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| Title | Somalie : les cartes d'identité des réfugiés somaliens dans les camps de réfugiés à Djibouti et rapatriement au Somaliland |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Somalia |
| Publication Date | 1 March 1999 |
| Citation / Document Symbol | SOM31482.F |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Somalie : les cartes d'identité des réfugiés somaliens dans les camps de réfugiés à Djibouti et rapatriement au Somaliland, 1 March 1999, SOM31482.F, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3ae6ac3ec.html [accessed 30 May 2012] |
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HR> L'information suivante provient d'un entretien téléphonique effectué par la Direction des recherches le 17 mars 1999 avec l'administrateur chargé de la protection internationale du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) à Djibouti. Les réfugiés qui prevenaient de la Somalie, avant la sécession du Somaliland, habitent les camps de réfugiés djiboutiens depuis 1991. Une forte majorité de réfugiés sont nomades d'origine rurale et sont arrivés sans papiers. Après vérification sommaire on leur a accordé la protection à premier vue. Le HCR ne leur a émis qu'une carte de ration alimentaire (ibid.).
Étant donné le niveau d'analphabétisme parmi la population des camps, le HCR a établi des écoles afin de donner aux réfugiés une éducation et des aptitudes de base. Après neuf ans de scolarité, quelques uns peuvent s'exprimer en arabe et en français (ibid.). Cependant, l'administrateur chargé de la protection internationale a précisé que les cours de français ne se donnent pas dans les camps (ibid.).
Le rapatriement depuis Djibouti vers la Somalie est librement consenti et très peu de gens sont retournés (soit 248 au total) sur une population de 10 000 réfugiés qui se trouvent dans le camp Holl Holl (ibid.). Lorsque les gens, pour la plupart des jeunes hommes entre 18 et 20 ans, veulent retourner chez eux, le HCR leur offre une subvention au rapatriement de 80 $ américains aux fins de transport et de réintégration. L'intéressé doit accuser réception en signant un formulaire de rapatriement volontaire. Le bureau conserve une copie du formulaire signé et l'autre copie sert de carte d'identité au Somaliland. En arrivant au Somaliland, toutefois, l'interessé est obligé de se présenter aux autorités chargé de la réintégration des rapatriés, soit le ministère de la Réhabilitation des réfugiés à Hargeisa.
Par contre, il est à noter que sur la demande du président Egal du Somaliland, toute opération de rapatriement au Somaliland est reporté à un proche avenir. Pour des plus amples renseignements sur le programme de rapatriement en Somaliland, veuillez consulter les demandes d'information SML31180.E du 17 février et SML30964.E du 22 janvier 1999 consultables aux centres de documention de la CISR.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié.
Référence
Le Haut Commissariat pour les réfugiés, Djibouti. 17 mars 1999. Entretien téléphonique avec l'administrateur chargé de la protection internationale.