Journée mondiale du réfugié : les défis du XXIe siècle

Aujourd'hui, l'UNHCR attire l'attention sur la détresse des millions de réfugiés et de personnes déplacées à travers le monde. A l'avenir, le nombre de personnes en mouvement devrait augmenter, et la communauté internationale se doit de comprendre le nouvel environnement de déplacement, qui constitue un véritable défi.

L'Ambassadrice de bonne volonté de l'UNHCR Angelina Jolie aux côtés d'un enfant afghan dans le camp de réfugiés de Katcha Gari, près de la ville de Peshawar, au Pakistan.  © HCR/J.Redden

GENEVE, 20 juin (UNHCR) - Aujourd'hui nous célébrons la Journée mondiale du réfugié, une journée au cours de laquelle l'agence des Nations Unies pour les réfugiés s'efforce d'attirer l'attention du monde entier sur la détresse de millions de réfugiés et de personnes déplacées dispersées à travers le monde. A cette occasion, le Haut Commissaire António Guterres se trouve au Soudan, pour constater les changements rapides qui interviennent dans la nature même du défi que représente la question des réfugiés en Afrique.

Quelque 40 millions de personnes à travers le monde sont déracinées par la violence et les persécutions. Il est vraisemblable qu'à l'avenir, davantage de personnes soient déplacées du fait d'un nombre croissant de facteurs déclenchants qui se renforcent les uns les autres pour créer les conditions favorisant de nouveaux déplacements forcés.

Les gens sont contraints de chercher refuge loin de chez eux pour des raisons de plus en plus étroitement liées. Ils ne fuient pas seulement les persécutions et la guerre, mais aussi l'injustice, l'exclusion, les pressions environnementales, les compétitions pour des ressources rares et les souffrances engendrées par des Etats défaillants.

La tâche qui attend la communauté internationale consiste à comprendre ce nouvel environnement et à trouver des solutions pour libérer le potentiel des réfugiés qui ont tant à offrir si on leur donne la chance de pouvoir retrouver le contrôle de leur vie.

« Aider une famille réfugiée à rentrer chez elle nous procure une grande satisfaction. Le rapatriement est une lueur d'espoir dans cette région déchirée par le conflit. En travaillant conjointement avec nos partenaires et avec le soutien de nos donateurs, nous faisons la différence. Mais nous avons besoin de faire encore davantage pour aider, une fois encore, les réfugiés à devenir des membres actifs de la société », a indiqué António Guterres, qui a voyagé avec des réfugiés soudanais lors de leur retour chez eux depuis l'Ouganda, après des années d'exil.

Les résultats sur le terrain montrent que l'UNHCR fait des progrès. L'année dernière, l'UNHCR a aidé des centaines de milliers de réfugiés à rentrer chez eux. En Afrique, en plus de l'intensification de l'opération de rapatriement vers le Sud-Soudan, la fin des opérations de l'UNHCR au Libéria et en Angola a été source d'espoir

Le travail en partenariat est essentiel. Le Conseil des dirigeants d'entreprise de l'UNHCR, par exemple, propose des solutions pour fournir aux réfugiés des outils et des compétences nécessaires pour leur avenir. ninemillion.org est une illustration de ce partenariat en action. Cet outil de plaidoyer sur Internet et la campagne de collecte de fond qui y est associée visent à permettre aux enfants réfugiés d'accéder à des programmes éducatifs et sportifs. Par ailleurs, le programme financé par la Fondation Bill et Melinda Gates a pour objectif l'acquisition et le renforcement de compétences parmi les rapatriés du Sud-Soudan.

« Nous ne pouvons, seuls, mener tous ces projets. Avec votre aide, l'UNHCR peut commencer à inverser la tendance, en donnant aux réfugiés de l'espoir en l'avenir et de nouvelles opportunités pour leurs familles et leurs communautés », a indiqué António Guterres.