily
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Compiled by Media Relations and Public Information Service, UNHCR
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