Le renouveau des combats interrompt les retours au Sri Lanka, le HCR lance un appel d'urgence pour l'accès de l'aide humanitaire

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 1 septembre 2006 au Palais des Nations à Genève.

Un nouvel embrasement des combats dans le district de Trincomalee a mis fin au retour des civils déplacés de Kanthale à Muttur, retour qui avait commencé la semaine dernière. Nous avons constaté que quelques familles sont rentrées chez elles, au moins durant la journée, mais que les mouvements étaient maintenant interrompus.

Les nouveaux bombardements autour de Trincomalee se sont produits alors qu'on dénombre, depuis avril 2006, 214 981 civils déplacés à l'intérieur du Sri Lanka. Ce chiffre est sans doute en dessous de la réalité, dans la mesure où nous n'avons toujours pas accès à toutes les régions qui accueillent les déplacés. De plus, 11 057 réfugiés sri-lankais sont arrivés sur les côtes sud de l'Inde depuis le début de cette année, après avoir franchi le détroit de Palk à bord de bateaux souvent surchargés et qui ne sont pas en état de naviguer.

Pour répondre rapidement et du mieux possible aux besoins des personnes déplacées à l'intérieur du Sri-Lanka, l'UNHCR, dans le cadre du plan d'action conjoint de l'aide humanitaire des Nations Unies au Sri-Lanka, lance un appel de plus de 5 millions de dollars pour aider à fournir des abris, du matériel de secours et assurer la protection. Le Plan d'action humanitaire commun des Nations Unies, publié à Genève mercredi, a lancé un appel de fonds d'un montant total de 37,46 millions de dollars, incluant 5,13 millions de dollars pour l'UNHCR.

Un développement positif concerne 23 camions transportant de la nourriture aux civils déplacés qui ont pu accéder au district de Kilinochchi le 26 août dernier. Toutefois, avec tant de personnes à nourrir, davantage de nourriture est requise de façon urgente. Nous en appelons au Gouvernement du Sri Lanka et au mouvement des Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul (LTTE) pour qu'ils autorisent l'accès de l'aide humanitaire aux plus vulnérables.

Nous sommes confiants dans la mesure où les restrictions de liberté de mouvement ont été levées dans le district de Batticaloa. Les agences des Nations Unies, le CICR et la mission d'évaluation du Sri Lanka peuvent maintenant accéder aux zones contrôlées par le LTTE. L'UNHCR espère un accès prochain pour atteindre de larges bandes où se concentrent les populations déplacées. Les représentants du gouvernement, incluant les professeurs, sont également autorisés à entrer dans les zones contrôlées par le LTTE, toutefois seulement à pied.