Slovaquie : un nouvel accord pour des contrôles aux frontières et à l'aéroport

L'UNHCR a signé un accord avec la police slovaque des étrangers et des frontières ainsi que la Ligue des Droits de l'homme basée à Bratislava pour le contrôle des activités le long des frontières terrestres slovaques et dans les aéroports. Le but premier de ces contrôles, qui se traduiront par des missions régulières financées par l'UNHCR, est de s'assurer que les demandeurs d'asile aient accès au territoire de l'UE et aux procédures d'asile.

L'accord, signé le 5 septembre, formalise la coopération, le rôle et les responsabilités de chacun ainsi que la méthodologie de travail des différentes parties prenantes.

Un accord semblable a été signé avec la Hongrie à la fin 2006 et des négociations sont actuellement en cours avec la Slovénie et la Pologne pour un accord similaire que nous espérons avoir finalisé dans les prochains mois. Ces accords représentent un élément important des activités de l'UNHCR dans le cadre du récent Plan d'Action en 10 points pour les frontières est et sud-est de l'UE.

Les pays qui forment la frontière orientale de l'UE - la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Slovénie - font face à une migration irrégulière importante, souvent facilitée par les réseaux de trafiquants et de passeurs. Alors que la région a toujours été traditionnellement un lieu de transit, certains pays deviennent de plus en plus des pays de destination aussi bien pour les migrants que pour les demandeurs d'asile. Le contrôle à la frontière orientale de l'UE, longue de plus de 2 610 km, est l'une des principales activités de l'UNHCR dans la région.

En 2006, un total de 9 900 nouveaux demandeurs d'asile ont été enregistrés en Hongrie, en Pologne, en Slovaquie et en Slovénie, chiffre à comparer à celui de 14 600 de 2005 et 22 100 de 2004.

Avec des flux mixtes de migrants et de demandeurs d'asile, ainsi que des criminels impliqués dans un trafic profitable d'êtres humains, les institutions en charge de l'application de la loi tendent à mettre l'accent sur l'arrêt des migrations illégales plus que sur l'assistance aux demandeurs d'asile. Les nouveaux accords, ainsi que ceux en préparation, sont conçus pour s'assurer que les demandeurs d'asile reçoivent l'aide et la protection qu'ils sont en droit d'attendre dans le cadre des lois internationales.