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| Title | Acte fondamental |
| Publisher | National Legislative Bodies |
| Country | Republic of the Congo |
| Publication Date | 24 October 1997 |
| Cite as | Acte fondamental [Republic of the Congo], 24 October 1997, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3ae6b5947.html [accessed 2 June 2012] |
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Peuple congolais proclame son attachement aux principes de la démocratie et des droits de l'homme qu'ils ont été définis par la déclaration Universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 et Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981 complétée par la Charte de Comité Nationale et la Charte des Droits et Libertés adoptées par la Conférence Nationale Souveraine du mai 1991.
Proclame son attachement à la promotion culturelle, politique et économique de l'Afrique, sa volonté opérer avec tous les peuples qui partagent ses idéaux de paix, de justice et de liberté.
Affirme solennellement son refus de l'intolérance et condamne toute forme de violence dans la , notamment tout acte de nature à entretenir la haine et les divisions entre les différentes communautés qui constituent la Nation Congolaise.
Conséquence, nous peuple congolais, soucieux de:
- Créer un ordre politique nouveau, un Etat où règnent la morale, le droit, la liberté, la démocratie ste, l'égalité, la justice sociale, la fraternité, la solidarité et le bien être général;
- Préserver le caractère sacré de la personne humaine;
- Garantir la participation de chacun à la vie de la Nation;
- Préserver notre unité nationale dans la diversité culturelle; Mons et adoptons le présent Acte Fondamental qui porte organisation des pouvoirs publies pendant période de transition.
La République du Congo est un Etat souverain et indépendant, décentralisé, indivisible, démocratique et social.
L'emblème national de la République est le drapeau tricolore, vert, jaune, rouge. De forme gulaire, il est composé de deux triangles rectangles de couleur verte et rouge, séparés par une aune en diagonale, le vert étant du côté de la hampe.
L'hymne national est "La Congolaise"
La devise de la République est: "Unité - Travail - Progrès"
La langue officielle est le français.
Le sceau de l'Etat et les armoiries sont définis par la loi.
La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exercice au moyen du suffrage universel, représentants ou par référendum.
Tout citoyen a le devoir sacré de défendre la Nation et son intégrité territoriale, de désobéir consister à tout individu ou groupe d'individus qui exercent le pouvoir en violation du présent Acte ental.
Les association, les partis et groupements politiques se forment librement et exercent leurs activités dans le respect de la loi. Ils doivent respecter les principes de souveraineté, d'intégrité territoriale, d'unité nationale et de démocratie pluraliste.
Les associations, les partis et groupements politiques dont les buts tendent à porter atteinte ou à renverser l'ordre établi ou à compromettre l'unité nationale et l'existence de la République du Congo sont interdits.
La personne humaine est sacrée. L'Etat a obligation de la respecter et de la protéger. Chaque citoyen a droit au libre développement de sa personnalité dans le respect des droits d'autrui et de l'ordre public.
La liberté de la personne humaine est inviolable. Tout acte de torture, tout traitement inhumain et dégradant sont interdits. Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d'une procédure lui offrant les garanties de la défense.
Les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, les crimes de génocide sont imprescriptibles. Le pouvoir juridiciaire et les autorités publiques compétentes assurent le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi.
tout citoyen peut s'opposer à l'exécution d'un ordre reçu lorsque celui-ci porte atteinte aux droits de la personne humaine. La loi détermine les cas dans lesquels il y a atteinte aux droits de la personne humaine.
Le domicile est inviolable. Il ne peut être ordonné de perquisition que dans les formes et les conditions prévues par la loi.
La propriété et le droit de succession sont garantis. Le transfert et l'expropriation ne sont admis que sous la condition d'une juste et préalable indemnisation.
En cas de contestation, le propriétaire est fondé à saisir les tribunaux compétents.
Le secret des lettres, des correspondance, des télécommunications ou tout autre forme de communication ne peut être violé, sauf dans les cas prévus par la loi.
Aucun citoyen ne peut être interné sur le territoire national, sauf dans les cas prévus par la loi.
Tous les citoyens congolais sont égaux en droit. Tout acte qui accorde des privilèges à des nationaux ou limite leurs droits en raison de l'origine ethnique ou régional, de l'opinion politique ou philosophique, de la religion, du sexe ou de l'état physique est contraire an présent Acte Fondamental et puni des peines prévues par la loi.
Tous les citoyens congolais ont le devoir de se conformer à l'Acte Fondamental, aux lois et règlements de la République, de s’acquitter de leurs contributions fiscales et de remplir leurs obligations sociales.
La République accorde le droit d'asile, sur son territoire, aux ressortissants étrangers poursuivis en raison de leurs actions en faveur de la démocratie, de la lutte de libération nationale, de la liberté du travail scientifique et culturel et pour la défense des droits de l'homme et des peuples, conformément aux lois et règlements en vigueur.
La République garantit l'exercice des droits et des libertés individuelles et collectives, notamment les libertés de circulation, d'opinion, de religion, d'expression, d'association, de cortège et de manifestation.
Les citoyens congolais jouissent du droit à la culture, à l'éducation et au respect de leur identité culturelle.
Toutes les communautés, composant la Nation Congolaise, jouissent de la liberté d'utiliser leurs langues et leur culture sans porter préjudice, ni à celle d'autrui, ni à l'intérêt national.
La République garantit le droit des minorités.
Tous les citoyens congolais ont droit à l’information. Les activités relatives à l'information et à la communication s'exercent en toute indépendance dans le respect de la loi.
Chaque citoyen a droit à un environnement sain que l'Etat a l'obligation de protéger. Le transit, l'importation, le stockage, l’enfouissement, la distribution, le déversement dans les eaux continentales et les espaces maritimes sous juridiction nationale y compris la zone économique exclusive, l'épandage dans l'espace aérien des déchets toxiques, polluants ou radioactifs ou tout autre produit dangereux constituent un crime puni par la loi. Tout accord relatif à ces domaines est prohibé.
Le travail est un droit et un devoir sacré. Tout citoyen a le droit d'être rémunéré suivant son travail et ses mérites. Toute discrimination, fondée sur la race, le sexe, l'état physique, l'origine régionale ou ethnique, est interdite.
La femme a les mêmes droits que l'homme dans les domaines de la vie politique et sociale. Pour un travail égal, la femme a droit au même salaire que l'homme.
L'Etat garantit les libertés syndicales. Tout travailleur est libre d'adhérer au syndicat de son choix. Le droit de grève s'exerce dans les conditions fixées par la loi.
Tout citoyen a droit à la protection des intérêts moraux et matériels, découlant de toute oeuvre scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.
Le mariage et la famille sont sous la protection de la loi. Le mariage légal ne peut être contracté que devant les organes compétents de l'Etat. La loi fixe les conditions juridiques du mariage et de la famille.
Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors du mange, ont, à l’égard maria de leurs parents, les mêmes droits et: devoirs. Ils jouissent de la même protection aux termes la loi. Les parents ont des obligations et des devoirs à l'égard de leurs enfants, ils soient nés dans le mariage ou hors du mariage.
L'Etat est garant de la santé publique. Tout citoyen adroit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille.
Les citoyens congolais ont le droit d'introduire des requêtes auprès des organes appropriés de l’Etat.
Tout citoyen, qui subit un préjudice du fait de l'administration, a le droit d'ester en justice.
Les citoyens, chargés d'une fonction publique ou élus à une fonction publique, ont le devoir de l'accomplir avec conscience et sans discrimination.
Les biens publics sont sacrés et inviolables. Les citoyens doivent les respecter scrupuleusement et les protéger. La loi réprime tout acte de sabotage, de corruption, de concussion, de détournement ou de dilapidation des biens publics.
Les étrangers bénéficient, sur le territoire de la République du Congo, des mêmes droits et libertés que les citoyens congolais, dans les conditions déterminées par les traités et les lois, sous réserve de réciprocité.
Le Président de la République est Chef de l'Etat. Il incarne l’unité nationale et veille au respect du présent Acte Fondamentale au fonctionnement régulier des institutions publiques. Il assure la continuité de l'Etat. Il est garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités et des accords internationaux.
Lors de son entrée en fonction, le Président de la République prête le serment suivant devant la Cour Suprême: "Devant la Nation et le peuple congolais seul détenteur de la souveraineté, moi, Président de la République, je jure solennellement:
- de respecter et de défendre la forme républicaine de l’Etat;
- de remplir loyalement des hautes fonctions qui viennent de m’être confiées;
- de garantir le respect des droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques;
- de protéger et respecter le bien public, y compris les ressources et les richesses naturelles;
- de garantir, promouvoir et consolider la paix;
- de rétablir, de renforcer et de préserver unité nationale et l'intégrité territoire, la souveraineté et l’indépendance nationales".
Le président de la République est Président du Conseil des ministres. Il est Chef du gouvernement. Il oriente la politique générale de la Nation et en définit les actions fondamentales.
Le Président de la République nomme les membres du Gouvernement et met fin à leur action.
Le Président de la République exerce le pouvoir exécutif. Il nomme aux hautes fonctions civils et militaires en Conseil des ministres. Il nomme aux hauts emplois civils et militaires dans les conditions prévues par la loi.
Le Président de la République exerce le pouvoir réglementaire.
Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires près des puissances étrangères. Les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont crédités auprès de lui.
Le Président de la République est chef suprême des armées.
Le Président de la République exerce le droit de grâce.
Le Président de la République communique avec le Conseil National de Transition par des passages qu’il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat.
Le Président de la République légifère par ordonnance en matière économique et financière si qu'en matière de défense et de sécurité.
Le Président de la République promulgue les lois dans un délai de quinze jours après leur option par le Conseil National de Transition.
Les actes du Président de la République, autres que ceux relatifs à la nomination des membres du Gouvernement, sont contresignés par les ministres chargés de leur exécution.
Le Président de la République convoque le Conseil National de Transition en session linaire et en session extraordinaire.
Le Gouvernement met en oeuvre la politique générale de la Nation, conformément aux tentations et aux options définies par le Président de la République. Il dispose de l’administration et de force publique.
Les membres du Gouvernement sont responsables devant le Président de la République.
Le Conseil National de Transition est l'organe législatif de Transition. Il est constitué par une chambre composée de soixante-quinze membres.
Les membres du Conseil National de Transition sont élus par le Forum National pour la Reconstruction du Congo.
Le Bureau du Conseil National de Transition comprend:
- un Président;
- deux Vice-présidents;
- deux Secrétaires;
- deux Questeurs;
Les membres du Conseil National de Transition portent le TITRE de Conseiller National.
Le Conseil National de Transition a pour missions:
- de suivre et de contrôler les décisions du Forum National pour la Reconstruction du Congo;
- d'exercer la fonction législative;
- de contrôler l'action du Gouvernement;
- d'examiner, après un débat national, le projet de Constitution à soumettre au référendum;
- de veiller à la défense et à la promotion des Droits de l'Homme;
- d’exercer la fonction de conseil Economique et Social du Gouvernement.
Sont du domaine de la loi.
- la citoyenneté, les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens dans l’exercice des libertés publiques, le sujétions imposées pour la défense nationale aux citoyens, en leur personne ou en leurs biens;
- la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions;
- la détermination des crimes, des délits et des contraventions de cinquième classe ainsi que des peines qui leur sont applicables, l’organisation de la justice et la procédure suivie devant les juridictions et pour l'exécution des décisions de justice, le statut de la magistrature et le régime juridique du conseil supérieur de la magistrature;
- l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures, les emprunts es et les engagements de l'Etat;
- le régime d'émission de la monnaie;
- le statut général de la fonction publique;
- le travail et le régime de sécurité social;
- la nationalisation et la dénationalisation;
- Le plan de développement économique et social;
- L'environnement;
- Le régime de propriété;
- La création des établissements publics.
La loi détermine également les principes fondamentaux:
- de l'organisation de la défense nationale
- de la gestion et de l'aliénation du domaine de l'Etat et des collectivité locales;
- de l'aménagement du territoire;
- de la mutualité et de l'épargne;
- du régime des transports et des télécommunications;
- de l’enseignement, de la santé, de la science et de la technologie;
- de la culture, des arts et des sports.
La loi, détermine l'organisation de la force publique, qui comprend l'armée nationale, la police nationale, la gendarmerie nationale.
Elle définit les statuts particuliers des personnels militaires, de la police et de la gendarmerie.
Les lois de finances déterminent les ressources e t les charges de l’Etat.
La déclaration de guerre est autorisée par le Conseil National de Transition.
Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi sont du domaine réglementaire.
Le Conseil National de Transition se réunit en session ordinaire ou en session extraordinaire sur convocation du Président de la République.
Les séances du Conseil National de Transition sont publiques, sauf si le huis-clos est prononcé.
Les fonctions de Conseiller National sont gratuites. Toutefois, elles donnent droit au remboursement des frais de transport et de indemnités de session dont le taux et les conditions d'attribution sont fixées, par la loi.
Le Conseil National de Transition rédige et adopte un règlement intérieur qui détermine son fonctionnement et fixe la procédure législative.
Le Président du Conseil National de Transition ouvre et clôture les sessions ordinaires ou extraordinaires du Conseil National de Transition.
Les délibérations du Conseil National de Transition sont publiées au Journal Officiel de la République.
Le Conseiller National ne peut être ni poursuivi, ni arrêté, ni traduit en justice pour les opinions émises dans l'exercice de ses fonctions. Il ne peut l’être en matière criminelle et correctionnelle qu'avec l'autorisation du Conseil National de Transition, sauf en cas de flagrant délit.
L'initiative des lois appartient concurremment au Conseil National de Transition et au gouvernement. Toute proposition de loi, tendant à augmenter ou à diminuer les dépenses, doit être assortie de propositions dégageant les recettes ou les économies correspondantes.
Les projets et les propositions de loi, avant leur adoption par le Conseil National de Transition, doivent être soumis à la cour Suprême pour avis. Les propositions de loi doivent être, au préalable, communiquées au Gouvernement.
Ces projets et ces propositions de loi sont examinées par la Cour Suprême selon la procédure d’urgence.
Le Gouvernement est tenu de fournir au Conseil National de Transition toutes les explications qui lui sont demandées sur ses activités. Les moyens d'information et de contrôle du Conseil Nationale de Transition sur l’action gouvernementale sont:
- l'interpellation des membres du Gouvernement;
- la question écrite;
- la question orale;
- l'audition des membres du Gouvernement en commissions;
Le règlement intérieur du Conseil National de Transition fixe les conditions d'exercice de ces moyens.
Pendant la période de transition, le Conseil National de Transition ne peut être dissous et Gouvernement ne peut faire l'objet d'une motion de censure.
Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison. En ce cas, il est mis en accusation devant la haute cour de justice par le Conseil National de Transition statuant à la majorité des deux tiers de ses membres.
La haute cour de justice est compétente pour juger les membres du Conseil National de Transition et du Gouvernement à raison des faits qualifiés crimes ou délits commis dans l'exercice de leur fonction ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre le sûreté de l'Etat.
Le pouvoir judiciaire est confié aux juridictions nationales. Le Président de la République garantit son indépendance à travers le conseil supérieur de la magistrature.
Le pouvoir judiciaire est exercé par la Cour Suprême et les autres juridictions nationales créées par la loi. La loi fixe l'organisation, la composition et le fonctionnement de la Cour Suprême.
Pendant la période de transition, la Cour suprême assure le contrôle de la conformité des lois, des traités et des accords internationaux au présent Acte Fondamental.
Il est institué un Conseil Supérieur de la Magistrature présidé par le Président de la République. La loi fixe les conditions de désignation des membres du conseil supérieur de la magistrature ainsi que celles de son organisation, de sa composition et de son fonctionnement.
Les magistrats du siège et du parquet des cours et tribunaux sont nommés par le Président le la République sur proposition du conseil supérieur de la magistrature.
Pendant la période de transition, toute personne, physique ou morale, qui estime, à l'occasion d’une affaire la concernant, qu'un organisme public n’a pas fonctionné conformément à la mission de service public qui lui est dévolu, peut, par une requête individuelle, saisir le médiateur de la République.
Les conditions de saisine du médiateur de la République sont déterminées par la loi.
La République du Congo est divisée en régions, en communes, en arrondissements et en stricts.
Pendant la période de transition, les régions, les communes, les arrondissements et les stricts sont dirigés par des administrateurs nommés par le Gouvernement de Transition.
Le Président de la République négocie, signe et ratifie les traités. La ratification ne peut ervenir qu’après autorisation du Conseil National de Transition notamment en ce qui concerne les ités de paix, de défense, de commerce et ceux relatifs aux ressources naturelles.
Les traités ou les accords régulièrement ratifiés ont, dés leur publication, force de loi, sous la serve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie.
Les traités et les accords internationaux, précédemment conclus et régulièrement ratifiés, demeurent en vigueur.
Les lois et règlements en vigueur restent applicables en leurs dispositions non contraires au présent Acte Fondamental.
Les institutions politiques de la période de transition fonctionnent jusqu'à l'installation effective des organes issus des élections.
Le présent Acte fondamental, qui abroge la Constitution du 15 Mars 1992, entre en vigueur dès sa signature par le Président de la République, Chef de l'Etat.
En attendant l’adoption par référendum et la mise en application de la nouvelle Constitution, le présent Acte Fondamental sera exécuté comme Constitution de l'Etat.
Fait à Brazzaville, le 24 Octobre 1997
Le Président de la République
Chef de l'Etat,
Le Général d'Armée Denis SASSOU NGUESSO
Topics: Constitutional law,