Le HCR demande à la Thaïlande de relâcher les réfugiés lao hmong

L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a lancé un appel en faveur de la libération de 149 réfugiés lao hmong, qui sont détenus dans le centre de détention pour immigrés de Nong Khai, en Thaïlande, depuis plus d'une année.

Un jeune Lao Hmong dans un camp de réfugiés. L'UNHCR a demandé la libération d'autres réfugiés lao hmong qui sont maintenus en détention dans un centre de détention pour immigrés en Thaïlande depuis plus d'un an.  © HCR/D.Laye

BANGKOK, Thaïlande, 14 janvier (UNHCR) - L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a demandé la libération de 149 réfugiés lao hmong, détenus dans le centre de détention pour immigrés de Nong Khai en Thaïlande depuis décembre 2006.

« Le groupe - qui comprend de nombreux enfants - a passé 400 nuits en détention alors qu'ils n'ont commis aucun crime », a déclaré Erika Feller, la Haut Commissaire assistante de l'UNHCR en charge de la protection.

Les réfugiés ont été arrêtés à Bangkok le 17 novembre 2006 en vue de leur expulsion. Le 8 décembre 2006, ils ont été transférés dans le centre de détention de Nong Khai, près de la frontière avec le Laos, où ils sont détenus depuis.

« La détention de ces 149 personnes n'a aucun fondement », a-t-elle ajouté. « Elles ont été reconnues comme ayant besoin d'une protection internationale et devraient être autorisées à accepter l'offre qui leur a été faite de quitter la Thaïlande et de commencer une vie féconde et un avenir dans d'autres pays. »

L'UNHCR reconnaît les efforts faits par la Thaïlande pour améliorer quelque peu les conditions dans le centre. Les gens sont désormais autorisés à sortir de leurs deux cellules trois heures par jour. Toutefois cela reste insuffisant et les conditions générales demeurent bien en deçà des standards internationaux et nul ne devrait être détenu pour une période indéfinie de temps.

« Nous nous inquiétons particulièrement pour les 90 enfants, dont cinq sont nés en détention, qui sont détenus dans des conditions non conformes aux normes », a indiqué Erika Feller. « Ils ne devraient pas être enfermés et devraient bénéficier d'une éducation appropriée. »

L'UNHCR s'inquiète aussi pour les autres demandeurs d'asile et réfugiés - dont beaucoup d'enfants - détenus dans divers centres de détention en Thaïlande, en particulier à Bangkok.

Par Kitty McKinsey à Bangkok, Thaïlande