Algérie / Territoire du Sahara occidental : un manque de financement pourrait mettre un terme à un programme de rétablissement de confiance

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 4 septembre 2007 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR est très préoccupé par l'absence de fonds qui pourraient mettre un terme aux mesures de rétablissement de confiance entre les réfugiés sahraouis dans les camps de Tindouf en Algérie et leurs proches dans le territoire du Sahara occidental.

En janvier, l'UNHCR a lancé un appel de près de 3,5 millions de dollars afin de maintenir le programme de visites familiales et des services téléphoniques initié en 2004. Mais avec seulement un peu plus de la moitié de l'appel financé jusqu'à présent, l'intégralité de l'opération risque d'être stoppée le mois prochain (en octobre).

Les réfugiés sahraouis ont commencé à arriver en Algérie en 1976 après le repli de l'Espagne du Sahara occidental et le conflit ayant mis fin à sa domination. La plupart des réfugiés sahraouis vivent depuis 32 ans dans les régions désertiques de Tindouf à l'ouest de l'Algérie. Cependant, une partie des Sahraouis sont restés au Sahara occidental et aujourd'hui, des familles demeurent séparées. L'UNHCR a initié plusieurs mesures afin d'établir la confiance entre les deux groupes et réétablir le contact au sein des familles.

L'UNHCR offre aux Sahraouis la possibilité de visites de cinq jours des parents et des êtres chers, réunissant bon nombre d'entre eux après 32 ans de séparation. Les visites contribuent considérablement à apaiser le traumatisme et les souffrances du peuple sahraoui.

Depuis qu'elles ont commencé en mars 2004, un total de 154 visites ont eu lieu, impliquant 4 255 personnes - principalement des femmes. Un autre groupe de 14 726 personnes se sont inscrites et attendent de prendre part à ce programme.

Il y a quelques semaines, l'UNHCR a également reçu des propositions de la part des autorités marocaines permettant aux réfugiés sahraouis et à leurs parents d'assister aux funérailles et aux mariages. Un petit nombre de Sahraouis des deux côtés pourraient aussi être autorisés à entreprendre des pèlerinages à la Mecque, selon la disponibilité des fonds.

L'UNHCR compte 24 employés à Laayoune et 23 dans les camps de Tindouf.