L'auteur des « Cerfs-volants de Kaboul » fait l'éloge du HCR dans son nouveau roman

Le célèbre auteur Khaled Hosseini fait l'éloge du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés dans son second roman « Mille soleils merveilleux ». Son premier roman, « Les Cerfs-volants de Kaboul », avait fortement sensibilisé le public à la situation des réfugiés afghans.

Khaled Hosseini, romancier et Envoyé de bonne volonté de l'UNHCR, rencontre Yacoub Husseini, un réfugié du Darfour. Avant d'arriver au camp de réfugiés de l'UNHCR au Tchad, Yacoub Husseini et sa famille ont vécu pendant deux mois sous un arbre.  © HCR/T.Irwin

WASHINGTON, Etats-Unis, 22 mai (UNHCR) - Khaled Hosseini, auteur du best-seller international « Les Cerfs-volants de Kaboul », a publié mardi son deuxième roman, dans lequel il décrit son travail en tant qu'Envoyé de bonne volonté de l'UNHCR comme l'une des expériences les plus importantes et significatives de sa vie.

Dans l'épilogue du roman « Mille soleils merveilleux », Khaled Hosseini parle de son travail pour l'UNHCR depuis qu'il a reçu le Humanitarian of the Year Award, à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié en 2006, à Washington DC. « Pendant cette dernière année », écrit-il, « j'ai eu le privilège de travailler comme Envoyé américain pour l'UNHCR ... l'une des agences humanitaires les plus importantes au monde. »

En attribuant cette distinction à Khaled Hosseini, l'UNHCR avait voulu souligner le fort impact que son premier roman avait eu sur le public, en faisant connaître les problèmes des réfugiés afghans. Dans son deuxième livre, « Mille soleils merveilleux », l'auteur raconte la vie de deux femmes en Afghanistan, un pays en proie à des troubles depuis trente ans. « Aujourd'hui, plus de deux millions de réfugiés afghans se trouvent toujours au Pakistan », lit-on encore dans l'épilogue.

L'assistance aux réfugiés afghans demeure l'un des programmes majeurs de l'UNHCR. Depuis la chute des talibans en 2001, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a aidé plus de quatre millions d'Afghans à retourner chez eux. L'agence continue d'assurer la protection de trois millions de réfugiés afghans se trouvant au Pakistan et en Iran. La famille de Khaled Hosseini a elle-même quitté l'Afghanistan en 1976 pour demander l'asile aux Etats-Unis quatre ans plus tard.

Cette année, Khaled Hosseini s'est rendu dans des camps de l'UNHCR à l'est du Tchad, qui accueillent 240 000 réfugiés originaires de la région du Darfour au Soudan. Pour le romancier, cette mission avait pour objectif de se rendre compte par lui-même de l'une des opérations les plus complexes menée par l'UNHCR. Il voulait aussi utiliser sa renommée pour faire connaître la crise du Darfour aux Etats-Unis, où l'organisation à but non lucratif USA for UNHCR mène une campagne de collecte de fonds nommée Aid Darfur.

« Dans les camps, les gens font le récit de janjawid [milices arabes] attaquant leurs villages et tuant des enfants, tuant des femmes, tuant des personnes âgées. Leurs maisons sont brûlées et tout ce qui leur appartient est volé », a-t-il expliqué.

« Cette mission m'a fait profondément changer », a indiqué Khaled Hosseini à son retour. « Elle m'a fait comprendre combien je suis chanceux, et combien mes enfants sont chanceux ; nous habitons dans un pays libre et nous disposons de tant de choses que nous considérons comme acquises. »

Pendant sa tournée dans 45 villes américaines pour le lancement de son livre, qui commence cette semaine, les organisateurs de cet événement vont distribuer des signets invitant les lecteurs à soutenir les réfugiés du monde entier.

Khaled Hosseini participera encore une fois à la célébration de la Journée mondiale du réfugié avec l'UNHCR. Le 20 juin à San Francisco, il prendra part à un débat sur le thème de cette journée aux Etats-Unis « Une nouvelle maison, une nouvelle vie ». Des événements sont par ailleurs organisés à Washington et à Chicago, ainsi que dans des dizaines de villes, avec des organisations partenaires de l'agence.

Par Tim Irwin à Washington, Etats-Unis