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Title Nigéria : réaction de la société et du gouvernement face aux activités sectaires des étudiants (2002-2004)
Publisher Immigration and Refugee Board of Canada
Country Nigeria
Publication Date 23 February 2005
Citation / Document Symbol NGA43278.EF
Reference 7
Cite as Immigration and Refugee Board of Canada, Nigéria : réaction de la société et du gouvernement face aux activités sectaires des étudiants (2002-2004), 23 February 2005, NGA43278.EF, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/42df614511.html [accessed 30 May 2012]
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Nigéria : réaction de la société et du gouvernement face aux activités sectaires des étudiants (2002-2004)

Contexte historique

Selon une étude sur l'Association des universités africaines menée par M. Sam O. Smah du Centre d'études sur le développement (Centre for Development Studies) de l'université de Jos, au Nigéria, c'est en 1981, à l'université de Lagos, que le premier incident connu de violence liée à une secte serait survenu (Smah mai 2001, 17). Le régime militaire du général Mohammed Buhari (Offiong 2003, 102) a rendu le décret numéro 20 de 1984, qui a été modifié par le général Ibrahim Babangida en 1989 et remplacé par le décret numéro 47, dans le but de mettre sur pied un tribunal spécial capable d'imposer une amende de 50 000 naira [évalués à 473 $CAN le 23 février 2005 (Oanda 23 févr. 2005a)] ou un emprisonnement de cinq ans, ou les deux peines, aux contrevenants (Smah mai 2001, 20). Le décret numéro 47 de 1989 donne le pouvoir aux vice-chanceliers des universités d'interdire les sociétés dont les activités contreviennent à l'intérêt national ou public et de suspendre les étudiants qu'ils soupçonnent d'appartenir à des sectes secrètes (ibid.). Malgré tout, le problème de violence liée aux sectes a continué (ibid., 17-20; voir aussi Daily Champion 3 sept. 2004), à un point tel que le président Olusegun Obasanjo a adopté une stratégie antisecte en réaction au tollé national soulevé par l'assassinat de cinq étudiants à l'université Obafemi Awolowo, le 10 juillet 1999 (Daily Trust 6 août 2002; This Day 12 juill. 2004; Daily Champion 3 sept. 2004; ibid. 15 sept. 2004; ibid. 30 août 2004). Les mesures comprenaient entre autres l'ordre donné aux vice-chanceliers d'expulser les membres d'une secte de leur établissement dans un délai précis (This Day 12 juill. 2004; Daily Champion 3 sept. 2004; ibid. 30 août 2004; ibid. 15 sept. 2004), sous peine de perdre leur emploi (Offiong 2003, 139), l'offre d'une récompense monétaire aux membres de sectes qui renonceraient à leur appartenance à la secte (Daily Trust 6 août 2002; Daily Champion 15 sept. 2004; ibid. 30 août 2004) et la promesse de créer une unité chargée d'identifier les sectes et leurs activités, ainsi qu'une base de données comportant les noms des étudiants renvoyés afin de les empêcher d'être acceptés dans d'autres écoles (ibid.).

Malgré la position en apparence très ferme d'Obasanjo à l'égard des sectes, la violence sectaire s'est aggravée (ibid.; ibid. 3 sept. 2004; Daily Trust 6 août 2002; This Day 12 juill. 2004; Odili 11 août 2004; Moja janv. 2000, 42; ACCORD/HCR 28-29 juin 2002; Smah s.d.; ibid. mai 2001, 5-6; Vanguard 19 déc. 2004). À l'origine, les activités des sectes ont semblé ralentir (Daily Champion 3 sept. 2004; ibid. 30 août 2004; Smah mai 2001, 38), du moins pendant la première année qui a suivi le décret d'Obasanjo (ibid.; Daily Champion 30 août 2004), alors que les universités organisaient des séances de renonciation télévisées pour les étudiants qui avouaient leur appartenance à une secte (ibid.; Smah mai 2001, 5, 13; This Day 24 janv. 2005; Daily Trust 6 août 2002), s'excusaient et se proclamaient chrétiens reconvertis (ibid.).

Néanmoins, il ne fait aucun doute que les efforts déployés par le gouvernement fédéral pour éradiquer les activités sectaires, décrits comme étant [traduction] « inadéquats » et [traduction] « mitigés » par les médias (Daily Champion 30 août 2004) et [traduction] « inefficaces » par un document préparé par la Banque mondiale (Moja janv. 2000, 42), ont failli à endiguer la nouvelle vague de violence (Daily Trust 6 août 2002; Smah mai 2001, 5). Cinq ans après l'assassinat d'étudiants en juillet 1999, qui a poussé le général Obasanjo à promulguer son décret antisecte, le syndicat des étudiants de l'université Obafemi Awolowo a condamné le gouvernement fédéral pour n'avoir accusé personne des meurtres et a qualifié les activités sectaires de [traduction] « plus généralisées » qu'en 1999 (This Day 12 juill. 2004). En août 2004, le gouverneur de l'État de Rivers, Peter Odili, dans un discours prononcé lors d'un sommet sur les questions de sécurité, a décrit de façon semblable le sectarisme, soit comme étant [traduction] « omniprésent et endémique au Nigéria » (Odili 11 août 2004).

Mesures prises par le gouvernement fédéral

En 2001, la Chambre des représentants a adopté le projet de loi sur l'interdiction des sectes et sociétés secrètes (Secret Cult and Secret Society Prohibition Bill), aux termes duquel toute personne qui fonde une secte, en devient membre ou participe à ses activités porte atteinte à la constitution et peut se voir infliger une amende de 250 000 naira [évalués à 2 365,44$CAN le 23 février 2005 (Oanda 23 févr. 2005b)] ou une peine d'emprisonnement allant de deux à cinq ans, ou les deux (Vanguard 8 févr. 2001). Il semble que le projet de loi devait être approuvé par le Sénat et recevoir la sanction présidentielle avant de devenir une loi (ibid.). En 2004, les médias ont repris les propos du ministre de l'Éducation, qui aurait déclaré qu'un plan détaillé visant à éradiquer les sectes avait été envoyé aux universités après avoir été approuvé par le Conseil fédéral exécutif (ibid. 19 déc. 2004; Daily Champion 15 sept. 2004).

Néanmoins, le gouvernement fédéral semble avoir peu agi pour faire suite à l'ultimatum lancé par Obsanjo en 1999 (ibid. 3 sept. 2004; This Day 12 juill. 2004). En 2004, le quotidien Daily Champion affirmait que les Nigérians étaient surpris qu'Obasanjo n'ait pas mis en œuvre plus de mesures visant à endiguer les activités des sectes depuis le décret de 1999 (3 sept. 2004), alors que l'association étudiante de l'université Obafemi Awolowo est allée plus loin, accusant le gouvernement d'encourager [traduction] « délibérément » le sectarisme (This Day 12 juill. 2004). L'Association nationale des étudiants nigérians (National Association of Nigerian Students NANS) a porté une accusation semblable quand, toujours en 2004, le président du Comité sur les crimes violents, les crises, et l'éradication et la gestion des sectes (Violent Crimes, Crises and Cultism Eradication and Management Committee), a accusé les représentants du gouvernement d'alimenter le sectarisme et même d'appartenir eux-mêmes à des sectes secrètes (Daily Champion 15 sept. 2004; This Day 17 août 2004). Toujours en 2004, la NANS a accusé le gouvernement de [traduction] « lancer des paroles en l'air en ce qui a trait à la lutte contre les sectes », lorsque les personnes arrêtées relativement à la mort de 10 étudiants dans une bagarre déclenchée par les membres d'une secte à l'université d'Ibadan ont pu réintégrer l'université (Daily Champion 30 juin 2004).

Appels à des mesures gouvernementales

Le professeur Teboho Moja, de l'université de New York, a écrit dans un rapport de la Banque mondiale, en 2001, que pour faire cesser les activités des sectes, il faut [traduction] « l'attention continue » du gouvernement et de chacune des institutions (Moja janv. 2000, 42). Trois ans plus tard, C. N. Achi a présenté un document lors de la conférence de 2003 de l'Engineering Conferences International (ECI), dans lequel il affirme que les efforts visant à éradiquer les sectes ne devraient pas commencer dans les établissements scolaires, mais émaner de l'action du gouvernement et des dirigeants d'entreprises (ECI 2004, 2). Des médias comme les quotidiens Daily Champion et Daily Trust ont réclamé haut et fort que le gouvernement prenne des mesures (Daily Champion 3 sept. 2004; ibid. 30 août 2004; Daily Trust 6 août 2002). Par exemple, en 2002, le quotidien Daily Trust a proposé que le gouvernement ferme pour une période de deux ans les universités où des cas de violence liée aux sectes étaient survenus (ibid.). Dans des articles différents, le quotidien Daily Champion a exhorté le gouvernement à faire de l'éradication des sectes une priorité et à imposer la peine de mort aux membres de sectes condamnés (Daily Champion 3 sept. 2004), ainsi qu'à éliminer les échappatoires de la loi ou élaborer une loi semblable à celle de l'État de Rivers (ibid. 30 août 2004).

D'autres voix se sont élevées pour réclamer que le gouvernement agisse plus résolument, dont le lauréat du prix Nobel Wole Soyinka, l'un des membres fondateurs de la Confrérie des Pirates (Pyrates Confraternity) qui aurait donné naissance à toutes les autres sectes apparues ensuite (Smah mai 2001, 13; Offiong 2003, 51). À l'instar du quotidien Daily Trust, Soyinka a demandé la fermeture des universités pour une période de deux ans afin de leur permettre de régler leurs problèmes (Smah s.d., 15), et a demandé que des peines plus sévères soient infligées aux étudiants qui participent à des activités sectaires (Vanguard 18 févr. 2004). Le gouverneur de l'État de Rivers, M. Odili, a également encouragé le gouvernement à l'imiter en promulguant une loi et en veillant à ce que la police la mette en application dans tout le pays (Odili 11 août 2004).

Mesures prises par les gouvernements des États

En adoptant le projet de loi sur les sectes secrètes (interdiction) (Secret Cult [Prohibition] Bill) en 2000, l'État d'Edo semble avoir été le premier à promulguer une loi interdisant l'existence et les activités des sectes secrètes ainsi que l'appartenance à celles-ci (This Day 8 déc. 2000). Selon le gouverneur de l'État d'Edo, la loi a conféré à la police [traduction] « des pouvoirs énormes [...], y compris le pouvoir "[d']arrêter sans mandat toute personne pour qui il existe des motifs raisonnables de croire qu'elle a commis ou est sur le point de commettre une infraction aux termes de la loi" » (ibid.). Deux ans plus tard, en 2003, le gouverneur de l'État d'Ebonyi a adopté un projet de loi visant à rendre illégales les sectes et la possession d'armes, dans le but de maintenir l'ordre et de protéger les droits de la personne (ibid. 23 déc. 2003). Le gouverneur de l'État de Kwara a suivi ses traces en avril 2004 en adoptant un projet de loi visant à interdire les sectes et sociétés secrètes (Daily Trust 27 avr. 2004), et le Conseil exécutif de l'État d'Enugu a présenté un projet de loi à la Chambre d'assemblée en septembre 2004 qui, une fois qu'il aura force de loi, fera de l'appartenance à une secte ou la participation à des activités sectaires des actes punissables (Vanguard 10 sept. 2004). Toujours en 2004, le gouverneur de l'État de Rivers, M. Odili, a adopté la loi sur les sectes secrètes et les activités semblables (interdiction) (Secret Cult and Similar Activities [Prohibition] Law) (Odili 11 août 2004). Lors d'une campagne à l'intention des jeunes sur les dangers que représentent les sectes, organisée conjointement par le ministère de la Jeunesse et des Sports et l'initiative Paix sur les campus (Peace on Campus Initiative) du Nigéria, le gouverneur de l'État d'Akwa Ibom a indiqué que son gouvernement ne tolérerait plus la violence liée aux sectes et qu'il concentrerait ses efforts sur les lois présentées par la Chambre d'assemblée (This Day 1er févr. 2005).

Mesures prises par les universités

À la suite de la promulgation du décret de 1999 d'Obasanjo, le gouvernement a versé aux universités 300 millions de naira [évalués à 2 838 533 $CAN le 23 février 2005 (Oanda 23 févr. 2005c)] pour qu'elles exécutent son ordre de mettre fin aux activités sectaires (Daily Trust 6 août 2002; voir aussi Daily Champion 15 sept. 2004). Sous une telle pression les poussant à agir rapidement, les universités ont organisé les séances de renonciation télévisées dans le but, comme l'a déclaré le Daily Champion, de [traduction] « tromper le public inquiet » (3 sept. 2004). Le quotidien Daily Trust a accusé les responsables des universités de se mettre l'argent dans les poches et de dire aux sectaires de rester tranquilles jusqu'à ce que l'attention du public et du gouvernement se tourne vers autre chose (6 août 2002). Depuis, certaines universités auraient expulsé des étudiants qui auraient participé à des activités sectaires, dont sept étudiants de l'université de l'État d'Ebonyi (P.M. News 25 août 2004) et environ 100 étudiants de l'université Nnamdi Azikiwe d'Awka (This Day 11 déc. 2004). Plus de 100 étudiants de l'université Ambrose Alli (Vanguard 29 déc. 2004) et 19 étudiants de l'université de l'État de Delta ont été suspendus en attendant une enquête plus approfondie et étaient sous la menace d'expulsion s'ils étaient reconnus coupables d'appartenir à une secte (This Day 8 févr. 2005). Le gouverneur de l'État de Bayelsa a approuvé l'expulsion de 25 étudiants de l'université du delta du Niger, parmi lesquels se trouvaient les fils d'un commissaire d'État et d'un haut fonctionnaire (Vanguard 22 avr. 2004).

Malgré ces efforts, cependant, l'ancien vice-chancelier de l'université d'Ibadan a déclaré, lors d'une conférence intitulée « menace croissante des sectes dans la société nigériane » (Growing Menace of Cultism in Nigerian Society), que les efforts déployés par les universités pour contrer les sectes sur les campus comme étaient faibles, en particulier les serments d'immatriculation qui ont échoué à attraper, selon lui, [traduction] « les vrais coupables » (Vanguard 25 oct. 2004). Le gouverneur de l'État de River, M. Odili, a reconnu que les autorités universitaires souffrent d'un manque de crédibilité puisqu'elles ne sont pas entièrement exemptes de corruption (Odili 11 août 2004). Apparemment, certains chargés de cours tirent avantage des activités des sectes et, par conséquent, encouragent leur existence (ibid.). Néanmoins, M. Odili a félicité l'université de Port Harcourt pour avoir publié dans l'édition du mois de juillet 2004 du Guardian les noms des étudiants expulsés pour avoir participé à des activités sectaires, et a demandé aux universités de travailler de façon plus déterminée à l'éradication du sectarisme (ibid.).

L'ancien vice-chancelier de l'université d'Ibadan rejette largement la faute sur les pratiques sociales et gouvernementales qui contrent les tentatives d'éradication des activités sectaires et sur les parents qui tentent d'influencer les tribunaux (Vanguard 25 oct. 2004). Le quotidien Daily Champion a également prétendu que les étudiants expulsés, qui parvenaient d'une quelconque façon à obtenir des ordonnances du tribunal demandant leur réintégration dans l'école, rendaient les universités inefficaces (30 août 2004). Comme semblent vouloir le laisser entendre l'ancien vice-chancelier et d'autres personnes, comme M. Smah et le sociologue Daniel O. Offiong, la pratique des activités sectaires est un problème généralisé, dont les racines sont profondément enfouies dans la société (Vanguard 25 oct. 2004; Smah mai 2001, 3, 50; Offiong 2003, 9; voir aussi Moja janv. 2000, 42). Selon M. Odili, il s'agit d'un problème qui nécessite [traduction] « une approche multidisciplinaire et holistique » si on veut le régler (11 août 2004).

Mesures prises par la police

Un certain nombre d'articles de journaux mentionnent que la police a arrêté des personnes soupçonnées d'être membres d'une secte; par exemple, en 2003, neuf membres soupçonnés ont été arrêtés dans l'État de Rivers relativement au meurtre d'un étudiant de l'université de Port Harcourt (Vanguard 17 juill. 2003). En 2004, trois étudiants de la Polytechnique de l'État d'Ilorin et une femme ont été arrêtés pour leur prétendue participation à des activités sectaires sur le campus et parce qu'ils étaient soupçonnés de meurtre (Daily Champion 31 janv. 2004; This Day 16 févr. 2004); 13 personnes soupçonnées d'appartenir à une secte ont été arrêtées à Enugu pendant qu'elles se trouvaient sur la scène d'une initiation (Vanguard 26 oct. 2004); 29 étudiants de la Polytechnique Moshood Abiola ont été arrêtés alors que la police d'État tentait encore de mettre fin aux activités sectaires (This Day 13 déc. 2004) et au moins 17 personnes soupçonnées d'appartenir à une secte ont été arrêtées par les habitants de l'administration locale d'Onicha et remis à la police de l'État d'Ebonyi (This Day 6 janv. 2005).

Les activités de la police ont également fait l'objet de demandes d'amélioration (Odili 11 août 2004; Vanguard 18 août 2004). Le quotidien Vanguard a louangé le tribunal de grande instance de l'État d'Oyo pour avoir condamné trois étudiants à une peine d'emprisonnement de quatre ans parce qu'ils avaient battu à mort un membre d'une secte rivale; le tribunal a également recommandé à la police de s'assurer que les enquêtes portant sur les plaintes relatives aux sectes étaient assez efficaces pour être portées devant les tribunaux (ibid.). En 2002, un rapport rédigé par le Centre autrichien pour la recherche et la documentation sur les pays d'origine et l'asile (Austrian Centre for Country of Origin and Asylum Research and Documentation ACCORD) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) signalait que la protection offerte par la police était probablement incomplète en raison des tentatives faites par des proches influents de membres de sectes afin de déjouer les mesures prises par la police (28-29 juin 2002). Dans son discours prononcé au sommet sur les questions de sécurité, M. Odili, qui demandait de l'équipement et du financement adéquats qui permettraient à la police d'accomplir sa tâche, a également admis que la police devait faire plus pour mettre en application les lois existantes contre les activités sectaires (11 août 2004).

Échec de l'éradication des sectes

Les médias, les universitaires et d'autres personnes ont donné un certain nombre de raisons expliquant pourquoi les lois des États et les lois fédérales ainsi que les mesures prises par les autorités universitaires semblent avoir été inefficaces pour freiner les activités des sectes (African Affairs 2003, 237; Smah mai 2001, 20; Odili 11 août 2004; Vanguard 18 févr. 2004; Daily Champion 3 sept. 2004; ibid. 15 sept. 2004; Daily Trust 6 août 2002; This Day 17 août 2004; ibid. 24 janv. 2005). Par exemple, certains laissent entendre que les proches de certains membres des sectes sont des militaires de haut rang et des personnalités politiques (African Affairs 2003, 237), ou des personnes nanties et influentes (Odili 11 août 2004; Vanguard 18 févr. 2004) qui fournissent en armes les sectes (Daily Champion 3 sept. 2004). Le gouvernement et d'autres personnes de haut rang ont été accusés d'appartenir à des sectes ou de les appuyer pour en tirer des avantages (ibid.; ibid. 15 sept. 2004; Daily Trust 6 août 2002; Odili 11 août 2004; This Day 17 août 2004); la NANS a accusé les politiciens de fournir aux membres de sectes leurs armes et munitions (ibid.). M. Soyinka prétend que les dirigeants traditionnels protègent parfois de la justice les étudiants pris à participer à des activités sectaires (Vanguard 18 févr. 2004). D'autres ont rappelé à l'ordre les tribunaux pour n'avoir pas réussi à condamner les étudiants supposément coupables d'avoir participé à des activités sectaires, ou pour avoir refusé de le faire (This Day 24 janv. 2005). Les tribunaux judiciaires sont apparemment incapables de mettre en application les sanctions parce que la loi ne définit pas précisément la nature des sectes secrètes (Smah mai 2001, 20). Finalement, un piètre financement, une hausse très marquée des inscriptions aux universités, des édifices et équipements inadéquats (ibid., 46) ainsi que de mauvaises conditions de vie affectent durement les universités et alimentent la colère et le mécontentement des étudiants (ibid., 48; Daily Champion 5 août 2004).

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

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Autres sources consultées

Norvège. Octobre 2004. Direction de l'immigration et Commission des appels en matière d'immigration. Report from a Fact-Finding Trip to Nigeria (Abuja, Kaduna and Lagos) 23-28 February 2004.

Sites Internet, y compris : Allafrica.com, BBC News, Ingenta Connect

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