Premier recensement des réfugiés au Turkménistan

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 18 mars 2005 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR et le gouvernement du Turkménistan ont achevé le premier recensement jamais réalisé de tous les réfugiés présents dans le pays. Ce recensement a commencé en octobre 2004 et s'est achevé fin février. Quelque 11 000 personnes de l'ethnie Turkmène arrivées du Tadjikistan et plus de 500 personnes de l'ethnie Turkmène venues d'Afghanistan ont été enregistrées.

Ce recensement servira de base aux négociations avec le gouvernement de ce pays d'Asie Centrale afin de trouver des solutions durables pour la population recensée. C'est une étape majeure pour la résolution de cette situation de réfugiés due aux conflits en Afghanistan et au Tadjikistan voisins. La majorité de l'ethnie Turkmène a fui depuis le Tadjikistan vers le Turkménistan entre 1992 et 1997 pour échapper à la guerre civile qui s'est produite après l'effondrement de l'Union soviétique. D'autres membres de l'ethnie Turkmène étaient arrivés auparavant d'Afghanistan et avaient obtenu des permis de résidence au Turkménistan en 1994.

L'effondrement de l'Union Soviétique et les guerres civiles et conflits ethniques qui ont suivis ont créé une situation de réfugiés extrêmement complexe dans les 5 pays d'Asie Centrale. L'engagement de l'UNHCR dans la région a commencé au Tadjikistan en 1993 par une opération d'urgence pour protéger plus de 600 000 personnes déplacées par la guerre civile. En quelques années, les opérations de l'UNHCR se sont étendues à l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Kyrgystan et le Kazakhstan. A la suite de développement plus positifs pour les réfugiés au Tadjikistan, l'UNHCR a annoncé la semaine dernière son intention de déclarer la fin du statut de réfugié pour les déplacés tadjiks. L'UNHCR évaluera la situation pendant les 6 prochains mois en coopération avec les gouvernements des pays hôtes et le gouvernement du Tadjikistan, pour évaluer si les conditions sont réunies afin de déclarer l'état de cessation du statut de réfugié d'ici la fin 2005 ou le début de 2006.

L'Agence pour les réfugiés considère qu'il est possible d'invoquer la clause de cessation lorsque les circonstances, dans lesquelles le statut de réfugié avait été accordé, ont cessé d'exister. Une condition très importante est que l'application de la clause de cessation ne doit pas placer les personnes résidant dans le pays hôte dans un statut incertain.

Il y a plus de 50 000 réfugiés Tadjiks en Asie Centrale, 40 000 d'entre eux en Ouzbékistan