République dominicaine : Réouverture de la Commission d'éligibilité au statut de réfugié

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 22 juin 2012 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR se félicite d'une décision de la République dominicaine pour réactiver sa commission d'éligibilité au statut de réfugié qui passe en revue les dossiers de demande d'asile. Connue sous le nom de CONARE - Commission nationale pour les réfugiés - la commission a tenu sa première réunion depuis 2005 le 13 juin dernier, et a passé en revue 19 cas de demandeurs d'asile. Cette avancée avait été prévue pour coïncider avec la Journée mondiale du réfugié célébrée cette semaine.

La République dominicaine est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967, et a adopté une législation nationale d'asile en 1983. Le pays héberge 725 réfugiés avec plus de 200 cas de demande d'asile qui sont restées en attente auprès des autorités depuis les dix dernières années. La majorité de cette population est d'origine haïtienne, et elle est entrée dans le pays en quête de protection durant les troubles politiques qu'a connu le pays dans les années 1990 et au début des années 2000.

La République dominicaine s'est engagée à reprendre le travail de la commission lors de la conférence ministérielle de décembre 2011 à Genève, suivie d'un appel du Haut Commissaire António Guterres au Président Leonel Fernández durant une visite à Saint-Domingue.

Nous espérons que les autorités préserveront la dynamique initiée par cette importante réactivation de la CONARE et nous encourageons les autorités dominicaines à continuer de réduire le retard dans les demandes d'asile, et à procéder à la mise en oeuvre de programmes de régularisation migratoire pour les réfugiés reconnus qui sont présents dans le pays.

Le Bureau du HCR en République dominicaine fournit un appui technique au gouvernement pour son système d'asile et finance des programmes pour les moyens d'existence, l'éducation et le renforcement communautaire afin d'appuyer l'intégration locale de la population réfugiée.