Le HCR se félicite de la décision de Sri Lanka d'améliorer les conditions de vie des déplacés

Le HCR se félicite de la décision de Sri Lanka offrant une plus grande liberté de mouvement à plus de 135 000 personnes déplacées internes qui vivent dans des camps au nord du pays.

Des femmes déplacées internes sri lankaises dans le nord du pays.   © HCR/Z.Sinclair

COLOMBO, Sri Lanka, 4 décembre (HCR) - Le HCR se félicite de la décision attendue de longue date qui a été prise vendredi par le Gouvernement de Sri Lanka offrant une liberté de mouvement accrue à plus de 135 000 personnes déplacées internes qui vivent toujours dans 20 camps fermés à Vavuniya, Mannar, Jaffna et Trincomalee dans le nord du pays.

Des employés du HCR sur le terrain ont indiqué que plus de 7 000 déplacés internes des camps de Menik Farm à Vavunyia et 25 autres du camp de Trincomalee ont quitté les sites de déplacés dès le premier jour de l'application de cette nouvelle politique décidée par le Gouvernement sri lankais.

« Nos équipes procèdent à l'évaluation du nombre de déplacés internes profitant de leur toute nouvelle liberté de mouvement depuis quelques jours et rapportent que des personnes continuent à quitter les camps », a indiqué un porte-parole du HCR.

Généralement, les déplacés décidant de quitter les camps reçoivent une carte fournie par les autorités locales. Ce document inclue des informations comme le district d'origine, les dates de départ et de retour au camp, l'adresse temporaire pour ceux qui resteront hors des camps durant la nuit et la description des membres de la famille.

Cette carte représentera également une certaine forme d'identification pour les personnes qui n'ont pas encore une carte d'identité. Un système identique est actuellement mis en oeuvre dans le camp de déplacés de Trincomalee et dans les quatre camps de Mannar. A Jaffna, le système de carte est actuellement mis en œuvre dans les sites où les déplacés internes sont toujours enfermés.

Selon des équipes du HCR sur le terrain, nombreux sont ceux qui ont laissé leurs possessions dans les camps, ce qui est le signe de leur intention de revenir dans les camps. Certains de ceux qui sont interviewés ont fait part au HCR de leur volonté de rendre visite à des amis ou à des proches dans d'autres camps, dans la ville de Vavuniya et dans des centres où des personnes ayant des liens suspects avec le LTTE sont détenues.

Alors que les autorités indiquent qu'il n'y a pas de limitation en temps pour la liberté de mouvement, d'autres informations ont fait état d'une durée limite de dix jours maximum pour le séjour des déplacés en dehors des camps. Nombre d'entre eux ont également prévu de retourner dans leur région d'origine dans les prochains jours ou les prochaines semaines, dans le cadre du programme de retour organisé par le gouvernement.

« Nos équipes indiquent également qu'en général, ces personnes sont heureuses de rentrer dans leur région d'origine où des services essentiels, comme les dispensaires ou les écoles, sont actuellement réouverts », a indiqué un porte-parole du HCR. « Nous espérons alors que cette nouvelle liberté de mouvement continuera et que les déplacés seront pleinement informés de la procédure, que les incohérences entre les différents camps et districts ainsi que les obstacles bureaucratiques seront supprimés pour que tous les déplacés puissent exercer pleinement leur droit à la liberté de mouvement. »

UNHCR hopes that mine clearance efforts keep pace with the rapid rate of returns and that IDPs are only returned to areas cleared of ordnance or where suspected areas are clearly demarcated. In addition, more efforts are needed in improving infrastructure as well as in development of livelihood support for the returnees. UNHCR is supporting the return process through the provision of a shelter grant and non-food relief items to all returning families.

Dans le cas de zones où la présence de mines est suspectée, le HCR espère que celles-ci sont clairement délimitées. Le HCR continuera à suivre ces questions avec les autorités. De plus, davantage d'efforts sont nécessaires pour améliorer les infrastructures ainsi que pour le développement d'une aide pour les moyens d'existence en faveur des rapatriés. Le HCR finance la procédure de retour via le versement d'une allocation en espèces pour l'abri et la fourniture d'articles humanitaires non alimentaires pour toutes les familles rapatriées.

A la fin du conflit entre les forces armées sri lankaises et le LTTE en mai 2009, quelque 280 000 nouveaux déplacés internes vivaient dans des camps à Vavuniya, Mannar, Jaffna et Trincomalee. Depuis août, plus de 150 000 déplacés internes originaires d'anciennes zones de conflit - soit plus de 50 pour cent du total des déplacés post-conflit - ont quitté les camps dans le nord et l'est de Sri Lanka.

Par Sulakshini Perera à Colombo, Sri Lanka