Le Haut Commissaire A. Guterres appelle au soutien pour l'Appel humanitaire 2009

Le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres, au nom du système des Nations Unies, appelle la communauté internationale à l'aide pour répondre aux besoins de dizaines de millions de personnes les plus vulnérables à travers le monde.

Le Haut Commissaire António Guterres lors d'une conférence de presse avec d'autres dignitaires de haut rang, à Abou Dhabi avant la publication mondiale de l'Appel humanitaire 2009.  © HCR/A.Alshoufy

ABOU DHABI, Emirats arabes unis, 24 novembre (UNHCR) - Le Haut Commissaire pour les réfugiés António Guterres, au nom du système des Nations Unies, a appelé lundi la communauté internationale à l'aide pour répondre aux besoins de dizaines de millions de personnes les plus vulnérables à travers le monde.

Lors de son discours d'ouverture prononcé aux Emirats arabes unis (ARE), à l'occasion de la publication de l'Appel humanitaire 2009, António Guterres a indiqué que sept milliards de dollars étaient nécessaires aux agences des Nations Unies et à quelque 360 organisations non gouvernementales différentes pour s'occuper de quelque 30 millions de personnes dans 31 pays à travers le monde l'année prochaine.

« Actuellement, des millions de personnes à travers le monde connaissent l'insécurité, comme réalité quotidienne - lors de guerres ou après des catastrophes naturelles - qui menace leur existence », a-t-il dit lors de remarques préparées pour la publication de l'appel lundi soir. « Ils n'ont pas accès aux éléments indispensables de la vie quotidienne, y compris l'eau potable, les services de santé et le logement. Etant donné l'ampleur de la tâche à prévoir, il est clair qu'aucune organisation, aucun gouvernement ou aucun donateur ne peut s'y attaquer seul. »

Lors de précédents points de presse, le Haut Commissaire avait dit qu'en comparaison des centaines de milliards de dollars dépensés par les gouvernements à travers le monde pour stabiliser des institutions financières, le montant recherché par les agences humanitaires était relativement limité.

« Je ne connais aucune banque dont le sauvetage ne s'est élevé à moins de sept milliards de dollars », a dit António Guterres. « J'estime que lorsque le monde dépense des centaines de milliards de dollars pour stabiliser le système financier, on a l'obligation morale de faire preuve de la même détermination pour sauver, à travers le monde, des personnes qui sont victimes de conflits, victimes de catastrophes naturelles, victimes de la tendance moderne du changement climatique et de l'extrême pauvreté. »

En citant les paroles d'un morceau de Bob Marley, António Guterres a souligné « qu'un homme qui a faim est un homme en colère. » L'aide humanitaire n'est pas seulement une question de charité, a-t-il ajouté, mais elle démontre un intérêt éclairé de ceux qui comprennent que cette aide est la meilleure solution pour préserver la paix dans le monde.

La conférence de lancement était organisée à Abou Dhabi, pour la première fois dans la région, par Sheikh Hamdan bin Zayed Al Nahyan, Premier ministre adjoint de l'UEA et Président du Croissant-Rouge des Emirats arabes unis. António Guterres a remercié Sheikh Hamdan d'avoir réaffirmé l'engagement de son pays pour alléger les souffrances de millions de personnes dans le besoin.

« Les Emirats arabes unis, un pays qui a une longue tradition de générosité et d'aide pour les causes humanitaires et l'Islam, constituent une base solide pour la législation internationale sur les réfugiés », a dit António Guterres. « Toutes les normes qui posent aujourd'hui les fondements de la législation internationale proviennent des valeurs et des traditions de l'Islam. Le caractère civil de l'asile est intrinsèque aux valeurs de l'Islam. »

L'Appel humanitaire 2009 est le plus important depuis la création de la Procédure d'Appel consolidé en 1991. Il comprend 12 appels pour la République centrafricaine, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, l'Iraq et la région, le Kenya, le Territoire palestinien occupé, la Somalie, le Soudan, l'Ouganda, la région de l'Afrique de l'Ouest et le Zimbabwe.

Par Abeer Etefa et Ron Redmond à Abou Dhabi, Emirats arabes unis