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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Cameroun |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Cameroon |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Cameroun, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842723d22.html [accessed 29 May 2012] |
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| République du Cameroun | |
| Chef de l'État | Paul Biya |
| Chef du gouvernement | Ephraïm Inoni |
| Peine de mort | maintenue |
| Population | 16,9 millions |
| Espérance de vie | 49,8 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 164 / 148 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 67,9 % |
Onze hommes accusés de pratiques homosexuelles ont été placés en détention. Plusieurs dizaines de membres du Conseil national du Cameroun méridional (SCNC) attendaient de comparaître en justice pour leurs actions séparatistes. Deux journalistes ont eu des démêlés avec le pouvoir pour des faits liés à l'exercice de leur profession : l'un a été incarcéré, l'autre a été jugé et condamné. Au moins 17 prisonniers ont été tués au cours d'une mutinerie. Plus de 26 000 personnes venues de République centrafricaine vivaient dans des camps de réfugiés dans l'est du Cameroun. Cette année encore, les étudiants ont été pris pour cibles par des agents des forces de sécurité.
Plusieurs soldats camerounais basés sur la presqu'île de Bakassi ont trouvé la mort lors d'une attaque armée en novembre. D'après certaines sources les assaillants étaient des soldats nigérians, tandis que les autorités ont affirmé qu'il s'agissait d'insurgés. Au lendemain de ces événements, le Sénat nigérian a introduit une requête exigeant la restitution au Nigéria de la souveraineté sur la presqu'île de Bakassi.
Le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais, a remporté les élections législatives et locales en juillet, mais les partis de l'opposition ont soutenu que les scrutins ont été truqués.
Le procès de plus de 20 anciens hauts responsables d'entreprises publiques s'est poursuivi en 2007. Parmi eux figuraient d'anciens directeurs de la Société immobilière du Cameroun (SIC) et du Fonds spécial d'équipement et d'intervention intercommunale (FEICOM). Le directeur général du FEICOM, Emmanuel Gérard Ondo Ndong, le directeur général de la SIC, Gilles-Roger Belinga, et 20 de leurs anciens collègues ont été déclarés coupables de corruption et condamnés à des peines comprises entre dix et cinquante ans d'emprisonnement. Le procès de plusieurs anciens responsables du Port autonome de Douala était toujours en cours à la fin de l'année.
Une personne a été tuée et 22 autres ont été enlevées en juin par des malfaiteurs dans la province de l'Extrême-Nord. En outre, 10 réfugiés centrafricains et six Camerounais ont été enlevés dans la province de l'Adamaoua et auraient été emmenés en République centrafricaine. Les ravisseurs auraient demandé des rançons, mais on ignorait à la fin de l'année si ces sommes avaient été versées.
Une quarantaine de membres du SCNC ont été appréhendés le 20 janvier alors que leur vice-président national, Nfor Ngala Nfor, s'apprêtait à tenir une conférence de presse à Bamenda. Plusieurs d'entre eux, dont le vice-président, auraient été blessés au cours de leur arrestation. Bien que la plupart aient été relâchés au bout de quelques heures, Nfor Ngala Nfor et au moins 12 autres personnes ont été détenus sans jugement pendant près de deux mois. À la fin de l'année, près de 40 membres du SCNC attendaient de comparaître en justice pour avoir, entre autres, porté des tee-shirts arborant le sigle du mouvement ou mené des activités séparatistes. En décembre, l'affaire des personnes arrêtées le 20 janvier a été classée sans suite, l'accusation ayant à plusieurs reprises omis de présenter des témoins.
En juillet, six hommes accusés de pratiques homosexuelles ont été arrêtés à Douala. En août, deux autres hommes étaient interpellés à Douala et trois à Yaoundé pour la même infraction. Ces 11 hommes étaient toujours détenus à la fin de l'année dans l'attente de leur procès.
Un homme qui, d'après les informations disponibles, avait passé plus de deux ans en détention sans jugement pour actes d'homosexualité, a été libéré en février. D'après la décision rendue par le tribunal de grande instance de Yaoundé, l'État n'a fourni aucun élément de preuve correspondant au chef d'accusation.
En mars, le Comité des droits de l'homme [ONU] a établi que le gouvernement camerounais s'était abstenu au cours des années précédentes de protéger cet homme des mauvais traitements et des mesures d'intimidation que lui infligeaient les forces de sécurité en raison de ses activités en faveur des droits humains. Le Comité a exhorté le gouvernement à prendre des mesures contre les auteurs de ces agissements et à accorder pleine et entière réparation à Philip Njaru.
Dans les prisons
Au moins 17 prisonniers ont été tués en juillet par des membres des forces de sécurité au cours d'une opération visant à reprendre des détenus qui s'étaient évadés de la prison de Yoko. Les évadés s'étaient emparés d'armes et de munitions.
À la suite d'une grève des surveillants de prison lancée en décembre 2006 pour protester contre le faible niveau des salaires et le caractère déplorable des conditions de travail, 125 gardiens ont été suspendus en janvier. Comme beaucoup d'autres gardiens, ils avaient passé plusieurs semaines en détention.
Des étudiants tués
Topics: Discrimination based on sexual orientation, Police, Security forces, Political parties, Extrajudicial executions, Arbitrary arrest and detention, Freedom of expression, Prison conditions,