Le HCR exprime sa vive préoccupation sur la sécurité des demandeurs d'asile et des réfugiés en Libye

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 22 février 2011 au Palais des Nations à Genève.

Avec l'escalade de la violence ces derniers jours en Libye, le HCR est de plus en plus préoccupé par les dangers encourus par les civils, et surtout par les demandeurs d'asile et les réfugiés alors qu'un grand nombre pourrait être involontairement pris dans cette violence.

Nous n'avons actuellement pas accès à la communauté réfugiée. Ces derniers mois, nous avons essayé d'assurer une présence régulière en Libye, mais notre travail y est entravé.

Certaines des informations provenant de tierces parties sont très inquiétantes. Un journaliste nous a transmis des informations de la part de Somaliens à Tripoli qui disent être pourchassés car ils sont soupçonnés d'être des mercenaires. Le journaliste explique également que les Somaliens à Tripoli se sentent pris au piège et qu'ils ont peur de sortir de chez eux, même s'ils ont peu ou pas de nourriture.

Avant les troubles, le HCR avait enregistré plus de 8 000 réfugiés en Libye et un autre groupe de 3 000 demandeurs d'asile dont l'examen de la requête d'asile est actuellement en instance. Les principaux pays d'origine de ces personnes sont la Palestine, le Soudan, l'Iraq, l'Erythrée, la Somalie et le Tchad.

Nous appelons tous les pays à reconnaître les besoins humanitaires de toutes les personnes fuyant actuellement la violence ciblée, les menaces et d'autres abus des droits humains en Libye.