Sur les réfugiés
Publisher: La Tribune de Genève
Story date: 24/11/2011
Language: Français

Les chiffres sont sans appel: aujourd'hui, près de 44 millions de personnes sont déracinées en raison du conflit et de la persécution. António Guterres (photo ci-contre), le haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, fait le point aujourd'hui à Uni Mail sur cette question et sur ses conséquences pour l'Europe. L'année 2011 a été particulièrement mouvementée: 200 000 personnes ont fui la Côte d'Ivoire au printemps, après des élections controversées; une autre situation d'urgence s'est déclarée en Afrique du Nord, suite à la révolte en Libye. Près de 1,5 million de personnes ont fui le pays. «Des dizaines de milliers de réfugiés et de migrants ont tenté de fuir par la mer et beaucoup ont péri en Méditerranée», rappelait António Guterres en octobre. Mais la situation la plus critique – et la moins médiatisée – concerne la Corne de l'Afrique: la sécheresse et le conflit en Somalie ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes.

Le camp de réfugiés le plus important du monde, Dadaab, au Kenya, héberge plus de 450 000 personnes. L'île sicilienne de Lampedusa, confrontée à l'arrivée de nombreuses victimes des conflits en Afrique du Nord, illustre le défi qui reste à relever pour l'Europe. Car la croissance démographique, l'urbanisation, le changement climatique et l'insécurité alimentaire risquent de mener à de nouvelles catastrophes humanitaires. «L'imprévisibilité est devenue la nouvelle donne», estime António Guterres. Un rappel salutaire.

Note:Salle R380, bd du Pont-d'Arve 40, 1205 Genève. Tél. 022 379 94 88A 12 h 15. Entrée libre.
 

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