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| Title | Jamaïque : information sur la criminalité et la protection offerte par l'État (janvier 2002-juillet 2003) |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Jamaica |
| Publication Date | 10 July 2003 |
| Citation / Document Symbol | JAM41720.EF |
| Reference | 7 |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Jamaïque : information sur la criminalité et la protection offerte par l'État (janvier 2002-juillet 2003), 10 July 2003, JAM41720.EF, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3f7d4db615.html [accessed 3 June 2012] |
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Un certain nombre de sources ont signalé que les [traduction] « crimes, y compris les crimes violents, constituent un sérieux problème en Jamaïque, particulièrement à Kingston » (États-Unis 7 juill. 2003; voir aussi Royaume-Uni avr. 2003, paragr. 6.3; Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 1.a; Freedom in the World 2001‑2002 18 juill. 2002). Le taux d'homicides oscillant entre 37 (IPS 14 juin 2002) et plus de 40 (Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 1.a) meurtres par 100 000 habitants fait de la Jamaïque l'un des pays [traduction] « où le taux de crimes et de meurtres est le plus élevé au monde » (Royaume-Uni avr. 2003). Les statistiques démontrent que 887 meurtres ont été signalés en 2000 (Economist 12 janv. 2002), mais qu'on a enregistré 1 139 homicides en 2001 (Latin American Regional Reports 21 janv. 2003) et 1 045 en 2002 (AP 6 juin 2003). La Direction de l'immigration et de la nationalité du Royaume‑Uni (Immigration and Nationality Directorate - IND) a fait remarquer qu'en 2002, [traduction] « [e]nviron 70 p. 100 des meurtres commis dans l'île l'ont été à Kingston, à St. Andrew et à St. Catherine » (janv. 2003, paragr. 1).
Selon Freedom in the World 2001-2002, [traduction] « [l]a violence est due en majorité aux guerres entre les posses, bandes de trafiquants de stupéfiants »; la situation a été aggravée par l'arrivée de criminels expulsés des États-Unis et par un trafic d'armes florissant (18 juill. 2002). Dans un article de juillet 2002, Hardley Lewin, chef d'état-major de la Force de défense de la Jamaïque (Jamaica Defence Force - JDF), a déclaré que le [traduction] « trafic illégal de stupéfiants, d'armes et de munitions, [le] blanchiment d'argent et [la] corruption » constituaient les [traduction] « plus grandes menaces auxquelles l'île [était] confrontée » (CMC 6 juill. 2002). Derrick Smith, porte-parole de l'opposition formée par le Parti travailliste de la Jamaïque (Jamaica Labour Party - JLP), réagissant aux nouvelles annonçant que le Service de l'immigration et de la naturalisation des États-Unis (Immigration and Naturalization Service - INS) avait ciblé environ 12 000 Jamaïcains devant être expulsés, a formulé une mise en garde selon laquelle la situation du pays, en ce qui a trait à la criminalité, allait empirer (ibid. 18 nov. 2002a). De plus, dans les Country Reports 2002, on a relevé que
[traduction]
[d]es bandes bien armées de trafiquants de stupéfiants et d'armes contrôlaient de nombreuses communautés des quartiers défavorisés. Les bandes étaient souvent mieux équipées que les forces policières et tendaient des embuscades aux patrouilles de sécurité conjointes. Des attentats visant des agents de police et des membres de leur famille ont été commis (31 mars 2003, sect. 1a).
En ce qui a trait à la protection offerte par l'État, Peter Phillips, ministre de la Sécurité nationale, a annoncé en janvier 2002 un plan destiné à combattre une recrudescence de la criminalité violente, et qui impliquerait un [traduction] « remaniement » de ses forces de sécurité (AP 17 janv. 2002). Les étapes du plan comprenaient la prise de contrôle par la police de son propre budget, de même que l'amélioration de la capacité technique des forces de sécurité par l'ajout de [traduction] « nouveaux véhicules blindés » et d'autres pièces d'équipement servant à la prévention du crime, comme des appareils à rayons X destinés à repérer les arrivages de stupéfiants dans les ports jamaïcains (ibid.). De plus, la police et l'armée [traduction] « travailleraient à combler 3 000 postes vacants » dans leurs rangs et à mettre sur pied davantage de [traduction] « barrages routiers et [de] patrouilles [composées de policiers et de soldats], et [à] imposer davantage de couvre-feux, particulièrement dans les quartiers agités » (ibid.).
Dans un certain nombre d'articles de novembre et de décembre 2002, on a fait état de l'incidence des nouvelles mesures de lutte contre la criminalité, dont une augmentation du nombre d'opérations policières et militaires dans différents secteurs du centre-ville de Kingston (CMC 18 nov. 2002b; ibid. 4 déc. 2002; ibid. 5 déc. 2002; ibid. 17 déc. 2002). En raison du succès de ces opérations [traduction] « dans certains secteurs instables de la zone d'entreprises » de Kingston, le ministre de la Sécurité nationale a annoncé que les opérations conjointes entre la police et l'armée seraient [traduction] « étendues à d'autres secteurs de l'île » (ibid. 4 déc. 2002). Un article de décembre 2002 mentionne que P.J. Patterson, premier ministre de la Jamaïque, envisageait de modifier la Loi sur la défense en [traduction] « permettant aux soldats de “disposer de tous les pouvoirs que peuvent légalement exercer” les membres de la Force policière de la Jamaïque (Jamaica Constabulary Force - JCF) » (ibid. 17 déc. 2002). Dans le Miami Herald du 11 mars 2003, on a signalé qu'on imposait toujours des couvre-feux dans les quartiers de Kingston nommés Tavares Gardens et Hannah Town, et que ces couvre-feux [traduction] « pouvaient être déplacés ou étendus en tout temps. » Même si, grâce au contrôle qu'elles ont exercé, la police et l'armée ont apparemment [traduction] « contenu des flambées de violence dans certains quartiers », les autorités admettent qu'un [traduction] « bouclage » strict des zones de forte criminalité ne peut se poursuivre [traduction] « éternellement » (Miami Herald 11 mars 2003). Seulement, des détracteurs tels que les membres de Jamaïcains pour la justice (Jamaicans for Justice), groupe de défense des droits de la personne, soutiennent que le gouvernement n'a proposé [traduction] « aucune mesure concrète » en termes de solutions de rechange pour enrayer le crime (ibid.).
Selon un article de janvier 2003, le commissaire de police Francis Forbes a déclaré que le taux de meurtres a décru de 18 p. 100 [traduction] « depuis le début de l'année, si l'on compare à une période similaire l'an dernier [2002] », et que le nombre de [traduction] « crimes majeurs » a diminué de 66 p. 100 (CMC 22 janv. 2003). Forbes a également fait remarquer que des agents de police additionnels avaient été postés un peu partout dans le pays, et que la police avait appréhendé, depuis le début de l'année, 505 suspects de plus qu'elle n'en avait appréhendé en 2002 (ibid.).
Veuillez consulter le document électronique annexé intitulé International Narcotics Control Strategy Report 2002 et le bulletin de janvier 2003 sur la Jamaïque de l'IND annexé à cette réponse, pour prendre connaissance d'autres initiatives stratégiques destinées à combattre le crime en Jamaïque.
L'organisation Amnesty International s'est dite profondément inquiète à propos de la violence policière et de l'impunité en Jamaïque où, [traduction] « malgré l'un des taux les plus élevés au monde d'exécutions extrajudiciaires de civils par des membres des forces de sécurité, les policiers et les militaires ne sont presque jamais traduits en justice » (M2 Press Wire 9 janv. 2002). Les statistiques montrent [traduction] « qu'il y a eu 149 morts, dont 16 agents de police, lors de rencontres entre la police et des criminels » en 2002 (Country Reports 2002 31 mars 2003, sect. 1.a). Certaines sources ont signalé, en comparaison, que le nombre de morts liées à des affrontements avec la police s'élevait à 163 en 2001 (ibid.) et à 140 en 2000, et que 151 suspects avaient été tués en 1999 (Freedom in the World 2001-2002 18 juill. 2002).
Dans un communiqué de presse de juin 2003, l'organisation Amnesty International [traduction] « a bien accueilli les mesures et les engagements récents du gouvernement de la Jamaïque visant à renforcer la mise sous enquête des policiers impliqués dans des fusillades mortelles » (AI 25 juin 2003). « [L]e démantèlement de l'Unité de gestion des crimes (Crime Management Unit - CMU), qui a été impliquée dans de nombreuses transgressions des droits de la personne », constitue une avancée majeure de l'engagement du gouvernement à mettre un terme à l'impunité policière (ibid.). Selon un article du 6 juin 2003 de l'Associated Press, le CMU, formé de huit membres, a été impliqué dans [traduction] « au moins 40 meurtres depuis son instauration en 2000 par le premier ministre P.J. Patterson ». Néanmoins, des groupes locaux de défense des droits de la personne comme Familles contre la terreur étatique (Families Against State Terror) soutiennent que des [traduction] « changements au système » doivent être apportés, et que les [traduction] « meurtres vont continuer à moins que tous les agents changent leur mentalité apparente, qui consiste à tirer d'abord » (AP 6 juin 2003).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Amnesty International (AI). 25 juin 2003. « Jamaica: Welcome Developments: Is an End to Police Impunity in Sight? ». (Index AI : AMR 38/015/2003). <http://web.amnesty.org/library/print/ENGAMR380152003>
[Date de consultation : 2 juill. 2003]
Associated Press (AP). 6 juin 2003. Stevenson Jacobs. « Jamaica Disbanding Paramilitary Police Accused of Killing Innocents ». (NEXIS)
____. 17 janvier 2002. « Jamaican Government Unveils Plan to Combat Rising Violent Crime ». (NEXIS)
Caribbean Media Corporation News Agency (CMC) [Bridgetown]. 22 janvier 2003. « Jamaica: Police Commissioner Reports Decrease in Murder Rate ». (BBC Monitoring/Dialog)
_____. 14 décembre 2002. « Jamaica: Politicians Disagree About More Powers for Armed Forces to Fight Crime ». (BBC Monitoring 17 déc. 2002/NEXIS)
____. 5 décembre 2002. « Jamaica: Curfew in Kingston's Corporate Area Extended for 48 Hours ». (BBC Monitoring/NEXIS)
____. 4 décembre 2002. « Jamaica: Police-Military Operation to Be Extended; UK Assistance Outlined ». (BBC Monitoring/NEXIS)
____. 18 novembre 2002a. « Jamaica: Opposition Express Concern About Numbers of Criminal Deportees from US ». (BBC Monitoring/NEXIS)
____. 18 novembre 2002b. « Jamaica: Strong Security Presence in Downtown Kingston Following Shootings ». (BBC Monitoring/NEXIS)
____. 6 juillet 2002. « Jamaica: Army to Assist Police in Fighting Crime, Drugs ». (BBC Monitoring 7 juill. 2002/NEXIS)
Country Reports on Human Rights Practices for 2002. 31 mars 2003. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. <http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/
2002/18337pf.htm> [Date de consultation : 2 juill. 2003]
The Economist [Londres]. 12 janvier 2002. « Crime Without Punishment ». (NEXIS)
États-Unis. 7 juillet 2003. Département d'État des États-Unis, Bureau des affaires consulaires. « Consular Information Sheet: Jamaica ». <http://travel.state.gov/jamaica.html> [Date de consultation : 7 juill. 2003]
Freedom in the World: The Annual Survey of Political Rights and Civil Liberties 2001-2002. 18 juillet 2002. <http://www.freedomhouse.org/research/freeworld/2002/
countryratings/jamaica2.htm> [Date de consultation : 2 juill. 2003]
Inter Press Service (IPS). 14 juin 2002. Dionne Jackson Miller. « Politics-Jamaica: Parties Sign Election Code of Conduct ». (NEXIS)
Latin American Regional Reports: Caribbean & Central America [Londres]. 21 janvier 2003. « Patterson Launches Anti-Crime Plan; Britain Demands Visas for Visiting Jamaicans ». (NEXIS)
M2 Press Wire. 9 janvier 2002. « Amnesty International: Jamaica Right of Jamaicans to Be Protected from Crime Must Prevail ». (NEXIS)
Miami Herald. 11 mars 2003. Marika Lynch. « Jamaica Puts Police, Army in Inner Cities to Quell Crime ». (NEXIS)
Royaume-Uni. Avril 2003. Direction de l'immigration et de la nationalité (IND), ministère de l'Intérieur. « Jamaica Assessment ». Country Assessments. <http://www.workpermits.gov.uk/default.asp?PageId=3460>
____. Janvier 2003. Direction de l'immigration et de la nationalité (IND), ministère de l'Intérieur. Janvier 2003. « Jamaica Bulletin ». <http://www.workpermits.gov.uk/
default.asp?PageId=3705> [Date de consultation : 9 juill. 2003]
Document annexé
Royaume-Uni. Janvier 2003. Direction de l'immigration et de la nationalité (IND), ministère de l'Intérieur. Janvier 2003. « Jamaica Bulletin ». <http://www.workpermits.gov.uk/default.asp?PageId=3705>
[Date de consultation : 7 juill. 2003]
Autres sources consultées
Bases de données de la CISR
Dialog
World News Connection (WNC)
Sites Internet, y compris :
Human Rights Watch (HRW)
Independent Jamaica Council for Human Rights
Jamaica Gleaner [Kingston]
Jamaica Information Service
Jamaicans for Justice
Moteur de recherche :
Document électronique annexé
International Narcotics Control Strategy Report 2002. 1er mars 2003. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. « Jamaica ». <http://www.state.gov/g/inl/rls/
nrcrpt/2002/html/17945pf.htm> [Date de consultation : 7 juill. 2003]
Policy Initiatives. GOJ officials publicly state the government's commitment to combating illegal drugs and drug-related crimes. Following national elections in October 2002, Prime Minister Patterson and Minister of National Security Phillips unveiled a broad-based anti-crime package designed to stem the rising tide of crime and violence in Jamaica, explicitly identifying drug trafficking as the primary revenue source and the basis of organized crime in Jamaica. In line with Minister Phillips' direction to shift from a containment to a preemption strategy, joint military and police operations were launched in early December to disarm and dismantle criminal gangs operating in inner city Kingston.
In December, Prime Minister Patterson presented to the Cabinet and Parliament a proposed package of legislative reforms to enhance law enforcement and judicial powers. The reforms, some of which have been drafted, address counterterrorism, port security, firearms, expanded fingerprinting powers for the police, forfeiture of proceeds of crime (including civil asset forfeiture), and plea bargaining. Prime Minister Patterson also publicly stated his intention to introduce emergency legislation that would require the declaration of cross-border movements of currency or monetary instruments.
The GOJ announced plans to establish a National Intelligence Bureau charged with analysis and dissemination of all-source actionable intelligence among the various law enforcement agencies. Planning was underway as of year's end. The GOJ is working with international partners to modernize its law enforcement agencies, in particular the JCF. The UK government is assisting the JCF in a five-year modernization program. The GOJ enacted a Precursor Chemicals Act in 2000 that conforms with the model regulations developed by the Organization of American States Inter-American Drug Abuse Control Commission (OAS/CICAD), but, as implementing regulations have not yet been drafted, the GOJ lacks a control program that would enable it to detect the diversion of precursor chemicals.