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| Title | Hongrie : information sur la situation des Roms, y compris sur l'éducation, l'emploi, le logement, la santé et la participation politique (2006-septembre 2009) |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Hungary |
| Publication Date | 16 October 2009 |
| Citation / Document Symbol | HUN103267.EF |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Hongrie : information sur la situation des Roms, y compris sur l'éducation, l'emploi, le logement, la santé et la participation politique (2006-septembre 2009), 16 October 2009, HUN103267.EF, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4dd238942.html [accessed 30 May 2012] |
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Selon des rapports sur les droits de la personne, les Roms font encore l’objet de discrimination en ce qui concerne l’éducation, l’emploi, le logement et l’accès aux services sociaux (UE 2009b, 5; AI 2009; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 45-47; É.-U. 25 févr. 2009, intro.). De plus, les Roms feraient également l’objet de discrimination dans l’accès à des lieux publics comme les bars et les restaurants (ibid. sect. 5; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 137); l’Autorité pour l’égalité de traitement (Equal Treatment Authority - ETA), organisme indépendant mis sur pied par le gouvernement de la Hongrie pour enquêter sur les cas de discrimination (Conseil de l’Europe s.d.), souligne que, [version française du Conseil de l’Europe] « [les Roms] sont quasiment les seuls à […] être confrontés » au refus de service dans les établissements commerciaux (ibid.).
Selon la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) du Conseil de l’Europe,
[version française du Conseil de l’Europe]
une grande partie de la discrimination à laquelle les Roms sont confrontés au quotidien est imputable aux actes ou aux omissions d’agir des autorités locales, en particulier en ce qu’elles omettent de respecter l’interdiction de la discrimination lorsqu’elles mettent en application la législation adoptée au niveau central […]. Elle rappelle que l’autonomie accordée aux autorités locales ne peut jamais justifier les infractions à l’interdiction de la discrimination, et s’inquiète que ces infractions révèlent que de très nombreux préjugés et stéréotypes négatifs continuent de prévaloir contre les Roms parmi les fonctionnaires des administrations locales (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 141).
Éducation
L’ECRI souligne que malgré les efforts du gouvernement pour améliorer l’accès des Roms à l’éducation et contrer la discrimination dans les écoles, les progrès ont été lents (ibid., paragr. 75-76). Citant une étude de 2002 de la Banque mondiale, Minority Rights Group International (MRGI) affirme que plus de 80 p. 100 des enfants roms terminent leurs études primaires, mais que seulement un tiers d’entre eux passent au niveau secondaire (comparativement à 90 p. 100 dans la population générale) (MRGI 2009), où seulement 5 p. 100 des élèves roms obtiennent leur diplôme (AFP 1er mars 2009; Christian Science Monitor 13 févr. 2008). Moins de 1 p. 100 des Roms ont un diplôme d’études supérieures (OSI 2006; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 59) et ils sont 50 fois moins susceptibles d’obtenir un diplôme d’études postsecondaire que les non-Roms (ibid.).
Diverses sources datées de 2007 et de 2009 affirment que la ségrégation des enfants roms dans les écoles demeure un important problème (Autonómia Alapítvány 22 août 2009; MTI 8 avr. 2009; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, 8; OSI 2007, 187). Le directeur de la Fondation hongroise pour l’autonomie (Hungarian Foundation for Self Reliance - Autonómia Alapítvány), fondation indépendante privée mise sur pied en 1990 pour appuyer les initiatives civiques locales concernant la communauté rom, a affirmé [traduction] « [qu’]en ce qui concerne les enfants défavorisés et les enfants roms, la ségrégation entre les écoles et au sein des écoles est plus marquée que jamais » (Autonómia Alapítvány 22 août 2009). D’autres sources affirment que la ségrégation des enfants roms a augmenté au cours des dernières années (OSI 2007, 187; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 92). Le Commissaire parlementaire aux droits des minorités nationales et ethniques (Parliamentary Commissioner for the Rights of National and Ethnic Minorities), ou ombudsman des minorités, évalue que la majorité des élèves roms de Hongrie étudient dans des classes ségrégées (MTI 8 avr. 2009). Selon l’ECRI, la ségrégation des enfants roms dans les écoles [version française du Conseil de l’Europe] « a un effet dévastateur sur leurs résultats scolaires, et limite en conséquence leurs perspectives de choix de vie et d’emploi » (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, 8).
Suivant une décision rendue en novembre 2008 par la Cour suprême (Supreme Court), qui a maintenu une décision antérieure sur l’illégalité de la ségrégation dans deux écoles primaires de la municipalité d’Hajdúhadháza (Hongrie 4 juin 2009, 28-29; É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5), le ministère de l’Éducation et de la Culture (Ministry of Education and Culture) a émis une déclaration exprimant son accord avec la décision (Hongrie 4 juin 2009, 28-29). L’affaire avait été portée devant la cour par l’organisation non gouvernementale (ONG) Chance for Children Foundation (CFCF), qui avait également engagé d’autres poursuites semblables à la fin de 2008 (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5). Néanmoins, selon Decade Watch, il y a quelque 170 municipalités où certains [version française d’Amnesty International (AI)] « établissements scolaires accueill[ent] exclusivement des Roms, pratiquant une ségrégation de fait » (AI 2009).
Selon l’Open Society Institute (OSI), le placement disproportionné des enfants roms dans des écoles pour enfants ayant des déficiences intellectuelles s’explique en partie par [traduction] « des lacunes dans le processus d’évaluation » (OSI 2007, 187). Lorsqu’il a mis en place un programme pour déterminer combien d’élèves roms ont été injustement placés dans des écoles spéciales, le gouvernement de la Hongrie a déterminé que plus de 10 p. 100 des 2 100 élèves qui ont été évalués à nouveau étaient admissibles aux écoles régulières (UE 2007, 104).
Le gouvernement de la Hongrie a pris des mesures pour réduire la ségrégation des Roms dans le domaine de l’éducation (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 61; É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5; MRGI 2009), par exemple, en réglementant la façon dont les administrations locales peuvent diviser les classes dans les écoles et en mettant en place de nouveaux tests diagnostiques qui [traduction] « tiennent mieux compte des différences culturelles et des désavantages socioéconomiques dans l’évaluation du développement des enfants » (ibid.). Selon l’European Roma Rights Centre (ERRC), [traduction] « [l]es efforts de déségrégation déployés par le gouvernement de la Hongrie dans les écoles figurent parmi les plus importants en Europe centrale » (2007, 57).
Le ministère de l’Éducation et de la Culture subventionne les écoles qui intègrent des Roms et des non-Roms dans la même classe ou qui [traduction] « réintègrent des Roms placés de façon inappropriée dans des programmes orthopédagogiques » (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 66; OSI 2007, 188; ERRC 8 août 2006); toutefois, à certaines occasions, ces fonds auraient été mal utilisés (ibid.). En outre, des modifications apportées à la loi sur l’éducation (Education Act) en 2005 exigent que toutes les écoles acceptent les enfants défavorisés afin d’empêcher les parents non roms de retirer leurs enfants de certaines écoles (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 63). De plus, le gouvernement de la Hongrie distribue des bourses d’études pour les jeunes roms (Hongrie 4 juin 2009, 11; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 72; UE 2009a, 50-51). En 2007-2008, 11 352 boursiers ont reçu en moyenne 24 209 forints (HUF) chacun [environ 139 dollars canadiens (CAD) (Canada 2 sept. 2009)] (Hongrie 4 juin 2009, 42).
Emploi
Sur le marché du travail, les Roms continuent de se heurter à un taux élevé de chômage et à de la discrimination (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, 8; Nations Unies 4 janv. 2007, 2). Dans un rapport de 2007, l’Organisation internationale du travail (OIT) estime que le taux de chômage chez les Roms est d’environ 40 p. 100 (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5; voir aussi Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 73-74). D’autres sources évaluent qu’il est plus près de 70 p. 100, soit quelque 10 fois plus élevé que la moyenne nationale (MRGI 2009; AFP 1er mars 2009). Dans certaines régions du pays, le taux de chômage chez les Roms pourrait se situer entre 90 et 100 p. 100 (ibid.; É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5). Par ailleurs, Reuters signale que moins d’un Rom hongrois sur quatre a un emploi [traduction] « légitime » (13 août 2009). Chez les hommes roms qui travaillent, on évalue que 70 p. 100 sont des travailleurs non qualifiés, que 22 p. 100 sont des travailleurs qualifiés et que 8 p. 100 ont des emplois de cols blancs (AFP 1er mars 2009).
Selon le directeur de l’Autonómia Alapítvány, la situation des Roms relativement à l’emploi ne s’est pas améliorée au cours de la dernière décennie et elle s’est même détériorée depuis la récente crise économique (Autonómia Alapítvány 22 août 2009). Même s’il y a de nombreux facteurs qui expliquent les piètres perspectives d’emploi pour les Roms, notamment le faible niveau de scolarisation, des compétences non monnayables et l’isolement géographique, le directeur a affirmé que [traduction] « des chercheurs ont prouvé qu’il y a une différence résiduelle en ce qui concerne les possibilités d’emploi des Roms et celles des non-Roms et qu’elle peut uniquement être attribuée à la discrimination sur le marché du travail » (ibid.). Selon l’ECRI, [version française du Conseil de l’Europe] « beaucoup d’employeurs adoptent une attitude ouvertement discriminatoire, et disent clairement avoir refusé d’embaucher des Roms au seul motif de leur origine ethnique » (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 114). Selon une étude non datée citée par l’Union européenne (UE), plus de la moitié des entreprises privées sondées en Hongrie ont pratiqué certaines formes de discrimination contre des Roms qui étaient employés ou qui cherchaient un emploi (UE 2007, 56). TÁRKI, centre de recherche sociale indépendant, a effectué des tests chez des employeurs afin de mesurer la discrimination raciale et a constaté que [traduction] « les candidats roms obtenaient de moins bons résultats que les autres sans autre raison que leur appartenance ethnique » (ibid., 58).
Le gouvernement de la Hongrie gère un certain nombre de programmes pour améliorer les possibilités d’emploi des Roms; dans le cadre de certains d’entre eux, de l’aide à la recherche d’emploi leur est offerte, des séances de formation pour les aider à développer des compétences monnayables sont données, des incitatifs financiers sont offerts aux employeurs qui embauchent des membres des minorités, y compris des [version française du Conseil de l’Europe] « chômeurs de longue durée », et l’on s’assure qu’il y ait un agent rom dans chaque agence pour l’emploi et dans chaque bureau de placement (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 116). Toutefois, l’ECRI critique ces programmes gouvernementaux en affirmant [version française du Conseil de l’Europe] « [qu’ils] sont souvent de courte durée et ne peuvent venir en aide qu’à un petit nombre de Roms à la fois. » (ibid., 8).
Le gouvernement de la Hongrie gère un programme de formation professionnelle visant principalement les Roms qui est appelé One Step Forward; en 2007-2008, le programme avait un budget de 10,6 milliards de forints [environ 60,7 millions de dollars canadiens (Canada 2 sept. 2009)] et il a donné lieu à l’embauche de 14 700 personnes en 2009 (Hongrie 9 juin 2009, 3). Selon le gouvernement de la Hongrie, entre 2004 et 2006, les programmes pour l’emploi ont aidé entre 15 000 et 19 000 Roms à se trouver un emploi chaque année (ibid. 4 juin 2009, 32).
Le directeur de l’Autonómia Alapítvány a expliqué que, même après avoir suivi les programmes pour l’emploi de la fondation leur ayant permis d’acquérir des compétences, des certifications et de l’expérience, les Roms peuvent avoir de la difficulté à trouver un emploi légitime et ainsi être forcés de travailler au noir (Autonómia Alapítvány 22 août 2009). Même ici, ils peuvent faire l’objet de discrimination; par exemple, des charpentiers formés par l’Autonómia Alapítvány [traduction] « [qui] avaient une bonne réputation ont été rejetés, car le client ne voulait pas de Roms autour de sa maison » (ibid.).
L’Autorité pour l’égalité de traitement publie une liste d’employeurs mis à l’amende pour avoir agi à l’encontre du principe de l’égalité de traitement (UE 2007, 41; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 115), les privant ainsi de l’aide de l’État pendant deux ans (ibid.). Par exemple, en 2008, une entreprise a été mise à l’amende pour avoir refusé d’engager des travailleurs roms pour effectuer de l’entretien ménager en raison de leur appartenance ethnique (UE 2009a, 35).
Logement
Les Roms habitent principalement dans des secteurs économiquement désavantagés situés dans des collectivités rurales ou des zones urbaines insalubres (Autonómia Alapítvány 22 août 2009; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 123). Le ministère des Affaires sociales et du Travail (Ministry of Social Affairs and Labour) évalue qu’environ 100 000 personnes, en majorité des Roms, vivent dans 500 collectivités se trouvant souvent en périphérie des villes et où les infrastructures de base font défaut (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5). Selon les Nations Unies, [traduction] « [d]es milliers de Roms vivent sans eau courante, électricité et autres services de base » (Nations Unies 4 janv. 2007, 2). Alors que d’après le recensement de 2001, 17 p. 100 des Roms vivaient dans des secteurs où les commodités de base font défaut (UE 2007, 89), en 2008, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) évaluait que 46 p. 100 des ménages roms n’avaient pas accès à ces services (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 79).
En 2007, les Nations Unies signalaient que le gouvernement de la Hongrie finançait la rénovation de domiciles dans neuf localités roms, ce qui a [traduction] « grandement amélioré les conditions de vie pour certaines familles » (ibid., paragr. 82). En vertu de la politique actuelle du gouvernement, les familles roms comptant deux enfants reçoivent une subvention de 2 400 000 forints [environ 14 000 dollars canadiens (Canada 4 janv. 2008)], ou le double de ce montant s’ils ont quatre enfants (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 83).
Diverses sources signalent que la ségrégation résidentielle des Roms augmente (Autonómia Alapítvány 22 août 2009; OSI 2007, 187; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 92). L’ECRI et les Nations Unies affirment que cette augmentation est en partie attribuable au fait que la privatisation des logements sociaux a fait en sorte que les Roms ont moins facilement accès à des logements abordables (ibid., paragr. 124; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 80). L’accès aux unités de logements sociaux restants est souvent conditionnel à la présentation d’une preuve de ressources financières, ce que de nombreux Roms n’ont pas (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 124). Le manque de logements abordables a amené certains Roms à occuper des habitations sans autorisation légale (ibid., paragr. 125).
En l’absence de données concrètes sur le logement des Roms, le directeur de l’Autonómia Alapítvány se réfère à des enquêtes sociologiques qui décrivent [traduction] « un processus de ghettoïsation [qui] a cours à la fois dans les régions rurales et urbaines » (22 août 2009). En outre, le directeur a affirmé que [traduction] « les locataires roms habitant dans les villes sont menacés d’expulsion en raison des paiements en retard » (ibid.). Une étude a déterminé que 55 p. 100 des expulsions ou des menaces d’expulsion signalées par les médias concernaient des Roms (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 122). L’ONG Roma Civil Rights Foundation (RCRF) accuse également certaines municipalités d’utiliser diverses méthodes pour empêcher les Roms de déménager dans [traduction] « des quartiers plus recherchés », comme en vendant aux enchères les logements sociaux au plus offrant, ou en expulsant les Roms des logements en rénovation tout en leur fournissant une compensation financière inadéquate (MRGI 2009; UE 2007, 80). Certaines ONG ont allégué que les municipalités ont fait appel à des organismes de protection de l’enfance pour menacer de retirer des enfants de familles roms [traduction] « afin de faciliter l’expulsion de ces familles pour le non-paiement de services publics » (MRGI 2009). Dans de tels cas, les Roms ne connaissent souvent pas les recours juridiques à leur disposition (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 47). Alors que les autorités locales ont été en mesure d’expulser des locataires qui sont sans papiers depuis 2000 (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 122), en 2009, l’Agence des droits fondamentaux (FRA) de l’UE a cité une décision de la Cour de Budapest qui a imposé une amende d’environ 400 euros par personne au 2e district de Budapest pour avoir expulsé 40 Roms, dont la moitié étaient des enfants, des logements qu’ils occupaient sans détenir de titre (UE 2009a, 43).
Malgré l’absence de lois particulières ou de programmes concernant le problème de logement chez les Roms, il existe des mesures de déségrégation visant les collectivités minoritaires autonomes roms (Autonómia Alapítvány 22 août 2009). En outre, depuis 2007, seules les municipalités qui ont intégré un plan de déségrégation à leur stratégie de développement urbain peuvent accéder au fonds de développement de l’UE (ibid.; Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 123). Toutefois, l’Autonómia Alapítvány a souligné qu’il était encore trop tôt pour déterminer l’efficacité de cette nouvelle mesure (22 août 2009).
Santé
Selon certaines sources, en Hongrie, l’espérance de vie moyenne des Roms est de 10 ans plus courte que celle des non-Roms (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 132; Nations Unies 4 janv. 2007, 2; AFP 1er mars 2009). Une étude réalisée en 2002 a fait ressortir que 42 p. 100 des Roms âgés de 19 à 34 ans [traduction] « souffraient d’une maladie quelconque, habituellement la tuberculose » (ibid.).
L'ECRI a écrit ce qui suit :
[version française du Conseil de l’Europe]
[m]algré l’absence de statistiques à l’échelon national, des études empiriques montrent que les Roms continuent à être confrontés à des difficultés pour se faire soigner à l’hôpital. L’aide d’urgence serait lente voire totalement inexistante et dans les zones rurales, l’isolement des communautés roms, en particulier, rend souvent l’accès au médecin généraliste encore plus difficile (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 132).
De plus, l’experte indépendante des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités a fait état [traduction] « [d’]allégations de discrimination généralisée » dans le secteur des soins de santé, qui, dans certains cas, peuvent décourager les Roms de chercher à obtenir des soins (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 47). Elle a constaté qu’il manquait 126 omnipraticiens dans les régions roms et qu’à l’extérieur de Budapest, près de 20 p. 100 des Roms vivent dans des communautés où il n’y a pas de médecin (ibid., paragr. 53). Le gouvernement hongrois a fait des efforts pour améliorer la situation sanitaire des Roms (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 132; UE 2009a, 56). En 2007, le gouvernement hongrois a annoncé un plan d’action de 25 ans pour améliorer les soins de santé et les services sociaux offerts aux enfants roms dans les communautés ségrégées (ibid.). En 2008-2009, le gouvernement a mis en place un programme visant à augmenter la proportion de Roms travaillant dans le domaine de la santé afin qu’elle se situe entre 3 et 5 p. 100 (Conseil de l’Europe 24 févr. 2009, paragr. 131).
Participation politique
En 2007, l’experte indépendante des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités a écrit que [traduction] « [l]a coalition au pouvoir n’a aucun député rom et on considère qu’il y a, dans tous les partis politiques, un manque général de volonté politique de présenter des candidats roms » (Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 38). Toutefois, en 2006, trois Roms représentant le principal parti d’opposition ont été élus au Parlement, qui compte 386 députés (ibid.).
Il y a plus de 1 000 collectivités autonomes roms au pays (Hongrie 9 juin 2009, 2; Nations Unies 4 janv. 2007, paragr. 41), qui organisent des activités culturelles et éducatives et qui représentent les Roms aux réunions des administrations locales (É.-U. 25 févr. 2009, sect. 5). Toutefois, selon Freedom House, ces collectivités autonomes n’ont aucun pouvoir sur le logement, l’éducation et la santé à l’échelle locale (Freedom House 2009). Après sa visite de 2006 en Hongrie, l’experte indépendante des Nations Unies a fait l’éloge du système des collectivités minoritaires autonomes à titre de [traduction] « contribution précieuse aux efforts visant à permettre l’autonomie culturelle », mais elle a souligné qu’en raison des difficultés socio-économiques auxquelles fait face la communauté rom, [traduction] « le système a été grandement détourné de son but initial, lequel consistait à préserver la culture rom […] » (Nations Unies 4 janv. 2007, 2).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
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_____. 2007. Agence des droits fondamentaux (FRA). Report on Racism and Xenophobia in the Member States of the EU. <http://fra.europa.eu/fraWebsite/attachments/ar07p2_en.pdf> [Date de consultation : 18 sept. 2009]
Autres sources consultées
Sources orales : Ambassade de la République de Hongrie à Ottawa, Hongrie - Ministry of Justice and Law Enforcement, Hongrie - Office for National and Ethnic Minorities, Hongrie - Parliamentary Commissioner for the Rights of National and Ethnic Minorities, Hungarian Helsinki Committee (HHC), Legal Defense Bureau for National and Ethnic Minorities (NEKI), National Roma Self-Government, Partners Hungary Foundation, Public Foundation for the National and Ethnic Minorities Living in Hungary, Public Foundation for the Roma Living in Hungary, Roma Community House.
Sites Internet, y compris : Courrier international, Decade Watch, The Economist, European Country of Origin Information Network (ecoi.net), Fédération internationale Helsinki pour les droits de l’homme (IHF), Hongrie - Ministry of Justice and Law Enforcement, Hongrie - Office for National and Ethnic Minorities, Human Rights Watch (HRW), Hungarian Foundation for Self-Defence, Legal Defence Bureau of National and Ethnic Minorities (NEKI), Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Roma Education Fund, Romanet.hu, Romapage.hu, Transitions Online.