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| Title | Costa Rica : information indiquant s'il y a des actes discriminatoires graves contre des citoyens noirs ou afro-costariciens, notamment des refus d'aider ces citoyens quand ils sont visés par des gangs de criminels; mesures de réparation possibles par l'intermédiaire du Bureau du protecteur du citoyen ou part d'autres voies de droit |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Costa Rica |
| Publication Date | 30 January 2002 |
| Citation / Document Symbol | CRI37851.E |
| Reference | 2 |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Costa Rica : information indiquant s'il y a des actes discriminatoires graves contre des citoyens noirs ou afro-costariciens, notamment des refus d'aider ces citoyens quand ils sont visés par des gangs de criminels; mesures de réparation possibles par l'intermédiaire du Bureau du protecteur du citoyen ou part d'autres voies de droit, 30 January 2002, CRI37851.E, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3f7d4d7f2d.html [accessed 31 May 2012] |
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Aucune information indiquant que des policiers ait fait preuve de négligence à l'égard des citoyens noirs ou afro‑costariciens n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.
Dans son rapport de 1999‑2000, le Bureau du protecteur du citoyen indique qu'il n'a pas reçu de plaintes relatives à la discrimination raciale ou à de mauvais traitements de la part d'un fonctionnaire (Defensoría de los Habitantes juin 2000, Chapitre III, article 3). De plus, le rapport précise que la discrimination ethnique au Costa Rica se manifeste [traduction] « sous diverses formes culturelles et sociales subtiles, voire inconscientes » (carácter cultural y social, con características sutiles y hasta inconscientes); cette discrimination ne constitue pas nécessairement un acte illégal ou une violation ouverte de droits individuels ou collectifs (ibid.). Enfin, le rapport indique que ce sont des personnes ou des organisations privées qui pratiquent habituellement ce genre de discrimination, et que de ce fait, le Bureau du protecteur du citoyen n'y a pas compétence (ibid.).
Le site Web de l'Asociación Proyecto Caribe (Association Projet Caraïbes), organisme afro‑costaricien, donne une description de l'association, de ses objectifs et de sa mission (12 avril 2000). L'association est décrite comme étant [traduction] « un organisme sans but lucratif qui se consacre à la promotion des droits de la personne et des droits des minorités »; elle a été constituée en 1994 par [traduction] « des membres de la communauté noire située dans la zone métropolitaine (San José) et la zone des Caraïbes du Costa Rica » (ibid.). L'association précise [traduction] « [que] la raison principale ayant mené à sa création était l'absence de représentants dans le secteur civil en tant que minorité ethnique et dans le secteur social » (ibid.). L'association [traduction] « tenterait d'offrir [...] des solutions à divers problèmes de la communauté afro‑costaricienne » et de [traduction] « promouvoir les réseaux de communication culturelle et socio‑économique pour préserver l'identité des familles afro‑costariciennes » et améliorer leur qualité de vie tout en luttant contre les diverses formes de racisme ou de discrimination (ibid.).
L'information qui suit provient d'un entretien téléphonique tenu le 28 janvier 2002 avec un représentant de l'Association Projet Caraïbes.
La discrimination raciale qui survient au Costa Rica est subtile (solapada) et n'a pas lieu ouvertement. Il n'y a aucun conflit racial évident, mais il y a un [traduction] « profilage racial » et les jeunes noirs sont souvent assujettis à des fouilles policières et sont détenus pendant la nuit. Les jeunes ne rapportent pas souvent ces incidents ou ne les perçoivent pas comme étant du racisme parce qu'ils ne sont pas pleinement conscients de leurs droits.
Il n'y a aucune discrimination violente, mais il y a encore [traduction] « beaucoup à faire » (hay mucho por hacer) relativement à la discrimination dans les secteurs économique, social et culturel, notamment à l'égard de l'inégalité en matière d'accès à l'emploi. Les entreprises et les victimes elles‑mêmes ne sont souvent pas conscientes du problème, qui perdure et qui est accepté comme normal. L'accès à la justice est aussi inéquitable; les cas de discrimination dont les tribunaux sont saisis n'ont pas grand succès, souvent en raison d'un manque d'organisation ou d'éléments de preuve pour entamer une poursuite, ou encore, à cause de la pénurie de conseillers juridiques compétents et capables de présenter le cas des victimes d'une manière efficace. En général, le principe de l'égalité de tous en matière de droit dans la vie quotidienne et devant les tribunaux n'est pas bien protégé; il faut instruire et sensibiliser la population vu l'ignorance ou l'incompréhension profonde des droits ethniques et de la personne (hay un profundo desconocimiento de los derechos humanos y étnicos). l'Association Projet Caraïbes tente de sensibiliser la société à cet égard (ibid.).
Outre ce qui précède, le représentant de l'Association Projet Caraïbes a déclaré que la xénophobie est très répandue au Costa Rica, de sorte que certains étrangers connaissent des difficultés d'adaptation puisque certains d'entre eux sont confrontés à des agressions verbales et, parfois, physiques (ibid. 29 janv. 2002). Cela s'applique particulièrement aux Nicaraguayens, bien que certains Africains aient de la difficulté à trouver un emploi en raison d'obstacles linguistiques et de préjudices raciaux (ibid.).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Asociacion Proyecto Caribe, San José. 29 janvier 2002. Lettre envoyée par un représentant.
_____. 28 janvier 2002. Entretien téléphonique avec un représentant.
_____. 12 avril 2002. Asociacion Proyecto Caribe Human and Minority Rights. <http://www.ecouncil.ac.cr/caribe/caribe_en.rtf> [Date de consultation : 24 janv. 2002]
Defensoría de los Habitantes, San José. Juin 2000. Informe Defensoría de los Habitantes 1999-2,000. <http://www.nacion.com/ln_ee/defensoria/2000/11.html>
Autres sources consultées
Amnesty International Annual Report. 1997-2001.
Country Reports on Human Rights Practices. 1997-2000.
La Nación [San José]. Archives avec moteur de recherche.
La Prensa [Tegucigalpa]. Archives avec moteur de recherche.
Latin American Regional Reports: Caribbean & Central America [Londres]. 1997-2001.
Latinamerica Press [Lima]. 1997-2001.
The Tico Times [San José]. Archives avec moteur de recherche.
Bases de données de la CISR.
REFWORLD.
Sites Internet et moteurs de recherche, y compris :
Asociacion Negra de Defensa y Promocion de los Derechos Humanos (ASONEDH).
Banque interaméricaine de développement.
Derechos/Grupo Nizkor.
Human Rights Watch.
Nations Unies.
Organisation des États américains.
Remarque :
Cette liste n'est pas exhaustive. Sont exclues les publications sur un sujet ou un pays donné qui peuvent être consultées au Centre de ressources.