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| Title | Burkina Faso : Front des forces sociales, y compris, ses objectifs ainsi que le traitement de ses membres par les autorités gouvernementales (1999 - juin 2002) |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Burkina Faso |
| Publication Date | 17 June 2002 |
| Citation / Document Symbol | BFA39430.F |
| Reference | 1 |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Burkina Faso : Front des forces sociales, y compris, ses objectifs ainsi que le traitement de ses membres par les autorités gouvernementales (1999 - juin 2002), 17 June 2002, BFA39430.F, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3df4bedfc.html [accessed 5 June 2012] |
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Basé à Ouagadougou et fondé en 1996, le Front des forces sociales (FFS) dispose d'un site Internet à l'adresse suivante : <http://membres.tripod.fr/FFS> (Europa 2001 2001, 867). Norbert Michel Tiendrébéogo en est le président (ibid.; AI 14 avr. 2000; Notre Voie 17 avr. 2000). Le FFS fait parti du « Groupe du 14 février » (Europa 2001 2001, 867). Membre du Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques, le « Groupe du 14 février » a été « constitué à la suite des élections législatives [de 1997] par des partis d'opposition accusant le pouvoir de tricherie » (Le Monde diplomatique août 1999).
D'après l'information consultable sur son site Internet mentionné ci-dessus, le FFS est « un parti d'opposition qui se réclame de l'idéal du Président burkinabé Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987 » et ses objectifs sont l'« instauration du Sankarisme en tant que solution novatrice pour le développement [et] l'organisation d'une économie nationale par la planification démocratique pour une répartition équitable du revenu national » (FFS s.d.).
En prévision des élections législatives de mai 2002, on apprend, dans une entrevue accordée par un représentant non identifié du FFS au journal Sidwaya, que le programme de ce parti intitulé « la fin de la fracture sociale » s'articulait sur trois grandes priorités à savoir « la force de la jeunesse, la fierté du Burkina, et la sécurité du peuple » (30 avr. 2002).
Pour obtenir la version intégrale de cette entrevue, veuillez consulter le site Internet Allafrica.com à l'adresse suivante : <http://fr.allafrica.com/stories/200204300630.html>.
Dans un communiqué, Amnesty International citait Norbert Tiendrébéogo, président du FFS, parmi six dirigeants du Collectif d'organisations démocratiques de masse et de partis politiques qui ont été arrêtés à partir du 10 avril 2000 et qui ont subi [traduction] un « traitement cruel et dégradant » au cours de leur détention à la Direction de la compagnie d'intervention rapide (DCIR), force de déploiement rapide de la police (14 avr. 2000). Selon le journal ivoirien Notre Voie, les six dirigeants ont été libérés après trois jours de garde à vue (17 avr. 2000).
Au cours d'un entretien téléphonique du 14 juin 2002, le secrétaire exécutif du Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples (MBDHP), affilié à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), a fourni l'information suivante à propos du Front des forces sociales (FFS) :
Le FFS est un « petit parti d'opposition de gauche » dont les membres sont surtout des jeunes. Le FFS qui se réclame de l'idéal de l'ancien président Thomas Sankara, assassiné lors d'un coup d'État en 1987, n'a pu faire élire aucun député lors des dernières élections législatives qui ont eu lieu en mai 2002. Le FFS fait partie du « Groupe du 14 février », composé de certains partis politiques d'opposition. Le Groupe du 14 février est, à son tour, membre du Collectif d'organisations démocratiques de masse et de partis politiques.
Excepté le cas de son président Norbert Michel Tiendrébéogo, qui, en février 2000, a été emprisonné pendant quelques jours, le MBDHP n'est pas au courant d'un autre cas où un membre du FFS aurait reçu un traitement particulier de la part des autorités gouvernementales.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Amnesty International. 14 avril 2000. « Urgent Action: Cruel, Inhuman and Degrading Treatment/Prisoners of Conscience ». (Index AI : AFR 60/01/00). Londres : Amnesty International.
The Europa World Year Book 2001. 2001. Vol. 1. Londres : Europa Publications Ltd.
Front des forces sociales (FFS). S.D. « Bienvenue sur le site du FFS ». <http://membres.tripod.fr/FFS> [Date de consultation : 13 juin 2002]
Le Monde diplomatique [Paris]. Août 1999. Bruno Jaffré. « Un journaliste face au pouvoir : le Burkina Faso ébranlé par l'" affaire Zongo" ». <http://www.monde-diplomatique.fr/1999/08/Jaffre/12317> [Date de consultation : 14 juin 2002]
Mouvement burkinabé des droits de l'homme et des peuples (MBDHP), Ouagadougou. 14 juin 2002. Entretien téléphonique avec le secrétaire exécutif.
Notre Voie [Abidjan]. No 582. 17 avril 2000. « Lutte contre l'impunité : les dirigeants du Collectif libérés ». <http://www.africaonline.co.ci/AfricaOnline/infos/notrevoie/582MON1.HTM> [Date de consultation : 14 juin 2002]
Sidwaya [Ouagadougou]. 30 avril 2002. « Trois questions au Front des forces sociales (FFS) ». <http://fr.allafrica.com/stories/200204300630.html> [Date de consultation : 14 juin 2002]
Autres sources consultées
Africa Confidential 1999-avril 2002.
Africa Research Bulletin 1999-février 2002.
Amnesty International. 2002. Rapport annuel. Version électronique.
Bases de données de la CISR.
Jeune Afrique/L'Intelligent janvier-juin 2002.
LEXIS/NEXIS.
Sites Internet, y compris :
Africatime.
Burkinet.
FIDH.
HRW.
ReliefWeb.