Huit morts et 22 personnes portées disparues lors de la dernière tragédie en date dans le golfe d'Aden

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 7 avril 2009 au Palais des Nations à Genève.

Ce week-end, huit personnes se sont noyées et 22 autres sont portées disparues dans le golfe d'Aden au cours de deux tragédies résultant de la traite d'êtres humains au large des côtes de la région d'Hadramout au Yémen à quelque 600 kilomètres à l'est d'Aden.

Le premier bateau, transportant quelque 40 Somaliens, a chaviré dimanche soir alors que les passagers commençaient à débarquer sur les côtes du Yémen à environ 80 kilomètres à l'est de Mayfa'a où le HCR gère un centre de réception. Vingt personnes ont atteint la plage près de Rass al Kalb, où l'un des partenaires du HCR, la Society for Human Solidarity (SSH), leur a fourni de l'eau et de la nourriture avant de les transporter à Mayfa'a pour qu'ils reçoivent une assistance et qu'ils soient enregistrés. Aucun corps n'a été retrouvé et le statut de ceux qui sont portés disparus reste inconnu. Des survivants ont raconté que le bateau des trafiquants était parti de Marera, à l'est de la ville somalienne de Bossasso.

Une seconde tragédie a eu lieu plus tard dimanche après-midi au large de la côte de Rujeema, à 120 kilomètres à l'est de Mayfa'a. Les survivants ont dit que huit personnes étaient mortes et que deux étaient portées disparues après que leur bateau transportant 23 passagers ait fait route dans une mer démontée et qu'il ait commencé à prendre l'eau. Des témoins ont dit que certains passagers sont morts par suffocation après que les trafiquants les aient tous recouvert avec une bâche pour empêcher l'eau d'entrer dans le bateau. Treize personnes ont atteint la plage près de Rujeema. Elles ont reçu une première aide d'urgence de SSH, avant d'être transférées au centre de réception de Mayfa'a. Les survivants ont expliqué que le bateau était parti de la ville somalienne d'Elayo, à l'ouest de Bossasso.

Cette année, 339 bateaux et 17 035 personnes sont déjà arrivés au Yémen après avoir effectué ce voyage très périlleux à travers le golfe d'Aden depuis la corne de l'Afrique. A ce jour, 74 personnes auraient trouvé la mort et 51 autres sont portées disparues en mer. Ceux qui font cette traversée fuient des situations désespérées résultant de la guerre civile, de l'instabilité politique, de la pauvreté et de la famine en Somalie et dans la corne de l'Afrique.