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| Title | Amnesty International Rapport 2008 - Honduras |
| Publisher | Amnesty International |
| Country | Honduras |
| Publication Date | 28 May 2008 |
| Cite as | Amnesty International, Amnesty International Rapport 2008 - Honduras, 28 May 2008, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/4842724f3c.html [accessed 2 June 2012] |
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| République du Honduras | |
| Chef de l'État et du gouvernement | Manuel Zelaya Rosales |
| Peine de mort | abolie |
| Population | 7,5 millions |
| Espérance de vie | 69,4 ans |
| Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) | 48 / 38 ‰ |
| Taux d'alphabétisation des adultes | 80 % |
Les femmes faisaient toujours l'objet de multiples violences. Des défenseurs des droits humains, en particulier des personnes qui agissaient en faveur des droits économiques, sociaux et culturels, ont été la cible de menaces et d'agressions. Les violences contre les enfants et les jeunes adultes demeuraient un sujet de préoccupation.
Le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires a indiqué, en mars, que 125 affaires remontant au début des années 1980 n'avaient toujours pas été élucidées.
En février, le Honduras a signé la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
Au moins 41 personnes auraient été blessées par la police le 17 juillet à Santa Bárbara, au cours de manifestations organisées afin de protester contre la politique du gouvernement en matière d'exploitation minière. Les manifestants réclamaient au Congrès l'adoption d'une loi comportant des dispositions plus strictes en matière de protection de la santé et de l'environnement et interdisant les exploitations à ciel ouvert. Selon certaines informations, les policiers ont frappé les manifestants et tiré à balles réelles. Certains agents de la force publique auraient également été blessés.
Faute d'une véritable politique gouvernementale et de mesures de protection efficaces, les défenseurs des droits humains étaient à la merci des menaces et des attaques.
Quelque 200 femmes et jeunes filles auraient été tuées au cours de l'année, selon des statistiques officielles. Les informations recueillies faisaient toujours état d'un niveau élevé de violences conjugales. Les organisations locales étaient vivement préoccupées par le fait que les homicides perpétrés contre les femmes ne faisaient pas l'objet d'enquêtes ainsi que par l'absence de véritable mesure de lutte contre la violence domestique.
En avril, les tribunaux d'exception mis en place pour traiter les affaires de violences au foyer ont entamé leur activité dans les villes de San Pedro Sula et de Tegucigalpa.
Les chiffres officiels divergeaient dans ce domaine mais le parquet a indiqué que le nombre d'autopsies effectuées à la suite de meurtres d'enfants et de jeunes de moins de dix-neuf ans s'est élevé à 300 environ. Dans la plupart des cas, les coupables présumés n'ont pas été traduits en justice.
Topics: Violence against women, Police, Security forces, Violence against women, Extrajudicial executions, Human rights activists, Childrens rights,