|
|
| 
| Title | République centrafricaine : information sur l'attitude générale du gouvernement à l'égard des membres de la tribu Yakoma |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Central African Republic |
| Publication Date | 1 January 1998 |
| Citation / Document Symbol | CAF28479.F |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, République centrafricaine : information sur l'attitude générale du gouvernement à l'égard des membres de la tribu Yakoma, 1 January 1998, CAF28479.F, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/3ae6abfb3c.html [accessed 5 June 2012] |
| Disclaimer | This is not a UNHCR publication. UNHCR is not responsible for, nor does it necessarily endorse, its content. Any views expressed are solely those of the author or publisher and do not necessarily reflect those of UNHCR, the United Nations or its Member States. |
Aucune information sur l'attitude générale du gouvernement envers les membres de la tribu Yakoma n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.
Toutefois, un article du Washington Post daté du 6 octobre 1997 cite le secrétaire général de la conférence des évêques catholiques centrafricains qui affirmait que les conflits ethniques ne font pas parti des moeurs centrafricaines, que les mélanges interethniques étaient fréquents et que le conflit qui a secoué la République Centrafricaine en 1996 et 1997 n'était de toute évidence qu'une bataille pour le pouvoir. Le secrétaire général de l'assemblée des évêques aurait également ajouté que les tensions ethniques ont commencé il y a à peine quelques années lorsque le président de l'époque, le général André Kolingba, avait placé l'armée centrafricaine sous la domination de membres de la tribu dont il était issu, la tribu Yakoma (ibid.).
Un article publié dans la parution du 21 novembre 1996 de la Lettre du Continent souligne que la mutinerie de l'armée était dirigée « par les seuls éléments Yakoma du Régiment mixte d'intervention (RMI) » composée essentiellement de membres de l'ancienne « garde prétorienne » de l'ex-président Kolingba. Selon une dépêche de l'Agence France Presse (AFP), les militaires rebelles, en majorité yakomas, étaient en rébellion depuis le 15 novembre 1996 et exigeaient la démission du président Ange-Félix Patassé (5 janv. 1997). Ce dernier a été élu à la présidence de la république en 1993 (Le Monde 20 août 1997).
Un article paru en décembre 1996 dans le Africa Research Bulletin fait état de l'assassinat de Christophe Grelombe, ancien ministre sous la présidence d'André Kolingba et membre de la tribu Yakoma, après que lui et son fils furent enlevés le 5 décembre 1996 par des éléments de la garde du président Patassé (31 déc. 1996, 12505). L'article signale également « une chasse au sorcières » dirigée contre les Yakomas dans les quartier à prédominance Baya, tribu dont est issu le président Patassé. Ces troubles seraient survenus au début du mois de décembre 1996 (ibid., Reuter 2 déc. 1996).
Selon l'article du Washington Post mentionné ci-dessus, une médiation africaine dirigée par l'ancien président malien Amadou Toumani Touré est parvenue à persuader en juin 1997 les militaires rebelles de retourner dans leurs casernes et les partis d'opposition de se rallier au gouvernement d'unité nationale formé au printemps de 1997 sous la présidence de Ange-Félix Patassé. Les unités rebelles et l'opposition demandent toutefois le démantèlement de deux corps policiers qui, selon eux, relèvent directement du président (ibid.).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse ne prétend pas être un traitement exhaustif du pays étudié, ni apporter de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile ou de statut de réfugié. Veuillez trouver ci-dessous la liste des sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Africa Research Bulletin, Political, Social and Cultural Series [Oxford ]. 1er au 31 décembre 1996. Vol. 33, no 12. « Central African Republic: Ex-Minister Assassinated ».
Agence France Presse (AFP). 5 janvier 1997. « L'opération déclenchée tôt dimanche par les forces françaises ...». (NEXIS)
La lettre du continent [Paris]. 21 novembre 1996. « Une rébellion ... au Zaïre ». (NEXIS)
Le Monde [Paris]. 20 août 1997. « Quatre-vingt-quinze ans de présence ». (NEXIS)
Reuter. 2 décembre 1996. Raphael Kopessoua. « Central Africa Mutiny Turns into Witch-Hunt ». (NEXIS)
The Washington Post. 6 octobre 1997. James Rupert. « Africans Taking Over Peacekeeping Role on Their Continent ». (NEXIS)
Autres sources consultées
Africa Confidential [Londres]. Mars 1980 - . Hebdomadaire.
Bases de données du HCR (REFMONDE)
Foreign Broadcast Information Service (FBIS) Reports. Quotidien.
Jeune Afrique [Paris]. Hebdomadaire.
Nouvel Afrique-Asie [Paris].
Une source orale n'a pu être jointe dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.