Colombie : De récents rapports font état d'une situation humanitaire difficile dans les zones frontalières

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ariane Rummery – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 3 février 2017 au Palais des Nations à Genève.

Deux habitantes de Chami Puru, une nouvelle installation communautaire comptant 35 familles indigènes à Caquetá, en Colombie. Ces familles avaient été forcées de fuir leurs maisons en 2005 lorsque des guérilleros armés pratiquaient le recrutement forcé, menaçant ainsi les jeunes hommes. Le HCR et ses partenaires locaux ont aidé à établir l'installation et à développer les moyens d'existence grâce au travail artisanal.   © HCR / Sebastian Rich

La situation humanitaire dans les zones frontalières de la Colombie demeure extrêmement problématique selon une récente étude du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, et les services du Médiateur colombien.

Le rapport montre qu’en dépit des efforts déployés par les institutions locales et nationales pour aider les victimes du conflit armé, des carences manifestes perdurent, surtout en ce qui concerne l’accès aux services publics, la prévention des déplacements forcés, la perte de biens et le recrutement d’enfants.

Le rapport souligne également les dangers que courent les personnes qui entrent dans le pays par des voies illégales, notamment des risques de trafic d'êtres humains, de mauvaises conditions d’accueil et un accès restreint à la délivrance de papiers d’identité officiels.

La situation des personnes de souche africaine et des communautés autochtones vivant dans les zones frontalières est particulièrement préoccupante. Selon le rapport, même si la législation a été modifiée pour assurer la protection et la survie des groupes ethniques, le Gouvernement colombien doit redoubler d'efforts pour améliorer les conditions de vie de ces communautés et garantir leur protection physique et culturelle. Le rapport appelle en outre à la défense de leur territoire et au renforcement de l'autonomie gouvernementale.

Par ailleurs, le rapport préconise de renforcer les collectivités locales des zones frontalières pour qu'elles soient mieux à même de garantir le respect des droits fondamentaux et la lutte contre l'extrême pauvreté, deux objectifs qui visent surtout à assurer les besoins élémentaires tels que le logement, la création de revenus et l'accès à l'alimentation qui sont inférieures à la moyenne nationale dans certaines zones frontières.

Rapport complet (en espagnol)


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