Le HCR s'inquiète de l'instabilité constante dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC)

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 23 juillet 2013 au Palais des Nations à Genève.

Après près de deux semaines de combat dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC), nous restons préoccupés par la situation des civils dans la zone de conflit. Dimanche soir, le 21 juillet, des explosions de bombes et des coups de feu ont été entendus du côté de la RDC depuis les postes frontière du district de Bundibugyo dans l'ouest de l'Ouganda. Relativement peu de réfugiés ont traversé la frontière.

Il est impossible pour les agences humanitaires d'accéder à cette région, et la situation des personnes qui ne parviennent pas à traverser la frontière de l'Ouganda n'est pas claire. Les réfugiés de la région de Kamango mettent environ 12 heures pour se rendre à la frontière de l'Ouganda à pied.

Lundi soir, après deux ou trois jours d'accrochages, la région a connu un calme momentané tandis que toutes les forces en présence semblaient se regrouper.

Au départ, des dizaines de milliers de réfugiés ont fui en masse vers l'ouest de l'Ouganda lorsque les combats ont éclaté à Kamango le 11 juillet dernier entre l'Alliance des forces démocratiques (ADF), un groupe rebelle ougandais, et les forces armées congolaises.

Le centre de transit de Bubukwanga en Ouganda, situé à environ 25 kilomètres de la frontière avec la RDC, accueille actuellement 15 714 réfugiés, dont 60 pour cent ont moins de 18 ans. Notre planificateur pour le site a récemment évalué que le centre avait atteint sa capacité maximale, même si les estimations précédentes indiquaient que le centre pouvait accueillir 25 000 personnes.

Le bureau ougandais du premier ministre s'est engagé à entamer une inscription électronique, au moyen de la biométrie, d'ici la fin de cette semaine, afin de pouvoir rapidement commencer à déplacer les réfugiés qui le souhaitent vers le site de réinstallation des réfugiés de Kyangwali où ils pourront bénéficier d'une protection et d'une assistance à plus long terme. Là, ils recevront une parcelle de terre à cultiver, ainsi que des articles ménagers de base.

De nombreux réfugiés ont amené leurs animaux avec eux lorsqu'ils ont fui la RDC et dorment dans leurs tentes avec leurs canards et leurs chèvres, ce qui augmente le risque de maladies dans le centre de transit. À partir de cette semaine, la réponse d'urgence va concentrer ses efforts sur la décongestion du centre de transit.

Les membres de notre personnel à Bubukwanga vérifient qu'il n'y a pas de cas de violence sexuelle et sexiste (VSS) parmi les personnes vulnérables qui arrivent dans le camp. « Jusqu'à présent, ils n'ont rien trouvé, mais le HCR et ses partenaires envisagent d'envoyer des experts en violence sexuelle et sexiste et en protection de l'enfant dans le camp. Lundi soir, on comptait 104 enfants non accompagnés au centre de transit - 89 garçons et 29 filles. En tout, 41 enfants ont retrouvé leurs parents.

Entre temps, notre personnel présent dans la capitale du Nord-Kivu, Goma, rapporte que les combats entre les forces gouvernementales de la RDC et le groupe rebelle M23 se poursuivent. Des affrontements ont eu lieu lundi, mais la situation était calme mardi matin. Toutefois, un membre du personnel du HCR présent à Goma, a indiqué qu'il n'y avait aucun signe que les combats avaient cessé à quelque 10 km au nord de Goma

Lorsque les combats ont commencé la semaine dernière, quelque 660 civils ont fui vers le Rwanda voisin et environ 4 200 personnes ont cherché refuge dans les écoles et les églises de Goma. On n'a constaté aucun autre signe de déplacement de masse.