Dans un contexte de violence au Myanmar, le HCR appelle le Bangladesh à garder ses frontières ouvertes

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 12 juin 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR est très préoccupé par des informations rapportées dans les médias citant une déclaration du Corps des gardes-frontières du Bangladesh selon laquelle des gardes-frontières auraient refoulé de nombreux bateaux transportant des ressortissants du Myanmar, après l'escalade rapide de la violence dans l'Etat du Nord-Rakhine au Myanmar. Le HCR cherche à obtenir davantage de précisions et d'informations auprès des autorités bangladaises sur ces informations et d'autres qui sont similaires.

Le HCR plaide auprès des autorités bangladaises pour qu'elles offrent un refuge sur le territoire bangladais aux personnes en quête de sécurité et d'assistance médicale immédiates. Auparavant, des personnes avaient été autorisées à rentrer au Bangladesh pour y recevoir des soins médicaux. Nous espérons que ces bonnes pratiques se poursuivront.

Suite à l'évacuation temporaire de notre personnel depuis notre bureau de Maungdaw dans l'Etat de Nord-Rakhine au Myanmar dimanche et hier, nous essayons désormais de surveiller les points de passage frontière le long de la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh. Nous essayons également - avec difficulté - de suivre les développements à l'intérieur de l'Etat du Nord-Rakhine via des personnes en contact avec des amis ou de la famille sur place. Nous espérons que notre personnel pourra retourner bientôt au bureau de Maungdaw, car nous anticipons des besoins humanitaires sur place.

Plus de 30 000 réfugiés rohingyas originaires du Myanmar vivent actuellement dans deux camps à Cox's Bazaar au Bangladesh. Il y a par ailleurs 200 000 ressortissants du Myanmar non enregistrés qui relèvent de la compétence du HCR au Bangladesh. Le HCR plaide également en faveur de ces personnes.