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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Bulgarie |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Bulgaria |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Bulgarie, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842723b5a.html [accessed 29 May 2012] |
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| République de Bulgarie | |
| Chef de l'État | Gueorgui Parvanov |
| Chef du gouvernement | Sergueï Stanichev |
| Peine de mort | abolie |
| Population | 7,6 millions |
| Espérance de vie | 72,7 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 16 / 14 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 98,2 % |
La discrimination contre les minorités, en particulier contre les Roms, s'est poursuivie sur fond de méfiance à l'égard des réfugiés, des demandeurs d'asile et des immigrés. Les personnes souffrant de troubles mentaux vivaient dans des conditions très pénibles et ne recevaient pas de soins adaptés à leur état. Si l'on en croit certaines informations, les autorités n'enquêtaient pas sérieusement sur les affaires de mauvais traitements et d'usage abusif d'armes à feu imputables à des responsables de l'application des lois.
La Bulgarie a adhéré à l'Union européenne (UE) le 1er janvier 2007. Dans son rapport de suivi du mois de juin, la Commission européenne priait instamment la Bulgarie d'adopter des mesures plus fermes pour lutter contre la corruption et réformer son appareil judiciaire. Les autorités bulgares étaient également invitées à mettre en œuvre une stratégie de lutte contre la criminalité organisée.
Le gouvernement a adopté en janvier un Plan national de protection contre la discrimination, qui couvre tous les domaines de la discrimination prévus par la législation bulgare, y compris en matière d'orientation sexuelle. Malgré les initiatives de ce genre, l'intolérance et les appels à la haine restaient répandus. Ainsi, pendant la campagne des élections législatives européennes, en mai, un dirigeant du parti d'extrême droite Ataka (Attaque) aurait placardé une affiche hostile à la communauté turque à l'intérieur même du bâtiment du Parlement. Des membres de ce même parti ont par ailleurs continué à faire des déclarations hostiles aux minorités.
La minorité rom
Les Roms à la recherche d'un logement ou d'un emploi se sont heurtés à des obstacles, tout comme ceux qui tentaient d'acquérir une formation professionnelle ou de faire des études. Selon un rapport rédigé par une ONG bulgare, 65 à 70 p. cent des Roms de Bulgarie en âge de travailler étaient au chômage, environ 18 p. cent étaient analphabètes et 65 p. cent n'avaient pas terminé leurs études secondaires. D'après l'UNICEF, la moitié à peu près des foyers roms n'avaient pas l'eau courante et 20 p. cent des enfants roms n'étaient jamais allés à l'école.
En septembre, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe a confirmé les décisions du Comité européen des droits sociaux selon lesquelles la Bulgarie violait la Charte sociale européenne en refusant systématiquement de respecter le droit des Roms de disposer de conditions de logement adéquates. La Bulgarie a réagi en annonçant l'adoption d'une nouvelle législation, favorable à toute une série de mesures et portant notamment sur la construction de nouveaux logements sociaux.
Au mois d'octobre, le Centre européen pour les droits des Roms a intenté une action collective devant le Comité européen des droits sociaux, accusant le gouvernement bulgare de ne pas avoir éliminé les inégalités en matière d'assurance de santé et d'accès aux soins médicaux qui existaient entre les Roms et les autres groupes vulnérables de la société d'une part, et le reste de la population d'autre part. Cette ONG reprochait également au gouvernement de tolérer des politiques et des pratiques préjudiciables à la santé des Roms et des membres des autres minorités.
La minorité macédonienne
La Commission européenne a demandé en septembre au gouvernement bulgare de respecter l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme invitant la Bulgarie à reconnaître le parti Organisation macédonienne unie – OMO – Ilinden PIRIN, qui représente la minorité macédonienne de Bulgarie. La Cour suprême et le tribunal municipal de Sofia avaient l'une comme l'autre refusé d'accepter la demande d'enregistrement déposée par cette formation.
Les demandeurs d'asile, les réfugiés et les migrants risquaient toujours d'être détenus pendant des mois, voire des années, en attendant d'être expulsés. Si l'on en croit certaines ONG bulgares, le placement en détention de ces personnes serait désormais une pratique courante, en contravention avec la législation, qui veut qu'une telle mesure n'intervienne qu'en dernier ressort.
Selon un article paru en juin dans Kapital, au moins 36 personnes auraient été détenues pendant plus de six mois au Centre spécial d'hébergement provisoire pour étrangers de Bousmantsi, près de Sofia. Ces personnes n'auraient pas été informées des raisons de leur détention. Elles n'auraient pas non plus été rapidement présentées à une autorité, judiciaire ou autre.
L'ONG Comité Helsinki de Bulgarie a signalé que les responsables de l'application des lois continuaient de recourir aux armes à feu dans des conditions non conformes aux normes internationales et que les enquêtes menées sur les cas d'abus n'étaient ni promptes, ni approfondies, ni impartiales. Le Comité Helsinki de Bulgarie a également relevé plusieurs cas de brutalités policières dont auraient notamment été victimes des Roms.
En octobre, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe a examiné la manière dont la Bulgarie appliquait les arrêts rendus par la Cour européenne des droits de l'homme en matière de brutalités policières. Le Comité a estimé à cette occasion que la formation professionnelle des membres de la police restait insuffisante et que les questions relatives à la détention et aux garanties d'indépendance des fonctionnaires chargés des enquêtes n'avaient toujours pas été réglées de manière satisfaisante.
La Bulgarie a signé en septembre la Convention relative aux droits des personnes handicapées [ONU].
Topics: Ethnic minorities, Asylum-seekers, Roma, Refugees, Mental health, Police, Minorities, Security forces, Prevention of discrimination,