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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Fidji |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Fiji |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Fidji, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842724953.html [accessed 29 May 2012] |
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| République des Îles Fidji | |
| Chef de l'État | Ratu Josefa Iloilovatu Uluivuda |
| Chef du gouvernement | Josaia Voreqe Bainimarama, Premier ministre par intérim |
| Peine de mort | abolie sauf pour crimes exceptionnels |
| Population | 0,86 million |
| Espérance de vie | 68,3 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 25 / 24 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 94,4 % |
Les catégories défavorisées de la population continuaient de vivre en marge de la société, dans un pays marqué par un fort taux de chômage, une pauvreté endémique et une crise aiguë du logement. Les forces de sécurité se sont cette année encore livrées à des arrestations et à des placements en détention illégaux, à des actes de violence et à des homicides. La liberté d'expression était sérieusement battue en brèche.
À la suite d'un coup d'État militaire mené par le contre-amiral Frank Bainimarama en décembre 2006, de graves violations des droits humains se sont produites en 2007. L'appareil judiciaire a été mis en péril, le gouvernement provisoire ayant cherché à limiter son indépendance.
Homicides et recours excessif à la force
Traitement cruel, inhumain et dégradant
Plusieurs personnalités politiques, souvent critiques à l'égard du gouvernement provisoire, ont été arrêtées arbitrairement, placées en détention et soumises à un traitement cruel, inhumain et dégradant par des militaires.
L'état d'urgence imposé de décembre 2006 à mai 2007 a très sérieusement limité la liberté d'expression. Les critiques les plus en vue du gouvernement, parmi lesquels des juristes et, de manière générale, des défenseurs des droits humains, ont fait l'objet de manœuvres d'intimidation de la part de l'armée et ont été interdits de déplacement sans notification préalable.
Le même mois, le gouvernement provisoire a menacé d'arrêter les personnes qui s'exprimaient sur des blogs ou qui permettaient à des sites favorables à la démocratie de fonctionner. Un site très visité a été fermé. Le gouvernement provisoire a mis en garde tous les fonctionnaires, les invitant fermement à ne pas se rendre sur ces blogs.
Ayant publiquement critiqué le gouvernement provisoire, le Premier ministre renversé par les putschistes, Laisenia Qarase, s'est vu interdire de quitter son île de résidence pour se rendre à Suva, la capitale.
Contraint de se mettre en congé au mois de janvier, le président de la Cour suprême a été suspendu de ses fonctions pour une durée indéterminée.
Le président de la Cour d'appel de Fidji ayant contesté la légalité du gouvernement provisoire, le procureur général par intérim a demandé en juin sa démission. Au mois de septembre, six importants juges de la Cour d'appel ont démissionné parce qu'ils n'avaient pas été invités à siéger au sein de cet organe.
La Commission fidjienne des droits humains a publié en janvier un document dans lequel elle affirmait son soutien au coup d'État militaire, ce qui a suscité un certain nombre d'interrogations quant à son intégrité et à son indépendance.
Selon les chiffres officiels, 127 viols et tentatives de viol ont été signalés en 2007.
Les personnes séropositives ou malades du sida étaient victimes de discriminations et mises au ban de la société.
Un rapport paru en septembre montrait que 12,5 p. cent de la population vivait dans des logements de fortune, à la périphérie des centres urbains. Les conditions de vie dans ces zones surpeuplées étaient détestables. Confrontés à une inflation galopante et à une pénurie d'infrastructures et de services, les habitants de ces bidonvilles étaient victimes de multiples violations de leurs droits à disposer d'un logement décent, d'une eau propre et de services de santé convenables.
Topics: Violence against women, Police, Security forces, HIV and AIDS, Violence against women, Extrajudicial executions, Freedom of movement, Freedom of expression,