Le HCR se félicite de la décision des Emirats Arabes Unis sur la situation des personnes apatrides

Le HCR se félicite de la décision prise par le Emirats arabes unis pour résoudre la situation de milliers de personnes apatrides. Au début de ce mois, le Ministre de l'Intérieur a annoncé le lancement d'une campagne de deux mois pour l'enregistrement de la population apatride du pays, les Bidoon, et l'établissement de quatre centres d'enregistrement dans les Emirats d'Abu Dhabi, de Dubaï, de Sharjah et d'Ajman. Dans les centres d'enregistrement, les demandeurs trouvent des brochures détaillées leur expliquant pourquoi ils devraient demander la nationalité des EAU. Les autorités prendront la décision finale sur la naturalisation et proposeront la nationalité après une étude approfondie de leur dossier. Les centres d'enregistrement accepteront des dossiers pour l'enregistrement jusqu'à la fin du mois d'octobre.

Nous saluons ce haut niveau d'intérêt des populations apatrides par le très grand nombre de formulaires d'enregistrement distribué au premier jour de l'enregistrement et la campagne médiatique menée par le gouvernement pour encourager à l'enregistrement. Nous saluons également les déclarations des autorités du pays qui ont exprimé l'engagement des EAU pour résoudre le problème des apatrides. Le HCR est heureux de voir les réactions positives quant à ce processus. Nous avons recommandé que des étapes supplémentaires soient mises en oeuvre pour répondre au problème de l'apatridie et pour encourager un processus qui corresponde aux standards internationaux. Nous espérons qu'une solution réussie de ce problème dans les EAU encouragera d'autres pays de la région à suivre cet exemple pour faire face au problème de l'apatridie.

Il a plusieurs milliers de personnes apatrides vivant dans différents lieux du Proche-Orient. Lorsque les frontières des Etats ont été établies et les Etats du Golfe formés, certains pays se sont basés sur les affiliations tribales plus que sur les frontières pour déterminer la citoyenneté. Le résultat est que des milliers de personnes se sont sans nationalité établie dans quelque Etat que ce soit. Sans nationalité, les personnes apatrides sont souvent dans l'impossibilité de voyager, d'avoir accès à toute sorte de services publics, notamment l'éducation, qui est disponible pour les citoyens. Les enfants de personnes apatrides naissent apatrides eux-mêmes.

En 2006, le gouvernement a publié des directives permettant de trouver des solutions pour 10 000 personnes apatrides enregistrées, notamment par la naturalisation d'un premier groupe de 1 300 personnes.