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| Title | République du Congo : information sur le Groupe Pierre Otto Mbongo (M'Bongo), ses activités au Congo et en France, ses liens avec les présidents Lissouba et Sassou Nguesso, le statut actuel du groupe et sur la situation de son président Pierre Otto Mbongo (1994-1998) |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Republic of the Congo |
| Publication Date | 1 December 1998 |
| Citation / Document Symbol | COG30648.F |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, République du Congo : information sur le Groupe Pierre Otto Mbongo (M'Bongo), ses activités au Congo et en France, ses liens avec les présidents Lissouba et Sassou Nguesso, le statut actuel du groupe et sur la situation de son président Pierre Otto Mbongo (1994-1998), 1 December 1998, COG30648.F, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3ae6abf868.html [accessed 31 May 2012] |
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Pierre Otto Mbongo était un proche de l'ex-président Marien Ngouabi et de Sassou Nguesso avant l'arrivée au pouvoir de Pascal Lissouba (Jeune Afrique 16-29 oct. 1996, 14). Pendant des années, il a été considéré « l'éminence grise dans les milieux financiers » sous Sassou Nguesso (La Lettre du Continent 8 déc. 1994, 4).
Le Groupe Pierre Otto Mbongo (GPOM) comprenait à la fin des années 1980 pas moins de :
treize sociétés, sises à Brazzaville et [à] Pointe-Noire, qui vont de la fabrique de peinture à l'avitaillement maritime, de l'informatique à la quincaillerie, de la distribution - le supermarché GB - à l'hôtellerie (Jeune Afrique 16-29 oct. 1996, 14).
En 1994, les activités du GPOM s'étendaient à l'Afrique du Sud et dans le sud de la France (ibid. 15). Dès 1991, la plupart des sociétés du groupe croulaient sous les dettes et les arriérés d'impôts (ibid., 14). En 1994, le groupe ne pouvait rembourser les 10 milliards de francs CFA qu'il devait à la Banque internationale de développement du Congo (BIDC) (La Lettre duContinent 8 déc. 1994, 4). Le 2 avril 1996, la BIDC demande la mise en faillite de Pierre Otto Mbongo (Jeune Afrique 16-29 oct. 1996, 16). Ce dernier sera arrêté le 10 septembre 1996 par la police de Pascal Lissouba et inculpé de banqueroute frauduleuse le 17 septembre 1996 (ibid., 14).Toutefois, Pierre Otto Mbongo s'est exilé en République d'Afrique du Sud en décembre 1996 après son séjour en prison (La Lettre du continent 30 oct. 1997, 8). Sa présence fut signalée à Brazzaville en février 1998, trois mois après le retour de Sassou Nguesso au pouvoir (La Lettre du Continent 12 févr. 1998, 8).
De l'information plus récente sur Pierre Otto Mbongo et le GPOM n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des sources supplémentaires consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Jeune Afrique [Paris]. 16-29 octobre 1998. N° 1867-1868. François Soudan. « La chute d'Otto Mbongo ».
La Lettre du Continent [Paris]. 12 février 1998. N° 299 « Congo : les "amis" de Sassou II ».
_____. 30 octobre 1997. N° 292. « Congo : Pierre Otto M'Bongo ».
_____. 8 décembre 1994. N° 224. « Congo : la chute de Pierre Otto Mbongo ».
Autres sources consultées
Dossiers de pays du Centre des ressources : République du Congo.
Jeune Afrique [Paris]. 1998.
Le Nouvel Afrique-Asie [Paris]. 1997-1998.
Le Soir [Bruxelles]. Recherches dans les archives en ligne.
Sources électroniques : bases de données de la CISR, Internet, NEXIS, REFMONDE, WNC.