Le HCR proteste après l'expulsion de demandeurs d'asile chinois par la Russie

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 30 mars 2007 au Palais des Nations à Genève.

Selon des informations fiables reçues par l'UNHCR, une Chinoise demandeur d'asile et sa fille âgée de 8 ans ont été arrêtées par les autorités russes dans leur résidence de Saint Petersbourg mercredi dernier (le 28 mars) et remises dans un avion en partance pour la Chine via Novossibirsk. La femme et sa fille avaient déposé une demande d'asile selon la loi de la Fédération de Russie sur les réfugiés. Leur appel contre une première décision négative était prévu pour être examiné par le tribunal de district de Dzerjinsk à Saint Petersbourg cet après-midi. Toutes les deux étaient enregistrées par l'UNHCR comme étant des personnes ayant besoin de protection internationale.

L'UNHCR est très inquiet après leur expulsion forcée en violation avec les obligations internationales de la Fédération de Russie et la loi de ce pays sur les réfugiés, qui toutes deux interdisent le retour des demandeurs d'asile dans leur pays d'origine avant que ne soit intervenue la décision finale dans leur demande d'asile. La Fédération de Russie est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

L'UNHCR est en contact avec l'avocat des demandeurs d'asile et les autorités russes pour clarifier les faits concernant ce problème.