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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - République dominicaine |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Dominican Republic |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - République dominicaine, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/48427245c.html [accessed 2 June 2012] |
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| République dominicaine | |
| Chef de l'État et du gouvernement | Leonel Fernández Reyna |
| Peine de mort | abolie |
| Population | 9,1 millions |
| Espérance de vie | 71,5 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 48 / 39 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 87 % |
Les Haïtiens et les Dominicains d'origine haïtienne continuaient de subir des discriminations. La police aurait commis des homicides dans des circonstances controversées. La violence contre les femmes était endémique. La traite des êtres humains, en provenance ou à destination du pays, restait préoccupante. Des expulsions forcées ont laissé des centaines de familles sans abri.
Tout au long de l'année, diverses franges de la population ont exigé que le gouvernement prenne des mesures plus énergiques pour combattre la pauvreté et faire respecter les droits sociaux et économiques. Malgré une forte croissance, plus d'un quart de la population vivait dans la pauvreté. Par ailleurs, le nombre d'enfants sous-alimentés a encore augmenté.
Des réformes du Code pénal, dont la dépénalisation de l'avortement, ont été examinées au Parlement, mais aucune loi n'avait été adoptée à la fin de l'année.
Les autorités ont renforcé la surveillance militaire à la frontière avec Haïti en y déployant un Corps spécialisé de sécurité frontalière. Les migrants en situation irrégulière ont été victimes d'expulsions massives, souvent arbitraires, et sans recours possible.
La violence contre les femmes, très répandue, n'épargnait aucune catégorie sociale. Selon les statistiques officielles, au moins 165 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon à la suite de conflits au foyer. Durant les six premiers mois de l'année, les bureaux des procureurs ont reçu plus de 6 000 plaintes d'agressions liées au genre, provenant de l'ensemble du territoire. Des préoccupations subsistaient quant au faible taux de signalement de ces violences, et aux réponses inadéquates des autorités lorsque des plaintes étaient effectivement déposées.
De nouvelles mesures visant à consigner les naissances d'enfants de migrants sans papiers dans un registre pour les étrangers ont suscité diverses inquiétudes. Cette pratique était considérée comme discriminatoire car elle pouvait empêcher les enfants d'origine haïtienne de faire valoir leur droit à la nationalité dominicaine. En octobre, l'experte indépendante des Nations unies sur les questions relatives aux minorités et le rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme se sont rendus dans le pays. Ils ont constaté une discrimination généralisée à l'endroit des travailleurs immigrés haïtiens et des Dominicains d'origine haïtienne. On a signalé des agressions à caractère raciste contre les travailleurs immigrés haïtiens tout au long de l'année.
De nombreuses personnes qui tentaient d'atteindre clandestinement Porto Rico depuis la République dominicaine ont péri en mer. Cette année encore, des travailleurs migrants haïtiens ont été amenés illégalement dans le pays, malgré la surveillance accrue des autorités à la frontière.
Les actes d'intimidation et de harcèlement commis par les autorités ou par des particuliers envers les journalistes et les autres professionnels des médias ont augmenté. Des journalistes enquêtant sur la corruption ont été agressés.
Des centaines de familles ont été expulsées de chez elles sans aucun respect des procédures légales ni consultation. Dans la plupart des cas, la police, les militaires ou les particuliers ayant procédé aux expulsions ont fait un usage excessif de la force, ce qui a entraîné des morts, des blessures et des destructions de biens.
Amnesty International a continué de recevoir des informations faisant état de violences policières. Selon le bureau du procureur général, la police a tué au moins 126 personnes pour la seule période de janvier à mai. De manière générale, les violences policières restaient impunies, et les fonctionnaires des forces de sécurité et du système judiciaire n'avaient pas à rendre compte de leurs actes.
Topics: Violence against women, Police, Security forces, Forced eviction, Ethnic discrimination, Violence against women, Trafficking in persons, Extrajudicial executions, Freedom of expression,