Retour des réfugiés ivoiriens vivant au Togo : un accord tripartite signé
Publisher: APA, Agence de Presse Africaine
Story date: 16/11/2011
Language: Français

APA-Lomé (Togo) Un accord tripartite a été signé à Lomé entre le Togo, la Côte d'Ivoire et le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) pour le rapatriement volontaire de 5.066 Ivoiriens réfugiés au Togo, suite à des violences postélectorales dans leur pays, a constaté APA.

L'accord a été signé à l'occasion de la visite au Togo du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara. Aux termes de cet accord, les réfugiés qui le désirent pourront rentrer volontairement en Côte d'Ivoire.

Selon le HCR, sur les 5.066 Ivoiriens réfugiés au Togo, 2.791 vivent sur des sites construits par l'organisation onusienne et 2.275 dans des familles.

Une délégation de ces réfugiés a rencontré M. Ouattara à qui elle a remis un mémorandum.

''Cette rencontre concrétise les discours que vous avez tenus ces dernières semaines. C'est la preuve que vous tenez à la réconciliation'', a dit Mamadou Chérif, le responsable des réfugiés, s'adressant à Alassane Ouattara.

''Le pays nous manque et nous voulons vite y retourner. Le travail nous manque. Nous voulons vite participer à la reconstruction de notre pays et avec vous nous avons l'assurance que notre place y est'', a-t-il ajouté

Le président ivoirien à encourager ses compatriotes à retourner en Côte d'Ivoire, car le pays s'est déjà remis au travail et la réconciliation est également en marche.

''La signature de l'accord tripartite est une confirmation de notre volonté d'organiser le retour de nos compatriotes qui vivent au Togo. Bien entendu, je comprends les préoccupations des uns et des autres, à cette occasion j'ai indiqué que la réconciliation était en marche au pays et que la Côte d'Ivoire était au travail'', a dit au cours d'une conférence de presse Alassane Ouattara.

Selon lui, toutes les personnes qui ont commis des crimes lors des violences postélectorales en Côte d'Ivoire seront poursuivies quel que soit leur bord.

''Il n'y aura pas de discrimination entre citoyens en Côte d'Ivoire. La justice sera la même pour tous, quelle que soit l'appartenance politique ou autre, à telle ou telle personne. C'est pour cela que nous avons mis en place la commission nationale d'enquête parce que avant de rentrer dans cette phase, il faut nécessairement faire la lumière, également, sur la réalité des faits. On ne peut pas accuser sans preuve. La justice a besoin de s'appuyer sur des faits avant de rendre son jugement'', a conclu M.Ouattara.
 

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