Selon les premiers résultats du recensement des familles au Bangladesh, un ménage réfugié sur trois est vulnérable

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Duniya Aslam Khan – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 07 novembre 2017 au Palais des Nations à Genève.

Une mère et son enfant rohingyas dans le camp de réfugiés d'Unchiprang, au Bangladesh.   © HCR/Roger Arnold

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, vient tout juste de terminer la première phase du recensement des familles de réfugiés Rohingya, qui a permis de dénombrer plus d'un demi-million de réfugiés originaires du Myanmar.

Le HCR a rencontré le ministre de l'Intérieur, qui supervise l'enregistrement biométrique individuel et qui a signalé les progrès réalisés en ce qui concerne le comptage des familles. Ce recensement, mené conjointement par le HCR et la Commission bangladaise d'aide aux réfugiés et de rapatriement (RRRC), s'est déroulé dans le camp de Kutupalong, dans les installations de fortune et les zones d'extension ainsi que dans les installations de fortune de Balukhali, et désormais également plus au sud. Plus de 100 recenseurs recrutés par le HCR ont recueilli des données sur 120 284 familles, dont 517 643 réfugiés.

Dans le cadre de ce recensement des familles, les équipes du HCR ont constaté qu'un tiers des familles sont vulnérables. Pas moins de 14 % sont des mères célibataires qui font vivre leur famille avec peu de soutien dans des conditions difficiles. D'autres sont aux prises avec de graves problèmes de santé ou des handicaps. Il y a également une forte proportion de personnes âgées à risque, d'enfants non accompagnés et séparés - certains d'entre eux s'occupant de frères et sœurs plus jeunes. Les enfants représentaient 54 % de la population totale, les femmes 52 %.

La plupart des personnes recensées (72 %) sont arrivées au Bangladesh après l'éruption de la violence dans le nord de l'État de Rakhine à la fin du mois d'août, tandis que les autres avaient trouvé refuge au Bangladesh avant le tout dernier afflux. La majorité (70 %) provenait du canton de Maungdaw, et un plus petit nombre de Buthidaung et de Rathedaung.

La collecte mobile des données a été conçue de manière à ce qu’elles puissent être collectées avec le GPS même si l'équipe n'a pas de couverture réseau. Dès que l'appareil mobile est sur le réseau, les données collectées sont automatiquement téléchargées sur un serveur sécurisé. Cette fonctionnalité a permis au HCR de collecter les données nécessaires ainsi que de les consolider, analyser et visualiser rapidement.

Ce projet RRRC-HCR sera mis en œuvre rapidement plus au sud jusqu'à Teknaf dans les prochaines semaines. Les données géo-localisées de chaque famille et la carte de recensement des familles RRRC munie d’un code-barres ont permis de mieux définir la population des réfugiés rohingyas vivant au Bangladesh en termes de démographie et de localisation.

La conception et la méthodologie de ce recensement des familles sont quelque peu uniques dans l'histoire de l'enregistrement dans le cadre d’une situation d’urgence. Comme des réfugiés sont encore en déplacement et que le zonage des sites est toujours en cours, les recenseurs visitent leurs abris individuellement, ce qui signifie que les réfugiés n'ont pas à faire la queue pour être recensés.

Les informations recueillies dans le cadre de ce projet en cours seront utiles non seulement pour le HCR et les autorités bangladaises, mais aussi pour tous les partenaires humanitaires dans leur planification et leurs "interventions" en faveur des réfugiés.

 

Pour de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez svp contacter:

  • A Cox’s Bazar, Mohammed Abu Asaker, abuasake@unhcr.org, +880 18 7269 9849
  • A Genève, Andrej Mahecic, mahecic@unhcr.org, +41 79 642 97 09
  • A Genève, Duniya Aslam Khan, khand@unhcr.org, +41 79 453 25 08