Un bateau transportant 600 personnes chavire au large de Tripoli, cinq autres secourus par les gardes-côtes italiens

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 10 mai 2011 au Palais des Nations à Genève.

Vendredi matin dernier, un bateau transportant des personnes fuyant la Libye s'est brisé et a sombré peu après avoir quitté Tripoli. Des proches des personnes se trouvant à bord indiquent que ce navire transportait environ 600 personnes. Un diplomate somalien à Tripoli a affirmé que 16 corps sans vie ont été retrouvés, y compris ceux de deux bébés. Toutefois le bilan reste incertain. La plupart des personnes à bord seraient originaires d'Afrique sub-saharienne.

Jusqu'à maintenant, l'Europe a reçu moins de deux pour cent des personnes qui fuient la Libye. Ce week-end, il y a une augmentation des arrivées de l'autre côté de la Méditerranée : Cinq bateaux sont arrivés à Lampedusa, ils transportaient au total près de 2 400 personnes. La plupart sont des Africains sub-sahariens, dont un grand nombre de femmes et d'enfants. Ces cinq bateaux avaient dû être secourus par les gardes-côtes et la police maritime italiens. L'un de ces bateaux avait heurté des rochers près d'une plage à Lampedusa. Hier, trois corps sans vie ont été retrouvés, ils auraient été passagers de ce bateau échoué.

Le nombre des personnes arrivées en Italie et à Malte depuis la Libye s'élève désormais à 12 360. Elles ont effectué la traversée à bord de 35 bateaux. On compte aujourd'hui 11 230 arrivants en Italie et 1 130 autres à Malte. Avant la tragédie de vendredi, des proches des personnes disparues et des survivants avaient indiqué au HCR que des bateaux étaient en situation de détresse en mer et que jusqu'à 800 personnes pourraient avoir péri.

Le 8 avril, le HCR a appelé les Etats européens à mettre en place d'urgence davantage de mécanismes fiables et efficaces pour le sauvetage en mer dans la Méditerranée. Nous réitérons cet appel aujourd'hui. De plus, nous appelons les capitaines de navires à une vigilance accrue et au respect continu du devoir maritime ancestral consistant à prêter assistance à toute personne se trouvant en situation de détresse en mer. Les personnes fuyant la Libye tente la traversée de la Méditerranée à bord de bateaux bondés et impropres à la navigation. Le HCR exhorte les Etats, les compagnies de transport maritime commerciales et d'autres bâtiments en Méditerranée à estimer que toute embarcation quittant la Libye pour l'Europe doit être considérée comme étant en situation de détresse.