Le HCR déplore le retour forcé d'un demandeur d'asile par le Kazakhstan

L'UNHCR est consterné d'apprendre le retour forcé d'un demandeur d'asile kirghize par les autorités du Kazakhstan.

Kadyrov Dastan Kurmanbekovich, célèbre figure de l'opposition kirghize qui était en détention à Almaty, la capitale kazakhe, a été extradé vers le Kirghizistan mardi 7 mars, alors qu'il avait déposé une demande d'asile auprès des autorités du Kazakhstan. L'intervention de l'UNHCR par une communication écrite envoyée le 1er mars aux autorités a été sans résultat.

L'extradition a été menée en violation du principe de non-refoulement, ou retour forcé, l'un des principes fondamentaux du régime de protection des réfugiés inscrit dans la convention de 1951 relative au statut des réfugiés, dont le Kazakhstan est signataire.

Le principe de non-refoulement interdit aux Etats d'expulser un réfugié ou un demandeur d'asile contre son gré vers des territoires où il encourt le risque que sa vie ou sa liberté soient menacées du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. L'UNHCR rappelle à tous les pays que ce principe prévaut sur tout accord bilatéral ou multilatéral d'extradition.