Réunion tripartite sur le retour des réfugiés mauritaniens depuis le Sénégal

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 18 janvier 2008 au Palais des Nations à Genève.

Une commission tripartite, comprenant les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal ainsi que l'UNHCR, a tenu sa première réunion hier pour discuter du retour prochain de réfugiés mauritaniens vivant actuellement au Sénégal.

La réunion a suivi la signature, en novembre dernier, d'un accord entre les trois parties sur le rapatriement volontaire et la réintégration des réfugiés mauritaniens ayant fui leur pays après une série d'incidents en 1989.

Après avoir abordé des questions d'ordre technique concernant l'organisation de l'opération de rapatriement, les trois parties ont déclaré qu'elles sont prêtes à commencer l'opération de retour volontaire des réfugiés à partir du 28 janvier. Elles se sont également mises d'accord sur le fait que l'UNHCR confirmerait la date précise, en fonction de considérations techniques.

Le premier convoi devrait transporter, à bord de pirogues motorisées, plus de 100 réfugiés vers leurs régions natales à Rosso ville et Medina Salam (Tekane).

À leur arrivée, les rapatriés recevront des articles domestiques, comme des couvertures, des moustiquaires, du savon et des kits sanitaires de l'UNHCR, ainsi que trois mois de rations alimentaires du Programme alimentaire mondial.

Après plus de deux décennies d'exil, quelque 24 000 réfugiés mauritaniens, vivant dans plus de 250 lieux différents au Sénégal, ont exprimé le souhait de rentrer chez eux.

En avril 1989, un conflit frontalier de longue date entre la Mauritanie et le Sénégal a dégénéré en violences interethniques. Quelque 60 000 Mauritaniens ont alors fui vers le Sénégal et le Mali.

L'UNHCR a fourni une assistance aux réfugiés mauritaniens dans le nord du Sénégal jusqu'à 1995 et a facilité la réintégration de 35 000 personnes rentrées par leurs propres moyens vers la Mauritanie entre 1996 et 1998.