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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Bolivie |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Bolivia |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Bolivie, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842723aa.html [accessed 29 May 2012] |
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| République de Bolivie | |
| Chef de l'État et du gouvernement | Evo Morales Ayma |
| Peine de mort | abolie sauf pour crimes exceptionnels |
| Population | 9,5 millions |
| Espérance de vie | 64,7 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 65 / 56 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 86,7 % |
Dans plusieurs villes, de violents affrontements ont éclaté entre opposants et sympathisants du gouvernement, faisant au moins cinq morts et des centaines de blessés. Ces affrontements ont eu lieu alors que les tensions s'exacerbaient en raison de la nouvelle Constitution et de réformes économiques et politiques. Des journalistes ont été harcelés et agressés.
Le texte de la nouvelle Constitution a été approuvé en décembre dans un climat persistant d'agitation sociale. L'Assemblée constituante, instaurée en août 2006 avec pour mandat de réécrire la Constitution, a été soumise à des remous régionaux et à des tensions politiques portant sur des questions diverses, dont le futur emplacement de la capitale du pays. Les séances de l'Assemblée ont été suspendues à plusieurs reprises.
La procédure d'approbation s'est déroulée alors que tous les membres de l'opposition n'étaient pas présents. Le nouveau texte permet une certaine décentralisation, car il accorde un degré d'autonomie aux indigènes et aux instances municipales, régionales et départementales. Il affirme que la Bolivie est un État unitaire, pluraliste et multiethnique, avec un parlement à deux chambres, dispose que les ressources naturelles sont la propriété de l'État et pose le principe de la gratuité des soins de santé et de l'éducation, ainsi que du droit à la propriété privée. Sucre est reconnue comme la capitale historique du pays et le siège des pouvoirs judiciaire et électoral, et La Paz comme le siège des pouvoirs exécutif et législatif. Le texte devait être soumis à référendum.
En février, le gouvernement a signé un accord avec la haut-commissaire aux droits de l'homme en vue d'établir une présence des Nations unies sur le terrain. Le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'homme a commencé ses activités en juillet pour contribuer à la promotion et à la protection des droits humains. Il s'emploiera notamment à améliorer le fonctionnement de la justice et à renforcer dans tout le pays les capacités de lutte contre le racisme et la discrimination raciale.
Dans le courant de l'année, des membres des forces de sécurité et d'autres auraient agressé et menacé des professionnels du secteur des médias. En novembre, plusieurs dizaines de journalistes ont manifesté pour dénoncer ces agissements. Les syndicats de journalistes ont aussi protesté contre les critiques dont leur activité faisait l'objet de la part de membres du gouvernement.
Dans plusieurs villes, dont Santa Cruz et Cochabamba, des violences ont éclaté entre des sympathisants du gouvernement et des opposants, faisant au moins cinq morts et des centaines de blessés.
Topics: Freedom of expression, Persecution based on political opinion,