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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Chypre |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Cyprus |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Chypre, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/48427243c.html [accessed 29 May 2012] |
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| République de Chypre | |
| Chef de l'État et du gouvernement | Tassos Papadopoulos |
| Peine de mort | abolie |
| Population | 0,854 million |
| Espérance de vie | 79 ans |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 96,8 % |
Des étrangers, dont des migrants et des demandeurs d'asile, ont été maintenus en détention pendant des durées inacceptables et dans des conditions peu satisfaisantes, sans possibilité de faire examiner la légalité de leur détention par une autorité judiciaire ou un autre organe indépendant. Certains ont déclaré avoir été battus par la police au moment de leur interpellation, ou par des gardiens durant leur détention. Des demandeurs d'asile ont signalé diverses irrégularités de procédure qui auraient pu compromettre leurs demandes ou porter préjudice à leur famille dans le pays d'origine. Une organisation proposant de l'aide et des conseils aux migrants, réfugiés et demandeurs d'asile a fait l'objet d'une attaque à caractère raciste et son président a été inculpé d'infractions dans le cadre de la collecte de fonds.
Des étrangers ont été maintenus en détention administrative prolongée sans aucune possibilité de recours devant une autorité judiciaire ou un autre organe indépendant compétent, en violation du droit de ne pas être arbitrairement privé de sa liberté. Fin septembre et début octobre, des détenus de l'aile 10 de la prison centrale de Nicosie, secteur où la police incarcère les demandeurs d'asile dont la requête a été rejetée et qui sont visés par un arrêté d'expulsion, se sont élevés contre la longueur et les conditions de leur détention. Plusieurs d'entre eux étaient privés de liberté depuis plus de trente mois.
Interrogés, certains ont déclaré que les conditions de détention étaient mauvaises et que des gardiens les avaient soumis à des traitements cruels et dégradants, notamment en refusant de leur donner à manger et à boire durant le mouvement de protestation. Plusieurs ont dit avoir été maltraités par la police au moment de leur arrestation, ou par des gardiens alors qu'ils étaient détenus.
Fin 2007, Amnesty International n'avait reçu aucune réponse de la part des autorités chypriotes à la lettre dans laquelle elle avait exprimé ses préoccupations.
En avril, le Réseau européen contre le racisme a signalé que des croix gammées et des slogans nationalistes avaient été peints sur les murs des bureaux d'Action pour l'égalité, le soutien et l'antiracisme, une organisation non gouvernementale qui assure la coordination nationale du réseau à Chypre. Cette organisation propose de l'aide et des conseils juridiques aux migrants, réfugiés et demandeurs d'asile dans le pays. En octobre, pour la deuxième fois en cinq ans, son président a fait l'objet de poursuites, inculpé dans une affaire en lien avec des activités de collecte de fonds de l'organisation. Cette mesure semble avoir eu pour but de porter atteinte à son action.
Topics: Detention, Human rights activists, Persecution based on nationality,