Le HCR appelle à accroître les places de réinstallation après 160 décès signalés en Méditerranée

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 12 janvier 2018 au Palais des Nations à Genève.

Une femme porte son bébé dans les bras, alors qu'elle débarque du bateau qui l'a secourue pendant sa tentative de traversée de la Méditerranée depuis la Libye vers l'Italie. Photo d'archives, décembre 2015.   © HCR / Francesco Malavolta

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, renouvelle son appel aux pays pour aider à sauver des vies humaines en offrant davantage de places de réinstallation et des alternatives plus sûres pour la protection des réfugiés, y compris le regroupement familial. Cette semaine seulement, environ 160 personnes auraient péri ou sont portées disparues dans trois incidents distincts en mer Méditerranée.

Mardi 8 janvier, les survivants de l'un de ces tragédies — où plus de 60 personnes pourraient avoir trouvé la mort — ont été récupérés par les garde-côtes italiens et débarqués à Catane. En plus des huit corps sans vie repêchés par les sauveteurs, 56 personnes, dont 15 femmes et six enfants, se sont probablement noyées.

Le même jour, lors d'un autre incident, un canot pneumatique transportant 54 réfugiés et migrants a chaviré au large du Maroc. Selon les garde-côtes marocains, deux hommes se seraient noyés.

Le 9 janvier, le HCR et son partenaire International Medical Corps ont apporté leur appui lors du retour à Tripoli de 279 réfugiés et migrants secourus par les garde-côtes libyens. D'après les survivants, 60 à 100 personnes auraient disparu en mer. Aucun corps n'a encore été retrouvé.

En septembre 2017, le HCR avait lancé un appel urgent pour 40 000 places de réinstallation pour les réfugiés qui se trouvent dans 15 pays d'asile et de transit le long de l’itinéraire de la Méditerranée centrale. Au total, 277 000 réfugiés auraient besoin d’être réinstallés depuis ces pays.

Face à l’estimation de ces besoins, le HCR n'a reçu à ce jour qu’environ 13 000 offres de places de réinstallation pour 2018 et 2019, dont la plupart relèvent de programmes de réinstallation existants. Rares sont les places réellement en surcroît.

Depuis novembre 2017, le HCR a également évacué, depuis la Libye vers le Niger, des centaines de réfugiés vulnérables - en grande majorité des enfants et des femmes. En ce qui concerne les enfants non accompagnés, des solutions durables conformes à l'intérêt supérieur de chacun d’entre eux doivent être identifiées, tandis que les adultes suivent le processus ordinaire du HCR dans le but d'identifier des solutions durables, y compris la réinstallation.

Le HCR plaide pour l'adoption d'une approche globale dans la gestion des mouvements de migrants et de réfugiés qui entreprennent les périlleuses traversées du Sahara et de la Méditerranée. Les efforts engagés en ce sens devraient aussi porter sur l'instauration ou le renforcement des capacités de protection et de l'aide à la création de moyens de subsistance dans les pays de premier asile, la mise en place de moyens plus sûrs et plus réguliers permettant aux réfugiés de trouver la sécurité via des voies légales telles que la réinstallation et le regroupement familial, et la lutte contre les facteurs et les causes profondes des déplacements de réfugiés.

 

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