Arrivées par la mer à Lampedusa

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 15 mars 2011 au Palais des Nations à Genève.

Dans les dernières 24 heures, 22 bateaux transportant plus de 1 600 personnes, pour la plupart de jeunes hommes tunisiens, ont accosté la petite île italienne de Lampedusa. Ces dernières arrivées portent le nombre total des Tunisiens qui sont arrivés en Italie depuis la mi-janvier à un peu plus de 10 000. Il semble que l'embarquement à bord de ces bateaux se soit effectué depuis plusieurs localités le long de la côte tunisienne. Des membres du personnel du HCR sont présents à Lampedusa et essayent d'aider les autorités italiennes à gérer cette situation.

L'afflux depuis la Tunisie n'est pas lié à la crise actuelle en Libye. D'après nos contacts avec des Tunisiens arrivés en Italie ces dernières semaines, nous estimons que la plupart sont en quête d'un emploi et de meilleures opportunités économiques, plutôt que de protection internationale.

Le personnel et les partenaires du HCR en Tunisie rapportent que certains villages se sont apparemment vidés de leur population d'hommes jeunes et qu'il reste seulement les femmes, les enfants et les personnes âgées. Ce type d'exode n'est pas atypique dans des pays en transition, et nous connaissons leurs nombreuses revendications auprès du Gouvernement tunisien ces temps-ci. Des solutions à ce type d'exode doivent être trouvées dans le dialogue entre les gouvernements concernés, y compris avec l'organisation d'un retour dans l'ordre et la dignité pour les personnes considérées comme n'ayant pas besoin d'une protection internationale, et la mise en oeuvre d'opportunités pour la migration de la main d'oeuvre qui puissent satisfaire les besoins des pays des deux côtés de la Méditerranée.