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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Équateur |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Ecuador |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Équateur, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/484272454b.html [accessed 2 June 2012] |
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| République de l'Équateur | |
| Chef de l'État et du gouvernement | Alfredo Palacio, remplacé par Rafael Correa Delgado le 15 janvier |
| Peine de mort | abolie |
| Population | 13,6 millions |
| Espérance de vie | 74,7 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 29 / 22 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 91 % |
Le nouveau gouvernement a lancé des réformes constitutionnelles. A proximité de certaines industries extractives, des personnes militant pour la défense de l'environnement et des dirigeants communautaires ont été menacés et harcelés. Plusieurs cas de mauvais traitements et de torture infligés par la police ont été signalés.
Après avoir prêté serment en janvier, le président Rafael Correa a défini cinq axes d'action prioritaire, dont des réformes de la Constitution et dans les domaines de la santé et de l'éducation, ainsi qu'une réduction de la corruption.
En mai, le président a mis en place une commission de la vérité chargée d'enquêter sur les violations des droits humains commises sous le régime de León Febres Cordero (1984-1988). Cet organe n'avait cependant pas commencé ses travaux à la fin de l'année. Toujours en mai, l'Équateur a signé la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
En juin, le président a décrété des mesures d'urgence pour le système pénitentiaire et s'est engagé à mettre en œuvre des réformes de fond. Le même mois, en déclarant inconstitutionnels deux articles de la loi relative au service militaire, le Tribunal constitutionnel a rendu possible l'objection de conscience.
Des centaines de Colombiens se sont réfugiés en Équateur, fuyant la violence des combats entre les forces de sécurité et la guérilla dans le département de Nariño, dans le sud de la Colombie, ainsi que les graves violations des droits humains perpétrées par les paramilitaires soutenus par l'armée.
En juin, un tribunal fédéral des États-Unis siégeant à New York a reconnu la compétence de la justice équatorienne dans une affaire intentée par des citoyens équatoriens contre Chevron (anciennement Texaco) pour des dégâts qui auraient été causés à l'environnement en Amazonie entre 1964 et 1990. L'affaire devait être jugée courant 2008.
Des personnes militant pour la protection de l'environnement et la défense des droits communautaires auraient été menacées et harcelées pour avoir manifesté contre des projets d'industrie extractive.
Alors qu'elles se trouvaient en garde à vue, plusieurs personnes auraient été maltraitées par la police. L'une d'elles est morte dans des circonstances controversées. Amnesty International restait préoccupée par les initiatives visant à saisir les tribunaux de police et non les tribunaux civils des affaires de brutalités policières.
Topics: Police, Security forces,