Le HCR exprime sa profonde consternation après de nouvelles expulsions forcées d'Erythréens depuis le Soudan

Le HCR condamne l'expulsion forcée par le Soudan hier (lundi) de plus de 300 demandeurs d'asile et réfugiés érythréens.

Les demandeurs d'asile et les réfugiés avaient été condamnés pour leur entrée et des mouvements illégaux au Soudan, selon la loi sur l'immigration. Ce groupe était détenu depuis plusieurs semaines à Dongola au Soudan, dans l'Etat du Nord qui est frontalier avec l'Egypte.

L'expulsion s'est déroulée malgré un accord entre le HCR et le Commissariat soudanais pour les réfugiés, selon lequel les Erythréens seraient transférés vers Khartoum pour un examen mené conjointement sur leur situation, l'objectif étant d'identifier dans ce groupe les personnes qui avaient déjà obtenu le statut de réfugié et de permettre à d'autres de pouvoir déposer des demandes d'asile.

Ces expulsions de réfugiés et de demandeurs d'asile s'assimilent à des refoulements (retours forcés) et constituent une violation de la Convention des Nations Unies relative au statut des réfugiés adoptée en 1951 ainsi que de la loi soudanaise de 1974 relative à l'asile.

Le HCR est préoccupé car, malgré les assurances reçues de la part des autorités, les droits des réfugiés ne sont pas respectés. Le Soudan a récemment procédé plusieurs fois déjà à l'expulsion forcée de demandeurs d'asile et de réfugiés érythréens vers l'Erythrée, où ils risquent la persécution.

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