Des réfugiés palestiniens arrivent en Islande pour leur réinstallation

Un groupe de 29 femmes et enfants réfugiés palestiniens est arrivé hier soir à Reykjavik, en Islande, pour commencer une nouvelle vie après avoir passé deux ans et demi dans un camp de fortune dans le désert à la frontière entre l'Iraq et la Syrie. Ce groupe comprend huit familles dont la charge est assurée par des femmes, parmi lesquelles plusieurs ont perdu leur mari lors du conflit en Iraq.

A leur arrivée, les 29 Palestiniens ont été amenés en bus dans la ville d'Akranes, située à une heure au nord de la capitale, où des appartements meublés ont été préparés pour eux. Les semaines à venir seront consacrées à leur orientation, à la préparation de leurs papiers d'identité et à des contrôles médicaux complets. Les réfugiés recevront une aide financière, un logement, des informations et des conseils de la part de la municipalité. Les enfants seront scolarisés et leurs mères suivront des cours de langue et une formation professionnelle, ainsi que des cours sur la culture et la société islandaises.

De plus, chaque famille réfugiée recevra le soutien d'un réseau de trois ou quatre familles locales, formées par la Croix-Rouge islandaise.

Le HCR a estimé que la réinstallation était la seule solution pour ces familles, étant donnée leur vulnérabilité. L'Islande accueille 25 à 30 réfugiés par an pour la réinstallation et ce pays a choisi, ces dernières années, d'accueillir en particulier des femmes seules ainsi que des mères seules et leurs enfants. Ainsi, l'Islande a accueilli 277 réfugiés dans le cadre de la réinstallation depuis 1996. Auparavant, l'Islande avait proposé la réinstallation principalement à des Colombiens et à des réfugiés originaires des Balkans.

Les camps d'Al Waleed et d'Al Tanf, situés dans les zones désertiques de la frontière entre l'Iraq et la Syrie, comptent plus de 2 300 Palestiniens vivant toujours dans des conditions désespérées depuis leur fuite de Bagdad. Le HCR a plusieurs fois appelé au soutien de la communauté internationale pour les Palestiniens mais avec peu de résultat. Quelques uns parmi ces Palestiniens hébergés dans les camps à la frontière ont été acceptés pour une réinstallation ou un accueil dans un pays tiers ; Seul un petit nombre de Palestiniens sont partis pour des pays qui ne sont pas traditionnellement des pays de réinstallation, comme le Brésil et le Chili. Quelques cas médicaux urgents ont été pris en charge par des pays européens, mais ils représentent une toute petite proportion de la population restant dans les camps.