Le HCR se félicite de la nouvelle politique afghane sur les droits des personnes déplacées

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 11 février 2014 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR se félicite de l'adoption d'une nouvelle politique nationale en Afghanistan sur les droits des personnes déplacées internes.

Lancée aujourd'hui à Kaboul, cette nouvelle politique sur les droits des personnes déplacées en Afghanistan a pour objectif d'assurer la protection de leurs droits. Par ailleurs, elle vise à trouver des solutions pour les personnes affectées par les conflits et les catastrophes naturelles. Elle définit aussi les rôles et les responsabilités des différents ministères, des partenaires humanitaires et d'autres acteurs.

Le HCR a fourni un appui et une assistance technique aux autorités afghanes lors de la rédaction de cette nouvelle politique.

Environ 630 000 personnes sont toujours déplacées à l'intérieur de l'Afghanistan du fait du conflit, dont 55 % d'entre elles vivent en milieu urbain. Chaque année, le déplacement interne augmente de 22 % et cette hausse se poursuit. Plus de 124 000 personnes ont été déplacées durant la seule année 2013.

Nous sommes encouragés de voir que la politique récemment adoptée reconnait la responsabilité centrale des autorités pour éviter les situations générant des déplacements, pour minimiser les déplacements de population inévitables ainsi que pour atténuer et résoudre sans délai les effets nocifs du déplacement.

Les communautés accueillant des personnes déplacées et des rapatriés afghans qui étaient d'anciens réfugiés - et qui ne peuvent pas retourner dans leurs régions d'origine - bénéficieront également d'un soutien.

Selon cette nouvelle politique sur les droits des personnes déplacées en Afghanistan, la responsabilité première des autorités est de leur fournir une aide d'urgence, un soutien à long terme et une protection efficace. Cette responsabilité existe indépendamment de la cause de déplacement et s'applique si les personnes déplacées vivent dans des camps, au sein de familles d'accueil, dans des régions rurales ou en milieu urbain ainsi qu'à l'intérieur ou à l'extérieur de leur province d'origine.

Avec la mise en oeuvre de cette politique, les déplacés ne perdront pas les droits ou les avantages des autres citoyens. En particulier, il reconnaît que tous les Afghans, y compris les personnes déplacées, ont le droit à la liberté de circulation et de résidence.

Les déplacés afghans auront le droit à l'insertion là où ils vivent, au retour vers leur lieu d'origine ou au déménagement dans une nouvelle localité. En aucun cas, les personnes déplacées ne seront encouragées voire forcées au retour ou à rejoindre des localités où leur vie serait mise en danger.

Le HCR comprend les défis auxquels sont confrontées les autorités afghanes dans la mise en oeuvre de cette politique et, avec d'autres agences humanitaires, se tient prêt à appuyer l'Afghanistan dans la recherche de solutions pour les personnes déplacées.