Appel de fonds de 2,8 millions de dollars pour parer aux inondations à Dadaab

Le HCR lance un appel de fonds auprès des pays donateurs pour la somme de 2,8 millions de dollars, visant à venir en aide à plus de 300 000 réfugiés hébergés au Kenya dans deux camps menacés par les inondations.

Des réfugiés ont été transférés dans des lieux plus en altitude à Dadaab, lors des inondations survenues en novembre 2006.   © HCR/B.Bannon

GENÈVE, 6 novembre (HCR) - Le HCR lance un appel de fonds auprès des pays donateurs pour la somme de 2,8 millions de dollars, visant à venir en aide à plus de 300 000 réfugiés hébergés au Kenya dans deux camps menacés par les inondations.

« Nous avons déjà commencé à améliorer les infrastructures dans les deux camps - Kakuma au nord-ouest du Kenya et Dadaab dans l'est du pays à la frontière avec la Somalie », a indiqué Andrej Mahecic, porte-parole du HCR, ajoutant que la majeure partie de ces fonds serait utilisée pour préparer des stocks d'articles essentiels comme du fuel, des couvertures, des bâches en plastique et pour répondre à de possibles épidémies.

Andrej Mahecic a fait part des craintes du HCR concernant le dangereux phénomène El Nino - un changement dans l'atmosphère et l'océan de la région tropicale Pacifique produisant des inondations, des sécheresses et d'autres perturbations météorologiques dans de nombreuses régions du monde - qui pourrait désormais menacer les 338 000 réfugiés, des Somaliens pour la plupart, hébergés dans les deux complexes qui, de toutes façons, sont inondés durant trois mois chaque année.

Lorsque de fortes pluies ont commencé à tomber il y a trois semaines, le HCR a commencé à creuser des tranchées et à placer des sacs de sable autour des hôpitaux, des puits et d'autres lieux stratégiques dans les deux complexes. Le HCR procède par ailleurs à la réparation de buses dans des lits de rivière saisonnières reliant différentes parties des camps, en particulier Dadaab, un complexe actuellement composé de trois camps. Sans ces mesures, de nombreuses sections de ces camps seraient inondées.

« Nous préparons également - sur des terrains plus en altitude à l'intérieur des camps - le transfert de réfugiés qui pourraient être le plus affectées par les inondations, particulièrement les personnes souffrant d'une maladie chronique, des personnes handicapées, les personnes âgées ainsi que les enfants et les adolescents séparés de leurs parents », a indiqué Andrej Mahecic.

En plus de protéger les réfugiés à Kakuma, le camp le plus affecté par les inondations dans le passé, le HCR a détourné le lit de deux rivières saisonnières, Tarach et Lodoket, qui ont souvent inondé des terrains situés en contrebas.

La pire inondation a eu lieu à Kakuma en mai 2003, lorsque quelque 16 800 réfugiés avaient vu leurs maisons détruites. Un grand nombre de latrines avaient débordé et ont été démolies, provoquant ainsi la propagation de maladies transmises par l'eau, y compris le choléra et la dysenterie. Le complexe surpeuplé de Dadaab, désormais le plus grand site au monde pour le nombre de réfugiés hébergés, avait expérimenté, la dernière fois en 2006, une sévère inondation.