Guinée : second convoi de rapatriement vers le Libéria cette semaine

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 23 février 2007 au Palais des Nations à Genève.

Aujourd'hui, l'UNHCR rapatrie vers leurs foyers au Libéria quelque 200 réfugiés libériens qui étaient installés dans les camps en Guinée. Il s'agit du deuxième convoi cette semaine, ce qui porte à un total de 600 réfugiés rapatriés. Pour le moment, nous n'avons pas d'autres volontaires au rapatriement vers le Libéria.

Mardi, un convoi a transporté un groupe de 400 rapatriés chez eux, au Libéria.

Depuis le début du programme de rapatriement librement consenti de l'UNHCR en octobre 2004, 90 000 réfugiés libériens en tout sont rentrés au Libéria depuis plusieurs zones dans la région. Plus de la moitié d'entre eux étaient en exil en Guinée.

Nous continuons nos opérations humanitaires pour assister les réfugiés en Guinée malgré une situation de plus en plus complexe et des conditions incertaines dans le pays. Cette instabilité est due à une grève générale, à la déclaration de l'état d'urgence qui a suivi et au manque de progrès dans le dialogue politique.

La distribution de nourriture aux réfugiés du camp de Kouankan 1, qui accueille environ 7 000 Libériens, et du camp de Kouankan 2, où se trouvent quelque 3 000 réfugiés Ivoiriens, s'est passée sans incidents cette semaine.

Nous continuons également à surveiller la situation le long des frontières guinéennes. Aucun mouvement de population inhabituel n'a été signalé de la part des pays voisins (Guinée Bissau, Sénégal, Mali, Côte d'Ivoire, Sierra Léone et Libéria).

Il y a encore plus de 31 000 réfugiés en Guinée, dont presque 22 000 Libériens. De plus, on compte quelque 5 000 réfugiés de Sierra Léone et 4 500 de Côte d'Ivoire. Le 70 pour cent de la population réfugiée restante est installée dans des camps situés le long des frontières entre la Guinée et le Sierra Léone, le Libéria et la Côte d'Ivoire, alors qu'environ 9 000 sont dispersés dans la capitale, Conakry.