Les déplacés éthiopiens et les rapatriés ont besoin d'un soutien continu

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 07 septembre 2018 au Palais des Nations à Genève.

Une femme de la communauté Gedeo prepare un repas dans un site de déplacés en Ethiopie.

Une femme de la communauté Gedeo prepare un repas dans un site de déplacés en Ethiopie.   © HCR / Anne Hellge

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, demande instamment un soutien accru pour un million de personnes déplacées par les violences récentes dans le sud-ouest de l'Ethiopie, y compris celles qui sont rentrées chez elles.

Depuis avril 2018, les conflits entre les communautés des zones frontalières de la région des nations, nationalités et peuples du Sud et de la région d'Oromia en Ethiopie ont forcé les civils à fuir leurs foyers. Les violences récentes ont fait suite à plus d'un an de sécheresse et de tensions sur les ressources.

Des civils témoignent avoir vu des maisons brûlées, des différends entre voisins qui sont forcés de fuir avec rien d'autre que les vêtements qu'ils portaient ce jour-là.

Le HCR répond aux besoins urgents des personnes déplacées et des rapatriés, après que le gouvernement éthiopien a demandé une aide humanitaire. Nous avons déployé deux équipes d'intervention d'urgence sur le terrain dans les régions de Gedeo et de West Guji.

Alors que les gens continuent de fuir, les estimations du gouvernement suggèrent que plus de 200 000 personnes sont retournées dans leur région d'origine. Le HCR et ses partenaires demandent que tous les retours soient librement consentis et qu’ils se déroulent dans la sécurité et la dignité. Selon notre suivi initial, l’opinion des déplacés internes concernant le retour sont variées, certaines personnes exprimant leur réticence à rentrer de peur que la violence ne reprenne.

Nos équipes ont observé que de nombreux déplacés étaient accueillis dans des écoles, des hôpitaux et d'autres bâtiments publics. Ceux qui sont retournés chez eux sur leurs parcelles ou dans leurs fermes constatent souvent qu'il n'y a plus rien. Les infrastructures telles que les écoles, les usines de café et les centres de santé ont été partiellement ou totalement détruites.

Les personnes déplacées, les communautés d'accueil et les rapatriés ont un besoin urgent d'aide pour les produits de première nécessité tels que la nourriture, l'eau, les couvertures et les ustensiles de cuisine. Les matériaux pour les abris, en particulier les bâches en plastique, sont nécessaires d'urgence avant les fortes pluies saisonnières.

Les équipes du HCR sur le terrain fournissent 50 000 trousses d'urgence composées d'ustensiles de cuisine, de matelas, de couvertures, de bâches en plastique et de jerrycans, grâce au financement du Fonds central d'intervention pour les urgences humanitaires (CERF) des Nations Unies. Jusqu'à présent, 17 400 kits d’urgence ont été envoyés dans la région et d'autres sont en cours d'acheminement. Des articles d’hygiène, ainsi que des vêtements, sont nécessaires de toute urgence. Beaucoup de personnes déplacées ne possèdent rien d'autre que les vêtements portés à leur arrivée, ce qui ne leur permet pas de se réchauffer pendant les nuits froides. Au fur et à mesure que les pluies s'intensifient, les personnes hébergées dans des abris de fortune sont exposées à de graves problèmes de santé et à l'apparition de maladies.

Nous et nos partenaires avons un besoin urgent de ressources pour continuer à fournir une assistance vitale. Pour les 12 mois à venir, nous avons besoin de 21,5 millions de dollars pour l’aide aux déplacés internes.

L'appui actuel du HCR dans cette crise s'ajoute à l'assistance fournie à 854 000 réfugiés dans le pays.

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