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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Trinité-et-Tobago |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Trinidad and Tobago |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Trinité-et-Tobago, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842727732.html [accessed 29 May 2012] |
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| République de Trinité-et-Tobago | |
| Chef de l'État | George Maxwell Richards |
| Chef du gouvernement | Patrick Manning |
| Peine de mort | maintenue |
| Population | 1,3 million |
| Espérance de vie | 69,2 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 20 / 16 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 98,4 % |
De nouveaux cas de brutalités policières ont été signalés. Dans les affaires d'homicides imputés à la police, l'impunité restait la règle. De nouvelles condamnations à mort ont été prononcées, mais aucune exécution n'a eu lieu.
Le Mouvement national du peuple, au pouvoir, a remporté les élections générales de novembre. Contrairement à ce que l'on craignait, les violences à caractère politique ne se sont pas généralisées pendant la période des élections.
Bien que les autorités aient été officiellement priées d'autoriser le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires à se rendre à Trinité-et-Tobago, celui-ci n'a pas été invité à effectuer une visite dans le pays.
Un nombre record de 388 homicides a été recensé durant l'année.
En juillet, une commission parlementaire d'enquête a publié un rapport très critique à l'égard des services de police. Il soulignait que les policiers persistaient à ne pas se présenter à la justice, que ce soit en qualité de plaignants ou de témoins, ce qui conduisait au classement de nombreuses affaires. Il précisait que le nombre de sanctions disciplinaires contre des fonctionnaires de police était alarmant et qu'il devenait impératif de lutter contre la montée de l'indiscipline dans les rangs de la police. Le rapport évoquait également « une absence grave de notion de responsabilité à tous les niveaux de la hiérarchie ».
Plusieurs personnes ont été tuées par des fonctionnaires de police. Dans la plupart des cas, la police déclarait que les victimes avaient été abattues lors d'un « échange de coups de feu », des affirmations qui étaient contredites par des témoins. Les auteurs de ces homicides étaient rarement traduits en justice ; depuis 1999, seulement 6 p. cent des affaires d'homicides imputables à des policiers avaient été jugées.
Le programme judiciaire de protection des témoins a été très critiqué. Selon certaines informations, nombreux étaient les témoins qui se désistaient au dernier moment après avoir reçu des menaces.
Plusieurs condamnations à la peine capitale ont été prononcées au cours de l'année. En mai, le Premier ministre a déclaré publiquement qu'il souhaitait le retour des exécutions par pendaison car la peine de mort lui semblait être « un élément essentiel de la lutte contre la criminalité ». En novembre, Trinité-et-Tobago s'est prononcé contre la résolution des Nations unies appelant à un moratoire mondial sur les exécutions.
Topics: Police, Security forces, Extrajudicial executions, Death penalty,